j’ai beaucoup aimé « un été à Osage County ». Au casting Meryl Streep et Julia Roberts, je ne pouvais pas être déçue !
une mère de famille malade perd brutalement son mari alcoolique et réunie toute la famille pour des funérailles vraiment digne de ce nom !
là où le cliché veut que la mort puisse rapprocher une famille au travers d’un amour perdu et d’une douleur commune, le film ne fait pas de cadeau.
Violet (la mère) est renversante et grandiose. Elle illustre la femme qui perd pied mais qui reste solide. Le vase précieux mais fragile au milieu d’une table. Elle constitue le noyau central du film, les conversations tournent autour d’elle, et lorsque ce n’est pas le cas, son grain de sel est toujours bon à poser. Son dysfonctionnement et la manière dont ses enfants ont été élevés à travers lui résonne dans toute la prestation. Elle existe avec authenticité, sans s’excuser d’être la personne qu’elle est.
le film est important parce qu’il ne trouve pas d’issue ni positive ni négative. Il se clôture comme pourrait se finir un moment de nos vies. Il n’est pas là pour apporter de la moralité ou pour pousser des réflexions plus profondes, mais pour exister pleinement et librement. Il résonne parce qu’il n’apporte pas de résolution, il est inconfortable et tranchant.
il ne s’excuse pas pour le chaos, il ne fait pas dans les mondanités ou l’élégance. Il illustre la destruction progressive d’une famille et de comment les pièces d’un puzzle peuvent se détacher lorsque chaque partie cherche à rester profondément elle-même avant de former un tout. Les membres de la famille ont chacun leur heure de gloire tour à tour. Le dîner des funérailles devient une occasion de se dire les choses qui sont pensés depuis trop longtemps à l’intérieur de soi et nous offre le théâtre des rebondissements et la dissection, non pas sans peine, de l’anatomie familiale. Le film ne fait pas dans la dentelle, il est scandaleux. Il dépeint avec brutalité, violence et presque un genre de charme frappant la manière dont la destruction se met en place et se maintient.
la tension est réelle, et ce qui était initialement un déballage de linge sale en public se transforme en une étonnante vérité, assourdissante et sans issue.
j’ai vraiment beaucoup aimé : 18/20.