
A Most Violent Year
2014
•
Policier / Drame
•
2h05
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Synopsis
1981, à New York, un immigré ambitieux se bat afin de protéger son affaire et sa famille lors de l'année laplus violente que la ville n'a jamais vue.

2014
•
Policier / Drame
•
2h05
Synopsis
1981, à New York, un immigré ambitieux se bat afin de protéger son affaire et sa famille lors de l'année laplus violente que la ville n'a jamais vue.
Opinion du public
64 avis
7,6/10
4,1/5
Presse3,8/5
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7,5
A Most Violent Year est un film que je voulais voir depuis longtemps, avec de vraies attentes, tant le titre, le contexte et les intentions affichées promettaient une plongée sombre et tendue dans le New York du début des années 80. Le film insiste d’ailleurs dès le départ sur ce cadre historique à travers les informations radio en toile de fond, rappelant que la ville connaît alors l’une des périodes les plus violentes de son histoire. Pourtant, cette violence reste largement théorique. À l’écran, New York n’apparaît jamais vraiment hostile ni poisseuse : la ville manque de rugosité, de danger palpable. Le film semble vouloir adopter une posture politique et critique, mais l’ensemble reste trop sage pour que le propos prenne réellement corps. Sur le plan visuel, certains choix sont néanmoins maîtrisés. Le soin apporté aux décors, aux intérieurs, au design et surtout aux costumes est indéniable. Le couple Morales est constamment mis en valeur à travers une élégance et une prestance qui participent à leur aura sociale et à leur ambition. Cette maîtrise esthétique confère au film une identité claire, mais elle contribue aussi à son principal défaut : tout est trop propre, trop lisse, trop contrôlé. Le rythme, très lent, peine à installer une véritable tension. Là où le récit devrait progressivement se resserrer et devenir oppressant, il reste étonnamment plat. L’absence presque totale de musique ou de travail sonore marquant n’aide pas à soutenir le récit, alors que ce type d’histoire aurait justement gagné à s’appuyer sur une ambiance plus pesante et immersive. La fresque mafieuse autour du milieu pétrolier, notamment lors de cette scène de table ronde qui évoque ouvertement Le Parrain, ne fonctionne pas vraiment. L’ensemble sonne creux, comme une référence appuyée qui n’arrive jamais à imposer sa propre gravité ni sa crédibilité. L’écriture du personnage d’Oscar Isaac pose également problème. Le film cherche à montrer un homme tiraillé entre une volonté de rester droit et les compromis violents imposés par son milieu, mais ce conflit intérieur reste flou. Ses décisions manquent parfois de lisibilité, et ce tiraillement moral, pourtant central, n’est jamais pleinement ressenti. Au final, A Most Violent Year donne l’impression d’un film à l’ambition certaine mais à l’exécution trop timorée. Sur le papier, on nous promettait un univers froid, violent et oppressant ; à l’écran, on se retrouve face à un récit policé, au rythme mal maîtrisé, qui manque cruellement de vie et de tension. Un film objectivement soigné, mais franchement décevant au regard de ce qu’il prétend être.