
Boogie Nights
De Paul Thomas Anderson
1997
Drame
2h35
Synopsis
En 1977, le jeune Eddie Adams est plongeur dans une boîte de nuit à la mode de San Fernando Valley, banlieue de Los Angeles. Sa vie de famille n'est pas rose entre un père muet et une mère hystérique qui lui reproche d'être un raté. C'est alors qu'il fait la connaissance de Jack Horner, qui va le propulser dans le monde du cinéma porno. À une époque où le sexe est un plaisir sans danger et le plaisir une industrie, Eddie devient une star internationale sous le nom de Dirk Diggler.
Bande d'annonce
Avis et Commentaires
47 avisUn vrai condensé d’émotions : drôle, cynique, euphorique par moments, puis progressivement triste et lucide. On retrouve un jeune Mark Wahlberg très convaincant, dans l’un des rôles les plus sérieux de sa carrière. Son évolution d’Eddie à Dirk est crédible, naïve au départ, puis de plus en plus abîmée. Le reste du casting est extrêmement solide : John C. Reilly, Philip Seymour Hoffman, Julianne Moore, William H. Macy, qui deviendront des habitués de PTA. Mais aussi Burt Reynolds, qui apporte une vraie présence en producteur paternaliste et profondément toxique, Don Cheadle ou encore Luis Guzmán. Ce casting ample et généreux apporte une multitude de personnalités et PTA parvient magnifiquement à faire exister chacun à l’écran. Le réalisateur dépeint l’univers du porno comme un milieu saturé d’excès et d’immoralité : drogues, ego surdimensionnés, comportements masculins nocifs, superficialité permanente, femmes réduites à leurs corps. Dès son deuxième film, il pose déjà un thème central de sa filmographie : la critique de la masculinité et de ses dérives. Des hommes immatures dirigés par leur entrejambe, dominateurs, pervertis, mais qui derrière le masque viril laissent entrevoir des cassures et des fragilités pathétiques (jalousie, manque de confiance, perdition, etc). Le rythme épouse la trajectoire de Dirk : ascension fulgurante, apogée, puis chute brutale. Ce up and down structure le film, mais finit aussi par devenir pesant. Il y a quelque chose d’inéluctable dans cette descente aux enfers, comme si cet univers t’avalait pour mieux te recracher aussitôt. Un monde superficiel, tordu, et terriblement éphémère. La longueur du film accentue cette sensation : on assiste longuement à la dégradation morale et physique des personnages, ce qui finit par devenir assez plombant émotionnellement. C’est peut-être cet aspect qui m’a sorti du film. C’est un projet ambitieux, chargé d’un regard lucide et critique, où PTA nous montre déjà une maîtrise impressionnante du récit choral et de la mise en scène, se préparant doucement pour l’immense Magnolia.
Excellent
🎬 Paul Thomas Anderson nous dévoile son second long métrage, et là c'est du high level, une fresque époustouflante sur le milieu du porno. Un véritable chef d’œuvre, sur tous les points, de la mise en scène à la lumière, de l’interprétation à la musique. Mark Whalberg explose totalement l'écran pour son premier grand role au cinéma, épaulé par une impressionnante galerie de Seconds roles comme Julianne Moore, Burt Reynolds, Heather Graham, John C. Reilly, Don Cheadle, Luis Guzmán, Philip Seymour Hoffman, William H. Macy, Alfred Molina et Nicole Ari Parker. Un film impressionnant à voir absolument, une pépite époustouflante. 🎬 🎬 🎬
Film qui me fait penser à requiem for a dream, pas vraiment d’histoire, mais une descente aux enfers tout au long du film..

























