Du grand Tavernier. Entre un film des Dardenne avec une féroce envie de faire bouger les choses, au delà du simple constat, de la simple (mais nécessaire) prise de conscience et une adaptation de roman, type entre les murs. L’énergie des mouvements de caméra vont à merveille avec celle d’une école maternelle. La misère est filmée brute, dure, sans mièvrerie mais avec ses instants de beauté, de sourire, d’amour… les acteurs sont excellents de vérité, et les enfants, omniprésents, nous rappellent le sens et le but de ces combats. Beaucoup de discrétion et de pudeur comme dans le milieu qu’il filme. La fin sur les visages d’enfants est superbe.
25 ans après peu de choses ont changé…