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Introduction
Les physiciens ont découvert que l'information était un concept clé en physique, une vraie grandeur physique à ranger à côté de la masse et de l'énergie – p12.
Nous mettrons en évidence la grande illusion de la science, à savoir son erreur fatale de ne pas percevoir que tous les phénomènes macroscopiques dépendent intimement de tout ce qui se passe dans l’infiniment petit, de ne pas comprendre que tout l'espace-temps, et tout ce qui nous arrive quotidiennement, est obligatoirement sous contrôle quantique ! Et finalement : sous le contrôle de la conscience -p 13.
Et si le temps évoluait partout simultanément, dans le futur comme dans le passé ? – p 14.
Réenchantons le monde – p 15.
Il y a des bizarreries de l'interaction entre la conscience et la réalité – p15.
Il convient de quitter son propre territoire de l'illusion pour laisser tomber l'idéologie scientiste voulant que notre univers soit mécanique et né d'un Big Bang. Idée beaucoup trop religieuse, car nous verrons que le fait de croire que les équations de la physique pourraient préexister à la naissance de l'univers, n'est qu'une prétention créationniste qui ne fait qu’égarer la science dans des idées erronées. Son Dieu : le hasard ; ses croyances : l'espace, le temps, la matière, le déterminisme, le darwinisme, le big-bang ; sa prophétie : construire des robots conscients et plus intelligents que nous– p 15.
Les psychologues et les neurologues sont souvent restés aux idées du siècle de l'extinction des lumières, à l'exception des psys de l'école de Jung.
Nous disposons quelque part dans notre cerveau d’un « câblage » qui nous relie directement au champ d'informations qui modèle en permanence notre réalité collective, et que cela n'a rien d'étonnant puisque notre conscience est constituante du vide même de cette réalité illusoire : un vide gigantesquement informé et parfaitement organisé dans lequel notre réalité prend naissance et dont elle tire une vitalité responsable de tout l'ordre existant dans l'univers – p 17.
À l'aide de ce câblage nous pouvons nous différencier singulièrement d'automates par le fait que nous disposons d'une sorte de GPS qui nous permet de recevoir des informations issues de notre « satellite », cette identité diversement nommée ange, esprit ou soi – p 17.
Nous sommes dans un état de sommeil permanent, celui-là même que l’ésotériste Gurdjieff ne cessait de combattre chez ses congénères… Cela explique largement l'état actuel du délabrement psychique de notre société, dont la conscience collective n'est même pas encore parvenue à comprendre la nature de l'humain – p 18.
Une crise salutaire : la seule issue pour sortir de l'ultralibéralisme en phase terminale qui nous aliène mondialement, en se faisant l'expression de croyances dépassées bien que toujours entretenues par d'illustres somnambules de la science, tels que Stephen Hawking – p 18.
Nous devons cultiver sur toute la planète ce que l'homme a de plus précieux : son libre-arbitre authentique, son soi ; en surmontant toutes nos peurs et tout ce que nous avilit en bloquant notre éveil – p 19.
La transformation du monde physique – Partie I
Qu'est-ce que la réalité ?
Au commencement était le Silence. Du sein du Silence est né le Son. Le Son est l'Amour. Le Son est le fils du Seigneur. Le Seigneur est le Silence. Au sein du Silence reposait le Son - Gitta Mallasz, dialogues avec l'Ange – p 23.
L'environnement que nous qualifions de « réel » est illusoire pour deux grandes raisons : l'une est qu'il s'agit avant tout d'une construction du cerveau ou de la conscience, qui ne correspond que pour une infime partie aux sources réelles d'information dans lesquelles puise cette construction, qui semble se réaliser à l'intérieur du cerveau. La seconde est que le temps, l'espace et la matière sont des concepts tellement bouleversés aujourd'hui par la physique qu'il y a lieu de s'interroger sur leur objectivité même. Il est donc préférable de les ramener à ce qu'ils sont, des perceptions, et de ne plus les considérer comme des composants objectifs de la réalité en attendant de mieux comprendre leur véritable sens – p 24.
La conscience est donc première en tant que moyen d'accès à l'information du réel – p 25.
Nous n’avons donc pas de perception directe de la forme du circuit qui fabrique l'information arrivant à la conscience, mais seulement du résultat « conscientisé » d'un traitement de l'information… Ce constat est la première chose qui doit nous faire douter de la réalité perçue, y compris notre cerveau lui-même. Il s'agit d'un raisonnement logique qui rejoint le mythe de la caverne de Platon, que le questionnement ancestral et philosophique sur la nature de la réalité où la notion de réel en soi a toujours été une énigme : ce que nous percevons autour de nous pourrait n'être qu'une ombre de la vraie réalité, celle qui intéresse la vraie science- p 26.
L'illusion de l'espace
La relativité nous a appris que la matière déformait l'espace – p 27.
L'espace est donc déformable, de très légèrement à très fortement... ce qui doit faire réfléchir !
Le deuxième bug dans notre vision de la réalité dépeinte par la physique est que l'espace, à une échelle très petite, est « pixelisé » comme un écran de télévision (longueur de Planck h=1,6 10-35m) – p 29.
De plus le produit des incertitudes sur la position et l'impulsion (masse multipliée par la vitesse) est supérieure à h… En dessous de la longueur de Planck il n'y a plus de distance, c'est à dire que parler de longueur n'a plus de sens – p 30.
Nous avons donc un problème en suggérant le renversement de perspective voulant que ce soit la conscience qui créé la réalité, ou du moins la sensation que nous en avons – p 30.
L'illusion de la matière
Donc l'espace est pixelisé et déformable. La physique nous apprend que la matière est une illusion au sens où il n'existe pas de « grain de matière ». C'est un troisième bug de notre vision de la réalité. On s'aperçoit que la matière correspond à des vibrations -p 31.
La théorie des cordes parvient à remplacer toute la matière par des vibrations. Elle ajoute pour cela des dimensions supplémentaires à l'espace, ce qui lui permet de reproduire ses vibrations à l'aide de cordes vibrantes. Il existe une théorie alternative appelée « gravité quantique à boucles » … En résumé, soit on désolidarise les particules de l'espace pour en faire des cordes en ajoutant les dimensions spatiales, soit on les identifie à l'espace et l'on considère que les vibrations de la matière sont des vibrations de l'espace lui-même – p 32.
Ainsi nos meilleures théories physiques nous disent que la matière est finalement une sorte d'illusion. Elle est le résultat de vibrations qu'il vaut mieux associer à l'espace, car cette approche est plus « élégante » et économe que celles qui ajoutent des dimensions à un espace dont l'existence elle-même est déjà douteuse – p 32.
Le vide est aussi de l'espace qui vibre, et c'est ce qui lui donne son énergie. Il est obligé de vibrer à cause des lois qui régissent l’indéterminisme quantique, mais il conserve sa propriété de « vide » d'être exempt d'évènements réels. On appelle événement réel tout ce qui dans l'espace est observable et se soumet à la causalité - p 33.
Nous proposons un renversement initial de perspective : la conscience est première. Cela revient à dire que la réalité- que l'on ne peut pas s'empêcher de s'imaginer - n'existe pas, du moins telle qu'on la perçoit. Tout ce que l'on peut en dire raisonnablement est qu'il y a bien un champ d'informations extrêmement vaste correspondant au vide quantique, dans lequel la conscience vient puiser pour construire notre réalité, mais auquel il convient de ne pas chercher à donner une consistance objective réelle, cette objectivation étant l'affaire de la conscience – p 35.
L'illusion du temps
La distinction entre passé, présent et futur, n'est qu'une illusion, aussi tenace soit elle - Albert Einstein - mars 1955 – p 37.
Le cinquième et dernier bug est certainement le plus bouleversant, à défaut d'être vraiment contre-intuitif : le temps n'existe pas, semblant contredire certaines conceptions spiritualistes d’un éternel présent pour finalement mieux les rejoindre – p 37.
Le passé existe-t-il encore ? Ou quelque part dans la réalité ? Nous l'ignorions mais cela n'avait pas grande importance car l'on ne revisite pas le passé. Aujourd'hui, cette conception est devenue intenable, car elle voudrait dire que le monde se crée dans le « présent », au fur et à mesure que le temps s'écoule. Cette vision est fausse parce que la notion de présent n'est plus pertinente pour plusieurs raisons : - p38.
Tout d'abord, deux observateurs ne peuvent se mettre d'accord sur la datation du présent. Second argument à l'appui, la relativité générale nous montre que nous pouvons voyager dans le futur, à condition de supporter l'accélération ou la gravité produite par la technologie adéquate – p 39.
Les physiciens concluent que le passé existe encore, en le considérant toutefois comme définitivement figé- p 39.
La relativité générale propose de concevoir notre espace-temps avec un futur déjà réalisé, mais selon une vision déterministe, dans le futur comme dans le passé : c'est donc un univers bloc entièrement gelé – p 40.
En réalité, le consensus aujourd’hui peut considérer le temps comme « spatial » et indépendant de la causalité- p 40.
On peut donc théoriquement se déplacer dans le temps, aussi bien voyager dans le futur ou dans le passé que dans l'espace – p 41.
Tout cela implique que la réalité ne se crée pas dans le présent et qu'elle est déjà créée dans le futur – p 41.
Il existe bien une réalité objective de constitue l'espace-temps traversé mais tout ce que l'on peut en dire et quel est un champ d'information obéissant à des règles mathématiques précises, et donc notre conscience extrait des perceptions pour les décomposer en espace et en temps – p 41.
Certains états modifiés de conscience donnent également cette sensation, vécu par le commun des mortels au moment d'un accident ou d'un événement particulier, tels que le seuil de la mort. Le témoin se retrouve alors tout à coup dans une perspective complètement nouvelle : il n'est plus dans une réalité temporelle d'événements, mais dans une autre réalité ou un immense recul sur le temps lui permet de découvrir « encore plus de réalité ». Car depuis cette autre réalité, il peut percevoir l'ensemble de sa vie. Il peut même, à ce moment particulier de la mort où la conscience quitte le champ d'informations dans lequel le témoin a navigué toute sa vie, voir défiler sa vie avec la sensation que c'est le moment choisi par on ne sait quoi pour récupérer tout ce qu'il a vécu dans cette sorte de mémoire… - p 43.
La mécanique quantique semble ainsi tendre vers la vision de l'univers bloc selon laquelle tout serait déjà réalisé, sans que pour autant le futur ne prenne une forme unique et parfaitement déterminée – p 45.
On ne peut pas changer le futur sans changer le présent ainsi que le passé, car tout changement réel dans l'espace-temps se traduit par un mouvement d'un seul bloc d'une ligne temporelle – p 45.
À l'état actuel des choses, et pour éviter de se poser le problème de la conscience, la physique du courant dominant s’évertue par conservatisme à rester déterministe et donc à figer parfaitement notre destin dans ses moindres détails, sans même que nous nous en rendions compte – p 46.
Notre sensation de libre-arbitre reposerait donc seulement sur notre ignorance de ce qui va nous arriver – p 47.
Le déterminisme scientifique est un postulat qui a permis à la science de se construire par opposition à la religion… - p 47.
Les univers bulles parallèles
La physique relativiste nous propose le concept d'univers-bloc », qui implique que le futur existerait déjà, alors que la mécanique quantique s'accorderait plutôt avec l'idée que le futur n'existe pas encore, sauf si l'on accepte l'idée du « multivers » où chaque possibilité d'évolution permise par l’indéterminisme quantique a lieu dans un univers différent – p 50.
Un libre arbitre illusoire – p 51.
Un physicien affirme en conséquence que des informations en provenance de l'extérieur de l'espace-temps, liées à notre libre arbitre, y sont nécessairement introduites si l'on veut préserver la principale loi de la physique, qui est la conservation de l'énergie – p 52.
Les réalités parallèles
Si après tout, la fonction du temps était de faire émerger notre réalité à partir du vide, ne pourrait-on pas transiter par ce vide pour émerger dans une autre réalité ? – p 55.
J'affirme ainsi que notre physique mathématique ne nous donne encore aujourd'hui qu'une description partielle de la réalité, et qu’une description plus profonde faisant intervenir une interface atemporelle entre notre réalité et une réalité plus globale composée d'informations devrait nous permettre de retomber sur une conception enfin raisonnable, car vraiment évolutive, de l'espace-temps – p 58.
Il s'agit de se débarrasser de ce temps illusoire, pour décrire la physique de l'évolution à travers un nouveau temps, un temps enfin réel que l'on qualifiera d’« éternel présent » - p 58.
Le chaos déterministe
Il est nécessaire d'abandonner le déterminisme scientifique classique et de le remplacer par des déterminismes d'évolution de l'univers qui agissent hors de notre temps illusoire – p 59.
Le principe de non-localité salon lequel deux objets distants peuvent être corrélés sans qu'aucun signal ne les relie, et celui de l'indéterminisme quantique selon lequel la mécanique ne permet pas de donner une évolution unique aux événements – p 61.
Il ne fallait pas confondre l'imprévisibilité et l’indéterminisme – p 62.
L'usage d'équations pour décrire la réalité repose en effet sur deux postulats handicapants qui en font des approximations : d'une part, la continuité de l'espace et d'autre part, l'imposition d'une solution unique une fois que toutes les conditions initiales sont fixées. Or on constate aujourd'hui que ces deux postulats sont faux, si l'on considère d'une part l'existence de la longueur de Planck, en dessous de laquelle aucune distance ne saurait avoir de sens, et d'autre part la coexistence simultanée de différentes évolutions possibles à l'échelle quantique, qui se traduit par des trajets différents selon la façon dont on observe les objets : il s'agit là du fameux paradoxe de l'observateur en mécanique quantique – p 63.
L'enseignement du billard
J'affirme avec conviction que la mécanique classique ne peut pas fonctionner en trois dimensions pour rester déterministe, et cette conclusion rejoint parfaitement celles auxquelles aboutissent certaines théories de la grande unification de la physique : en tout point de l'espace il est indispensable d'ajouter six dimensions – p 67.
Ces interactions radiatives avec l'environnement sont responsables d'un phénomène dit de « décohérence » qui provient de l'introduction inévitable dans le billard d'informations issues de son environnement – p 69.
Nous savons également que cette gravité quantique ne peut pas être correctement décrite dans le temps ordinaire. Les spécialistes de la théorie de la gravité quantique à boucles aboutissent en effet à une description de l'espace-temps dans laquelle la variable T des équations a purement et simplement éliminée – p 69.
La fameuse expérience de pensée du « démon de Maxwell » - p 71.
La mécanique quantique pourrait-elle être intuitive ?
Si vous ne pouvez expliquer un concept à un enfant de six ans, c'est que vous ne le comprenez pas complètement - Albert Einstein – p 73.
On peut adopter le renversement de perspective où la réalité n'est plus ce que l'on perçoit, mais simplement le fruit d'un collectif de consciences immergé dans un champ d'informations – p 73.
Le concept d'information est probablement le plus fondamental de tous et cette prise de conscience est toute récente – p 74.
Olivier Costa de Beauregard avait proposé d'expliquer le phénomène de non-localité, la plus grande étrangeté contre-intuitive de la mécanique quantique, en faisant appel au concept de rétro causalité . Ce que l'on observe n'est pas nécessairement le résultat du passé, mais peut être également le résultat du futur- p 76.
Quid de l'intrication quantique, ce phénomène qui ajoute à la non-localité la capacité qu'ont certaines particules de conserver un couplage « acausal », c'est à dire indépendant de leur distance et de tout signal susceptible de l'expliquer – p 77 ?
Cette impossibilité apparente s’interprète là encore comme étant lié à un manque d'informations, qui se formule ainsi : dès lors que la réalité n'est pas déterministe, la mécanique devrait absolument apprendre à travailler avec plusieurs futurs et avec plusieurs passés, ce qu'elle ne sait pas encore faire – p 78.
Indéterminisme, discréditation, superposition d'état, non-localité, intrication, irréversibilité, ces six mystères de la mécanique quantique pourraient donc bien tomber, le temps pour les physiciens d'assimiler qu’ils n'ont plus lieu d'être, dès lors que l'on abandonne une vision déterministe – p 78.
Le principal responsable de cette démystification de la mécanique quantique est l’indéterminisme – p 79.
Cette nouvelle vision qui nous amène vers un nouveau temps, au sens propre comme au figuré est libératrice. Nous comprenons maintenant que l'espace-temps que nous voulons décrire manque simplement d'informations et qu'il faut aller chercher ces informations ailleurs – p 80.
Les informations relatives au « vrai hasard », le hasard créatif, ordonnateur et néguentropique , ne sont pas dans notre espace-temps 4D : elles viennent d'ailleurs. La théorie de Darwin a été récupérée au-delà de ses propres réserves et propositions, car elle arrangeait tout le monde en permettant de maintenir une science déterministe qui évite le spectre de la religion – p 80.
Modèle cybernétique de la conscience – Partie II
Le dégel de l'espace-temps
Nous avons montré que la physique était parvenue à une impasse, à cause d'une dépendance aux équations qui lui impose le maintien d'un déterminisme purement temporel, interdisant toute évolution atemporelle de l'espace-temps et ignorant l'apport d'informations extérieures. Ainsi, les équations qui n'étaient au départ que des outils se sont mis à dominer les physiciens au point que les plus hypnotisés, souvent les plus brillants en mathématiques, nous infligent encore une science matérialiste et toujours incapable de résoudre les grands mystères : la matière noire, l'énergie noire, l'évolution des espèces, l'origine de la vie, sans parler de tous les phénomènes dont ils ne peuvent que nier l'existence faute d'explications. Mais la vraie science résiste aux dogmes, et la crise qu'elle traverse anticipe aujourd'hui l'avènement d'une physique de l'information qui proposera une description de réel plus adaptée au grand renversement de perspective qui réduit le temps, l'espace et la matière à des perceptions, et qui fait de notre réalité un champ d'informations – p 83.
Il est donc indispensable d'introduire un nouveau temps : le temps d'une évolution hors du présent qui ne dépendrait plus de la mécanique mais de la conscience, à travers une approche cybernétique rendue possible par l'apport d'informations correspondant aux « choix de la nature » que la mécanique laisse indéterminés.
La conscience, et le moment serait donc venu d'introduire en physique un modèle cybernétique de la conscience susceptible de décrire l'évolution atemporelle de l'espace-temps, sous l'égide d'un nouveau déterminisme capable de restaurer au moins partiellement notre libre-arbitre – p 84.
Le modèle cybernétique proposé ici à l'aide d'un modèle déca dimensionnel de l'espace-temps attribue trois couches fonctionnelles à la conscience – p 85.
Pourquoi les physiciens ont-ils du mal à envisager un dégel de l'espace-temps ? Parce que, pour lui faire perdre sa rigidité en le libérant du temps newtonien, la seule solution est de le concevoir comme pouvant évoluer simultanément partout à la fois, c'est à dire dans le futur et dans le passé, en même temps que dans le présent – p 86 !
Or la perspective que le passé ou le présent puissent changer sous l'influence du futur - ne serait-ce que de manière infime - est probablement ce qui effraie le plus la communauté scientifique – p 86.
J'en ai conclu que l’indéterminisme que l'on attribue habituellement à la mécanique quantique est déjà intrinsèquement contenu dans la mécanique classique à trois dimensions qui, pour fonctionner, a absolument besoin, selon mes conclusions, d'informations additionnelles issues de l'extérieur de l'espace-temps ou de dimensions supplémentaires – p 87.
Nous pouvons nous représenter les vibrations d'un espace ramené à deux dimensions dans ce nouveau temps, comme des vagues sur un océan qui représenterait lui-même l'espace-temps. Nous pouvons nous faire une idée grossière de leur effet sur la ligne temporelle d'un individu en le faisant se déplacer tout au long de sa vie à l'intérieur d'un tunnel souple (figure 9 page 4). Ce tunnel flottant sur la mer quantique pourrait alors prendre différentes formes au gré des vagues
La métaphysique fut conduite à chercher la réalité des choses au-dessus du temps par-delà ce qui se meut et ce qui change, en dehors, par conséquent, de ce que nos sens et notre conscience perçoivent - Henri Bergson - la pensée et le mouvant – p 91.
La différence fondamentale entre l'ancienne conception du temps et celle que proposée est que pendant que l'ancien temps s'écoule en nous rapprochant d'une date précise de notre futur, non seulement ce futur existe déjà dans le nouveau temps mais surtout il continue d'évoluer en permanence, au point que le nouveau futur que nous finissons par atteindre à cette date peut être totalement distinct de l'ancien futur qui existait un an plus tôt- p 91.
Un simple effort de logique nous oblige à admettre que la seule chose que nous sachions vraiment sur la réalité est qu'il s'agit d'un champ d'informations commun à toutes nos consciences, qui lui sont en quelque sorte « câblées » via nos cerveaux – p 92.
Les événements que nous pourrions changer dans notre futur, en conséquence de nouvelles intentions, projets ou objectifs qui ne soient pas déjà conditionnés, dépendent obligatoirement de fluctuations atemporelles du champ de gravitation quantique, qui seules sont susceptibles d'influer sur notre ligne temporelle – p 92.
Nous faisons l'hypothèse avec Roger Penrose, et le médecin anesthésiste Stuart Hameroff, que la conscience est de nature quanto-gravitationnelle et qu'elle permet une réduction des états quantiques dans le cerveau, réduction orchestrée de façon non locale… - p 93.
La clé de cette compréhension semble donc reposer sur le remplacement du temps par un nouveau temps qui permet de décrire l'évolution de nos lignes temporelles dans un espace-temps « dégelé » à l'échelle quantique par une conscience quanto-gravitationnelle – p 93.
Cette question traduit une irrésistible tendance à raisonner sans pouvoir se débarrasser de l'illusion que le futur soit nécessairement le résultat du présent ou du passé. La préexistence du futur oblige au contraire à concevoir toute influence sur le futur comme devant être exercée directement sur lui, donc hors du temps, et non par le biais d'un changement dans le présent suivi de ses seules conséquences – p 95.
Cela impliquerait que lorsque la réalisation d'une intention est certaine, cette intention ne soit pas seulement mémorisée dans le cerveau mais aussi dans le futur, lequel pourrait même imposer un déterminisme qui empêche le cerveau d'oublier l'intention – p 96.
L'intention comme excitation du vide
Tout ce que nous sommes est le résultat de ce que nous avons pensé – Bouddha – p 97.
La physique nous apprend que le vide contient nécessairement partout de l'énergie, c'est à dire de l'information quantique, à cause du principe d’incertitude d’Heisenberg qui empêche que la structure de l'espace-temps soit parfaitement définie localement. L'espace-temps est donc partout fluctuant à l'échelle quantique, faisant apparaître des particules virtuelles qui forment l'énergie du vide. Toutefois, chaque événement ainsi introduit dans le vide est comme compensé par un « anti-événement » qui rétablit l'équilibre énergétique. C'est pourquoi le vide paraît vide – p 98.
Notre réalité, bien qu’indépendante de nous, n’en reste pas moins une construction du cerveau, voire de la conscience elle-même. Certains chercheurs comme François Martin, sur les traces de Carl Gustav Jung, préfèrent parler d'une construction de la « psyché » en l'étendant à notre subconscient/inconscient, lequel serait directement connecté à l'extérieur de l'espace-temps 4D par l'intermédiaire du vide – p 98.
Il s'agit de gérer par des aiguillages les bifurcations possibles de cette ligne dans le champ des possibles, grâce à l'excitation de « l'énergie du vide », qu’il serait plus correct d'appeler « l’information du vide ». La mécanique de l'espace-temps ne serait donc plus séquentielle, pour ne pas dire « débutante en informatique », mais digne d’un informaticien astucieux qui ne gère que des aiguillages de lignes temporelles, mises à jour instantanément de façon atemporelle dans le vide par la causalité, ces mises à jour étant elles-mêmes confiées à un sous-programme p 99. -
Rappelons que la difficulté que nous pouvons avoir à concevoir l'idée que nos intentions puissent exciter le vide quantique afin de produire de tels effets est à mettre sur le compte du caractère fondamentalement illusoire de la réalité physique telle qu'on la conçoit irrésistiblement, laquelle n’est très objectivement qu'un ensemble d'informations qui transitent dans notre cerveau, ce qui n'exclut pas une réalité indépendante de nous-mêmes… On doit donc considérer nos intentions comme des réalités physiques, avec ceci de nouveau qu'elle ne dépendrait pas seulement de notre cerveau mais aussi d'un système d'information extérieur à l'espace-temps – p 100.
Des informations extérieures à l'espace-temps, exerçant une « pression intentionnelle », entrent mécaniquement dès que la conscience diminue suffisamment le déterminisme du cerveau pour faire entrer le germe d'une intention non conditionnée.
Des informations intérieures à l'espace-temps, issues de la prise de conscience de cette intention qui la transforme en décision, envoient un « accusé de réception », ou une décharge neuronale, qui réduit un état de cohérence en activant dans le vide une mise à jour de ligne temporelle – p101.
Le présent pourrait donc avoir pour particularité, le distinguant de tout autre point temporel, d'être le seul point d’où peut avoir l'apprentissage du système d'information, sous la forme d'une mise à jour du futur en raison de son succès dans sa connexion avec le cerveau – p 102.
L'incontournable rétro causalité
Notre destin exerce une influence sur nous sans même que nous n'en connaissions encore la nature. C’est notre avenir qui détermine le présent – Friedrich Nietzsche – p 103.
Dans toute déviation de ligne temporelle, le futur agit comme un attracteur qui résiste à toute divergence prolongée de cette ligne et, dans cette opération, nous avons inévitablement un phénomène de rétro causalité à l'œuvre. La forme de la ligne temporelle déviée de son parcours depuis le présent dépend en effet à la fois de son passé et de son futur, lesquels agissent ainsi tous deux comme des stabilisateurs – p 103.