
À Nos Amours
1983
•
Drama / Romance
•
1h39
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Summary
An erratic young woman's family desperately tries to prevent her increasingly erotic ways.

1983
•
Drama / Romance
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1h39
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An erratic young woman's family desperately tries to prevent her increasingly erotic ways.
Le début de mon amour inconditionnel pour Maurice Pialat. On y suit la vie d’une jeune fille (Sandrine Bonnaire) qui enchaîne les conquêtes dans une société encore bien traditionnelle et patriarcale. Que dire : tout est doux, on se laisse totalement porter et en même temps on parle d’une époque, des femmes, de la Duret de leur vie, des tartes qu’elles pouvaient se prendre dans la gueule pour un oui et pour un irn,e le père qui pouvait se barrer sans que cela ne fasse réellement quelque chose, etc. Sandrine a supposément le coeur sec et n’arrive pas à s’attacher à un homme. On pourrait la traiter de nymphomane à l’époque mais c’est tout comme. En revanche, le regard du réalisateur qui se traduit un peu à travers le personnage qu’il joue (le père) est plus compréhensif même si perdu. Elle finira par se barrer avec un autre homme pour un coup moment alors qu’elle est encore mariée.
Excellente Sandrine Bonnaire, Maurice Pialat lui même très bon dans cette fresque d’une famille qui se déchire et une jeune fille incapable d’aimer. Tout l’égoïsme de Pialat.
Drame • de Maurice Pialat • 1983 • 1h39 • avec Sandrine Bonnaire, Maurice Pialat, Christophe Odent, Maillé Anne-Sophie, Collard Cyril, Dominique Besnehard. Suzanne ne sait que faire de ses 15 ans. Elle les laisse s'écouler le long de ses vacances, qu'elle passe à répéter des scènes d'"On ne badine pas avec l'amour", de Musset, et à faire du voilier avec son frère, Robert. Quand elle s'offre à des garçons, c'est en les choisissant soigneusement parmi des inconnus, sans surtout vouloir se brûler au souffle des sentiments. Ses parents sont fourreurs, à Paris. Le père n'en peut plus. Il le fait violemment savoir à sa femme, accable sa fille de reproches puis prend la porte pour ne plus revenir. Et tandis que la mère, tout à son rêve d'harmonie familiale, continue le processus de destruction de sa famille, Suzanne, désemparée, ne sait plus qui aimer, qui ne pas aimer... ▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️ Un désordre opaque, du verbe et de la fureur animale, des nappes de lumière aussi. Cela déborde souvent d’ambivalence, le cinéma de Maurice Pialat, disparu en 2003. Ses films, mieux que des chefs-d’œuvre (terme impropre à ce cinéma inachevé), sont comme des précipités chimiques. Ainsi À nos amours, gifle et caresse, qui fouille les gouffres de l’adolescence, âge compliqué des possibles et des tunnels. Suzanne – Sandrine Bonnaire, débutante crevant l’écran, comme on n’en voit qu’une par décennie –, 15 ans, couche avec une ribambelle de types, mais se refuse à celui qu’elle aime, se fait bastonner par sa mère, hystérique, et son frère (Dominique Besnehard), abusif. On la voit quasiment mûrir à l’écran, quitter l’enfance, devenir femme. Comme toujours chez Pialat, la vérité jaillit par effraction, sous forme de heurts. Ça cogne, ça souffle, ça gueule, sans prévenir. Ça jouit aussi : lorsque Suzanne est dans les bras d’un mec. Seuls moments de douceur, hors de ceux passés avec le père complice – Maurice Pialat lui-même, ours fatigué, cinglant et attachant, qui débarque à l’improviste en trouble-fête dans un repas de famille. De quoi souffre-t-elle donc, Suzanne ? De ne pas savoir aimer, de la sécheresse de son propre cœur, de la tristesse des autres. Au-delà de sa peur et de son envie de vivre, elle apprend qu’au fond il n’y a pas grand-chose à apprendre de l’amour. Le chant liquide de Klaus Nomi parachève le lyrisme du tableau. TÉLÉRAMA • Par Jacques Morice • Publié le 03 mai 2022.
Déçue, je pensais que j’aurais plus aimé.
Maurice Pialat
1983. Avec Sandrine Bonnaire, Maurice Pialat, Christophe Odent, Dominique Besnehard, Cyril Collard,