
Backdraft
De Ron Howard
1991
Drame / Thriller
2h17
Synopsis
Deux frères, Stephen et Brian McCaffrey, se destinent au métier de pompiers après avoir assisté à la mort tragique de leur père, officier d'élite de la 17e caserne des sapeurs-pompiers de Chicago. Vingt ans plus tard, si Stephen est devenu un pompier émérite, Brian vit de petits boulots. De retour à Chicago, il décide néanmoins de reprendre son entrainement sous l’œil sceptique de son frère. Mais celui-ci doit également se concentrer sur une nouvelle vague d'incidents criminels qui frappent la ville : des flammes éclairs, des backdraft, ces incendies qui s'éteignent d'eux-mêmes dans le propre souffle de leur explosion, terrassent un à un d'anciens collaborateurs du maire…
Bande d'annonce
Avis et Commentaires
21 avisFilm grand spectacle sur l’univers des pompiers de Chicago avec une intrigue autour de la recherche d’un auteur d’incendies criminels. Les séquences d’incendie sont impressionnantes, aussi bien visuellement que sur le plan sonore. Le feu est filmé comme une entité vivante, dangereuse et imprévisible, et ces scènes dégagent une vraie puissance immersive. On ressent la chaleur, le chaos, l’urgence, aussi bien que sur l’action pure le film est très efficace. Le récit repose en grande partie sur la relation entre deux frères pompiers. Kurt Russell est excellent, habité par une intensité brute et une rage intérieure constante. William Baldwin fait le travail sans vraiment marquer, mais l’écriture de leur relation fraternelle fonctionne : rivalité, jalousie, admiration et héritage familial se mêlent de façon plutôt convaincante. En revanche, Robert De Niro est cantonné à un rôle trop secondaire pour réellement exister, ce qui laisse un léger goût de frustration. Le film baigne dans un imaginaire très marqué par l’héroïsme américain. Actes de bravoure, sacrifice, transmission, glorification du métier, tout est traité avec emphase. Cette approche fonctionne par moments, mais bascule parfois dans le caricatural. L’environnement ultra masculin, saturé de testostérone, de railleries et d’ego participe à l’identité du film mais peut être aussi vu comme une critique (j’en doute). La musique de Hans Zimmer, en revanche, ne m’a pas vraiment convaincu. Très présente, souvent triomphante, elle appuie parfois trop lourdement les émotions et donne au récit un ton trop sensationnaliste. Ce aspect affaiblit par moments l’impact humain et dramatique. Malgré ses excès et ses clichés (jusqu’à un clin d’œil un peu appuyé à Star Wars), Backdraft reste un film efficace et plutôt prenant. L’action est intense, certaines idées fonctionnent bien, et l’ensemble se regarde avec plaisir, même si son goût prononcé pour le spectaculaire et l’héroïsme appuyé empêche le film d’atteindre une véritable profondeur.
















