
À cause d'un assassinat
De Alan J. Pakula
1974
Policier / Drame
1h42
À cause d'un assassinat
De Alan J. Pakula
1974
Policier / Drame
1h42
7,5/10
4,0/5
Presse3,3/5
Spect.Synopsis
Le sénateur Carroll, candidat démocrate aux élections présidentielles américaines, a été assassiné en 1971, lors d'une conférence de presse-buffet, par l'un des serveurs. Une commission d'enquête ne retient pas l'hypothèse d'une quelconque conspiration et conclut qu'il s'agit d'un acte isolé commis par un déséquilibré. Au cours des trois années qui suivent, la plupart des personnes qui ont assisté à cet événement meurent les unes après les autres à la suite de divers accidents. La journaliste Lee Carter, elle aussi témoin du meurtre de 1971, pense que ces « accidents » sont en réalité des assassinats déguisés : elle fait part de ses craintes à son collègue et ami Joe Frady, mais ne réussit pas vraiment à le convaincre. Cependant, quand Lee est victime à son tour d'un « accident » fatal, Joe Frady, persuadé désormais que la jeune femme ne se trompait pas, décide, sans l'accord de son rédacteur en chef, de mener une enquête approfondie...
Bande d'annonce
Avis et Commentaires
2 avisOn retrouve des thématiques proches de All the President’s Men : complot politique, paranoïa, enquête journalistique risquée, mais ici dans une approche beaucoup plus fictionnelle là où l’autre s’ancre dans le réel avec l’affaire du Watergate. La tension est plutôt bien installée par moments, le récit arrive à créer une vraie sensation de menace invisible permanente, quelque chose de diffus qui plane au-dessus du personnage et maintient une certaine inquiétude. Après, j’ai des réserves assez similaires à All the President’s Men : ça traîne souvent en longueur et le rythme casse un peu l’immersion. On passe d’une séquence intense à des phases beaucoup plus lentes avec pas mal de creux, ce qui fait retomber la tension régulièrement. Et même si Warren Beatty est bon, il n’a pas le charisme ou la dynamique qu’apporteront par la suite un duo comme Hoffman/Redford, ce qui rend l’ensemble un peu moins marquant. Le final est déroutant, volontairement frustrant. Pas de triomphe héroïque, juste un constat froid : la vérité ne gagne pas forcément quand le mensonge est organisé au plus haut niveau. Ça surprend, ça frustre, mais je respecte complètement la radicalité du choix. Le film propose quand même une réflexion intéressante sur les coulisses sombres du pouvoir, les manipulations, les liens entre criminalité et sphères politiques, dans une époque clairement marquée par l’assassinat de JFK (écho direct dès l’ouverture avec l’arrivée du sénateur et sa compagne en calèche au milieu de la foule).
Excellent thriller paranoïaque










