Chroniques de Téhéran - Cover

Chroniques de Téhéran

De Ali Asgari

2023

Comédie

1h17

memorizer logo

7,6/10

allociné logo

3,8/5

Presse

3,9/5

Spect.

Synopsis

Un homme déclare la naissance de son fils. Une mère habille sa fille pour la rentrée. Une élève est convoquée par la directrice. Une jeune femme conteste une contravention. Une jeune fille se présente à un entretien d’embauche. Un jeune homme vient retirer son permis de conduire. Un homme au chômage répond à une annonce. Un réalisateur demande une autorisation de tournage. Une femme cherche à retrouver son chien. Neuf visages de la vie quotidienne à Téhéran.

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Avis de la communauté

Les avis sur 'Chroniques de Téhéran' révèlent une appréciation pour son approche unique et audacieuse de la vie sous un régime oppressif, mêlant humour et tragédie dans des scènes du quotidien. Bien que le film soit salué pour sa capacité à dépeindre l'absurdité de la censure et la résistance des citoyens, certains critiques trouvent le format répétitif et la mise en scène parfois monolithique, ce qui peut diminuer l'impact émotionnel des histoires.

👍 Approche audacieuse et subtile de sujets sensibles.

👎 Format répétitif pouvant lasser.

Bande d'annonce

Avis et Commentaires

50 avis
Olivier Saghezchi
Oliviera noté ★ 9/10
22 janvier 2025

J’ai adore. Un film qui dénonce avec intelligence l’absurdité du régime des mollahs

Pascale
Pascalea noté ★ 8/10
26 avril 2024

Ça commence par le réveil de Téhéran en plan fixe vu de haut . Ça se termine par ce même plan fixe avec tremblement de terre et Téhéran qui s’effondre. Avec ce plan sur ce vieil homme au visage ridé incroyable !!!

Jean Luc Ricci
Jeana noté ★ 6/10
3 avril 2024

Ciné palace

PD
Philippea noté ★ 4/10
24 mars 2024

Neuf court-métrages sur la violence cachée de la vie à Téhéran Critiques dont la densité est déjouée mais sans grand intérêt sur le plan cinématographique

frederic blanchard
frederica noté ★ 6/10
18 mars 2024

Ugc Vélizy

Dominique MARCEL
Dominiquea noté ★ 9/10
15 mars 2024

Chroniques de Téhéran”, ou la vie quotidienne sous les mollahs en Iran Neuf histoires qui n’en font qu’une : un subterfuge qui permit à Alireza Khatami de déjouer la censure. Et autant d’instantanés, à la fois drôles et tragiques, qui défendent la liberté. Cinéaste iranien en exil depuis 2004, Alireza Khatami était revenu à Téhéran début 2022 dans l’espoir d’y réaliser un long métrage. Un projet mort-né après le refus des autorités de lui accorder l’indispensable permis de tournage. Les courts métrages n’étant pas soumis, eux, à autorisation préalable, le quadragénaire a décidé, avec son ami Ali Asgari, d’autofinancer dans l’urgence un autre projet : un film de fiction composé de neuf histoires, neuf plans-séquences, neufs dialogues entre deux acteurs ou actrices, l’un(e) cadré(e) en plan moyen, l’autre hors champ, avec, à chaque fois, des interprètes différents mais tous persuadés de tourner un court métrage autonome – leur cacher la vérité était le seul moyen de leur éviter des ennuis avec la police une fois que tu le ministère de la Culture et de l’Orientation islamique (sic) aurait découvert le pot aux roses… Un homme déclare la naissance de son fils, une jeune femme conteste une contravention, une autre se présente à un entretien d’embauche… Les « sketchs » de Chroniques de Téhéran sont autant d’instantanés, à la fois drôles et tragiques, de la vie quotidienne sous le régime des mollahs et, au-delà, de tout pouvoir totalitaire qui soumet sa population au règne d’un arbitraire souvent absurde. La séquence où un réalisateur arrache les pages de son scénario pour répondre aux demandes délirantes du censeur avec qui il négocie fait écho au sort humiliant vécu par les artistes iraniens en général, et par les réalisateurs de ce film en particulier. Mais la « chronique » la plus forte est assurément celle où une fillette fan de musique pop est contrainte d’essayer un voile intégral en vue de la rentrée scolaire. C’est peu dire que la gamine est indisposée par ce fichu bout de tissu. Alors, quand elle peut enfin se débarrasser de l’affreux tchador, comment ne pas y voir un hommage vibrant à la révolte citoyenne du mouvement « Femme, vie, liberté », durement réprimée par l’ayatollah Khamenei depuis septembre 2022 ? Murielle Joudet regrette un côté anesthésiant dans la forme du film : "c'est tellement monolithique qu'au bout d'un moment, le dispositif se mord la queue et l'effet choc finit par s'amenuir". Selon elle, le cinéma iranien de manière générale est enfermé dans une forme de "réalisme administratif" : "il n'y a plus d'imaginaire, plus de fiction, les récits sont souvent binaires, et donc les péripéties prévisibles". "Ce qui se passe en Iran, c'est pire que ce que montre ce film, et là on a l'impression que les réalisateurs ont voulu expliquer l'Iran aux Occidentaux." Selon Antoine Leiris, ce film pose les bonnes questions, "celle de l'arbitraire dans un pays concentrationnaire", ainsi que celle de "la zone grise entre les bourreaux et les victimes". Mais ces questions sont-elles traitées de la bonne manière ? Rien n'est moins sûr, selon Antoine Leiris : "les chroniques finissent malheureusement par être répétitives, et perdent de leur puissance à mesure qu'elles s'accumulent". Il regrette également de ne jamais voir à l'écran ceux qui incarnent l'administration invisible qui domine les personnages. Résumé : Un homme déclare la naissance de son fils. Une mère habille sa fille pour la rentrée. Une élève est convoquée par la directrice. Une jeune femme conteste une contravention. Une jeune fille se présente à un entretien d’embauche. Un jeune homme vient retirer son permis de conduire. Un homme au chômage répond à une annonce. Un réalisateur demande une autorisation de tournage. Une femme cherche à retrouver son chien. Neuf visages de la vie quotidienne à Téhéran. Critique : Comment faire de l’humour avec des sujets d’une actualité grave et brûlante ? C’est ce que les deux réalisateurs, Ali Asgari et Alireza Khatami - décrivant leur duo non sans ironie comme une fatalité - parviennent à faire en passant par les « subtilités » du film à sketches. Ces neuf saynètes de la vie quotidienne offrent une peinture des agitations qui, auparavant souterraines et désormais au grand jour, secouent la société urbaine iranienne depuis le début des soulèvements populaires. Ce film sélectionné dans la section Un Certain Regard est l’un des seuls d’origine iranienne de l’ensemble du cru 2023. Alors qu’à Cannes, à Venise, à Berlin, d’édition en édition, le cinéma iranien a toujours écrit son histoire par le truchement des grands festivals internationaux, la solitude de ce film sur les écrans cannois s’explique par l’écroulement d’une économie à l’arrêt. Sans doute faut-il aussi chercher dans les interdictions de tournage et dans les effets de l’actualité sociale et culturelle du pays depuis l’assassinat de Jina Mahsâ Amini en septembre 2022 et le mouvement Femme Vie Liberté que ce meurtre d’État a provoqué. Faut-il en conclure que le cinéma iranien s’assècherait en ce moment ? Il y a quelques raisons d’en douter. Ce que ce film a de remarquable et ce qui justifie sa sélection ici et maintenant, c’est son tact pour traiter un sujet ô combien sensible, de la relation des habitants aux autorités et à l’ordre établi… Entre compromissions et oppositions, neuf nuances de civisme et d’obéissance civile en disent long sur l’étendue du malaise que l’on ressent depuis neuf mois. Le cinéma iranien nous avait habitué à des drames et autres mélodrames. Ici, l’originalité de son écriture et le ton de son réquisitoire anti-régime le distinguent des autres productions de ce grand pays de cinéma. Finalement, à force de jouer à contourner la censure et à tricher avec elle, les cinéastes iraniens ont su s’adapter à ce carcan et, à l’image de quelques personnages de ces sketches, ont appris à ruser et à s’exprimer librement dans la contrainte. Titre Chroniques de Téhéran Genre Drame Réalisateur Alireza Khatami Sortie 2024 Durée 1h17 Scénario Ali Asgari Origine Iran Réalisateurs Ali Asgari, Alireza Khatami Scénario Ali Asgari, Alireza Khatami SYNOPSIS Téhéran. Issus d'horizons différents, des gens ordinaires font face aux problème du quotidien, navigant entre les diverses look contraintes de la société. CASTING Sadaf Asgari Sadaf Majid Salehi Siamak Farzin Mohades Ali

Camille Defournoux
Camillea noté ★ 9/10
14 mars 2024

Un road trip à Téhéran avec visite guidée par ou plutôt de ses habitants ? Cela vaut largement une part de pathé. Glissez-vous dans le siège moelleux et commencez par faire connaissance avec la belle et mouvementée cité iranienne. Lors d'un premier et long plan large fixe, le spectateur découvre une vue panoramique de Téhéran, filmée en accéléré et montrée aux différentes heures de la journée. Tout comme l'un des personnages du récit, la capitale se présente, elle parle avec ses mots à elle, des sortes de bruits urbains (klaxons, trafic), de nature (les oiseaux, le vent), mais aussi humains (cris). Téhéran est surtout une cité fragile : construite sur des failles sismiques... et systémiques. Car c'est bien de ces dernières dont les réalisateurs veulent parler. Durant plus d'une heure, des hommes, des femmes, jeunes ou âgés sont filmés un par un dans des plans-séquences fixes, dans un cadre resserré voire étriqué, faisant face au spectateur. Tous sont contraints, convoqués, ou ont simplement affaire à l'administration iranienne. Pas si simple justement ! Chacun va devoir défendre sa position et gérer un dialogue de la manière la plus conventionnelle avec un fonctionnaire de l'état qui aura inévitablement le dernier mot. Les premières séquences sont de véritables pièces de théâtre du comique de l'absurde, mais plus les personnages défilent, plus la légèreté fait place au malaise, voire à la nausée. Car il faut préciser que la "voix" de l'administration n'est jamais montrée à l'écran. Pire, elle n'est pas palpable, totalement conceptuelle. Comme si toutes ces directives que l'on entendaient étaient fictives et illusoires. Cela ne fait qu'accentuer la détresse des victimes, mais aussi l'impuissance du spectateur qui devient le témoin des "viols" qu'il regarde : face à ces serviteurs du pouvoir qui utilisent ce dernier comme une arme de perversion massive, les personnages se retrouvent dans un cul-de-sac où ils sont littéralement habillés comme deshabillés. Certes, les réalisateurs ne prennent évidemment jamais parti, mais le faux documentaire qu'ils nous offrent à voir est d'une intelligence et d'une puissance émotionnelle incomparables. Et bien que certains segments soient plus forts que d'autres ou que le dispositif mis en place devienne à la longue un peu trop mécanique, on reste muet et sonné devant une séquence finale des plus rock and roll !

Eric Boisnaud
Erica noté ★ 8/10
14 mars 2024

Chroniques quotidiennes de la vie à Téhéran de 9 citoyen(ne)s confronté(e)s à des situations différentes. Ces situations permettent de comprendre la société iranienne dans ses fonctionnements.

Casting

Ali Asgari

Ali Asgari

Réalisateur(rice)

BA

Bahman Ark

David

AR

Arghavan Shabani

Selena

SE

Servin Zabetiyan

Aram

Sadaf Asgari

Sadaf Asgari

Sadaf

FA

Faezeh Rad

Faezeh

HO

Hossein Soleymani

Farbod

MA

Majid Salehi

Siamak

FA

Farzin Mohades

Ali

GO

Gohar Kheirandish

Mehri

AR

Ardeshir Kazemi

Le vieil homme

Liste