En réalité je mets un 7.5.
En vrai il est bien , j'aime bien l'esthétique du film, le fait que pendant le documentaire ça soit filmé en caméra anciennes, j'aime beaucoup aussi le personnage de Steve par sa personnalité et sa vulnérabilité et aussi un peu car c'est Cillian Murphy qui le joue ( la barbe lui va pas si mal enfaite...) ,les élèves malgré leur comportement peuvent etre attachants même si moi je ne m'y suis pas trop attaché. La scène quand shy va devant le lac avant d' essayé de suicider plus tard et qu'on voit a la fois le match,shy et les profs et que la scène ou le up is down c'est stylé avec la musique qui va bien avec la scène je trouve. Après en points négatifs c'est que deja c'est pas trop mon style de film ça s'apparente au genre de films français comme la vie scolaire ou d'autres mais sous une tournure moins comique et plus réaliste donc c'est mieux je trouve. Honnêtement si cillian Murphy n'avait pas joué dedans je ne pense que je l'aurais regardé mais bon je reste assez satisfaite dans l'ensemble.
Résumé du film
1. Contexte et cadre
L’action se déroule au milieu des années 1990, dans un internat / établissement de réinsertion pour des adolescents « en grande difficulté ».
Steve (Cillian Murphy) est le directeur (head teacher) de cette école, qui accueille des jeunes garçons avec des problèmes comportementaux et sociaux.
Le film se concentre sur une seule journée charnière : cette journée est décisive à la fois pour Steve et pour un de ses élèves, Shy.
2. Les enjeux professionnels de Steve
L’école dirigée par Steve est menacée de fermeture, ce qui pèse lourdement sur ses épaules.
Il doit à la fois maintenir l’intégrité de l’établissement, garder le moral des professeurs, et faire face à des contraintes financières ou institutionnelles très fortes.
En plus de cela, Steve est lui-même en proie à des difficultés psychologiques : il lutte avec sa santé mentale, un aspect central du film.
3. La relation avec Shy
En parallèle de la vie de Steve, le film suit Shy (interprété par Jay Lycurgo), un adolescent troublé.
Shy est déchiré entre son passé difficile et un avenir incertain : il a des pulsions d’autodestruction, de violence, mais aussi une grande fragilité intérieure.
La dynamique entre Steve et Shy est centrale : Steve ne se contente pas d’être un directeur distant, il essaie vraiment d’aider ces jeunes, même si le système est brisé.
4. Crise et tension
Pendant cette journée, un tournage de télévision a lieu à l’école : une équipe médiatique vient filmer, ce qui crée du stress, de la tension parmi les garçons et le personnel.
Il y a également une pression politique : des décideurs locaux (ou des représentants) semblent impliquer que l’établissement pourrait fermer.
Steve, déjà fragilisé, vacille : il semble avoir recours à des médicaments ou des stimulants (self-médication) et porte une lourde culpabilité.
5. Thèmes personnels et émotionnels
Le film explore en profondeur la compassion, la détermination mais aussi l’épuisement des enseignants qui travaillent dans des établissements difficiles.
Il s’agit également d’un portrait de l’érosion mentale : Steve veut faire le bien, mais ses propres démons (peut-être un accident passé, un traumatisme) le rongent.
Shy, de son côté, incarne la jeunesse « abandonnée » : le film montre comment ces adolescents sont marginalisés, mais aussi ce qu’ils peuvent ressentir, penser, et comment ils luttent pour exister.
6. Style et réalisation
Le réalisateur Tim Mielants (qui avait déjà travaillé avec Murphy) signe un film assez nerveux, avec un style visuel qui peut être fragmenté, parfois « expérimental » pour rendre le malaise et la tension mentale.
Le montage alterne des moments très durs (crises, violence, angoisse) avec des instants plus calmes, plus introspectifs, ce qui renforce l’aspect émotionnel et psychologique.
La bande-son joue aussi un rôle : la musique de Ben Salisbury et Geoff Barrow évoque les sonorités des années 1990, ce qui ancre le film dans son époque tout en ajoutant une dimension atmosphérique.
7. Message et portée
Critique du système : le film met en lumière les lacunes d’un système éducatif / social qui n’a pas toujours les moyens d’aider ces jeunes, et les enseignant·es sont souvent laissés à bout de forces.
Humanité et espoir : malgré le drame, il y a une forte dose d’empathie : Steve ne renonce pas, et le film montre que ces jeunes « ont de la valeur », même s’ils sont « brisés » selon la société.
Santé mentale : le film aborde les problématiques psychologiques de l’adulte (Steve) et des adolescents (Shy), montrant comment la responsabilité, la culpabilité, et les traumatismes peuvent peser très lourd.
Analyse / Interprétation
Steve comme figure « d’aide sans héros » : Steve n’est pas un sauveur parfait ; il est fatigué, vulnérable, mais il tient à aider. Cela empêche le film de tomber dans un romantisme facile : sa posture est réaliste, humble, et parfois désespérée.
Le contraste entre fragilité et violence : Shy, et les autres élèves, sont présentés comme des garçons très en colère, parfois violents, mais aussi profondément blessés. Le film montre que cette violence est souvent un cri, pas simplement un comportement « mauvais ».
Échec institutionnel : l’établissement est un « dernier refuge », mais même ce refuge est menacé. Cela suggère que des structures de soutien existent, mais qu’elles ne sont pas toujours soutenues ou valorisées par la société.
Poésie du quotidien : par son style, le film transforme une journée « ordinaire » en une épreuve émotionnelle, comme si chaque moment était chargé de signification : le quotidien enseignant, les conflits, les instants de calme, les crises.