« le droit de tuer » c’est le genre de film de 2h30 qui vous maintient éveillé après une journée de travail 8-19h un lundi soir. C’est un drame époustouflant où les spectateurs sont invités à faire immersion complète dans une histoire de racisme, une histoire de vengeance, mais surtout, une histoire d’humanité.
Dans cette dernière, nous suivons le procès de la défense d’un avocat engagé par un père ayant tué les deux asseyants qui ont violé et laissé pour morte sa petite fille de 10 ans. En dehors du tribunal, les projecteurs sont braqués sur le conflit entre les hommes et femmes noires et les néo-nazis blancs découlant du procès, nous offrant un contexte historique d’une violence sans précédent.
Les conséquences de la défense pour Jake sont catastrophiques, avec de nombreuses victimes, de nombreux blessés et des pertes matérielles considérables. Jake s’identifie comme l’homme qui perd tout pour défendre sa conviction profonde. Il assure la défense de l’accusé comme s’il s’agissait de sa propre vie, de sa propre fille. Matthew McConaughey est époustouflant dans ce rôle, plein d’authenticité et de pression.
Chapeau bas pour Samuel.L Jackson qui nous offre également une prestation émouvante et haute en couleur dans le rôle de l’accusé.
mention spéciale pour celle-ci : je suis assez contente qu’Ellen et Jake n’aient pas fini par s’embrasser. La connexion qui les unissait était celle de la passion et de leur dévouement pour leur travail, mais elle ne naissait pas d’un amour profond et réel. C’est bien que le réalisateur ait pu mettre en avant cette facette de leur histoire, qui résonne finalement plus que l’aurait fait une simple infidélité. Ne pas céder à une histoire d’amour dans le cadre de ce film mettait en lumière le plus grand de sa valeur sur l’histoire principale, un bon choix selon moi.
le procès et l’instant de la plaidoirie intense finale représentait une magnifique peinture de toute la profondeur de la compréhension de l’âme humaine. Les visages des jurés se peignent de douleur les uns après les autres comme un magnifique hommage à la souffrance de l’accusé dans une compassion unissante et forte de sens.
ce film, c’est apporter un versant entre comment toutes les histoires ne sont jamais entièrement blanches, ni entièrement noires, à la belle métaphore de cette proposition cinématographique. Ce film c’était sublimer le 7ème art, c’était donner 2h30 de pur intensité et vérité aux spectateurs, c’était leur dire « le cinéma peut faire de grande chose en vous ».
Il m’a résonné profondément.
magnifique, puissant, 19/20 !