Un film qui n’a rien de rêvé, justement. Plutôt une plongée brute et poignante dans la vraie vie, celle des laissés-pour-compte, des galères du quotidien, des repas de Noël foireux et des liens mère-fils pleins d’amour mais tordus de partout.
Ce qui m’a retournée ? La fameuse scène de Noël. Ça partait bien, presque doux, et puis bam : un cadeau affreux, un miroir explosé sur un crâne, un fils qui claque la porte. Ce genre de montagnes russes émotionnelles qui laisse un creux dans le ventre.
J’ai pleuré à la fin. Pas juste à cause de l’histoire, mais parce que tout sonnait vrai. Le film est lent, il prend son temps, mais il ne triche pas. La précarité, la vraie, pas celle des plateaux télé. Et au milieu, une mère qui m’a bouleversée malgré ses maladresses. Elle m’a touchée en plein cœur. Le fils, lui, m’a énervée par moments, trop dur, trop froid. Mais au fond, il est paumé comme tout le monde.
Mention spéciale à Valeria Bruni Tedeschi, juste incroyable.
“Un film lent, sans énormément de scènes d’action, mais très réel, et très touchant.”