Résumé
A 57 ans, Bad Blake, chanteur de country, vit toujours sur la route, jouant des vieux hits dans des bars de troisième zone et des salles de bowling. Ce qui lui reste de célébrité disparaît peu à peu. Le mieux qu'il puisse espérer aujourd'hui, c'est de faire la première partie de Tommy Sweet, qui fut son jeune protégé et à qui il a tout appris. De petit concert en petit concert, la route de Bad suit son cours, jusqu'au soir où il fait la rencontre de Jean, journaliste locale. Bad s'attache plus que d'habitude. Même s'il ne fait aucune promesse, et que Jean, mère divorcée, sait qu'elle n'a rien à attendre de lui, ils reviennent sans cesse dans les bras l'un de l'autre. Mais Bad, à peine capable de garder la tête hors de l'eau, est-il capable de s'occuper de qui que ce soit d'autre que lui?
🎬 Scott Cooper pour son premier film, choisit la retenue, pas de flashs ni de pathos forcé. Le récit tient autant sur le scénario que sur les silences et gestes fragiles des personnages. Il montre que le salut n’est pas toujours synonyme de retour au sommet, mais souvent une reconstruction intime, lente et imparfaite. Jeff Bridges a littéralement habité le rôle de Bad Blake, apprenant la guitare et chantant lui-même toutes les chansons du film. Colin Farrell est méconnaissable en superstar de country, son personnage Tommy Sweet, aurait pu être antipathique, mais il est montré avec nuance. Un ancien chanteur de country légendaire aujourd’hui en déclin, vit une existence marginale, entre concerts dans des bars miteux, alcoolisme et solitude, traînant les stigmates d’un passé glorieux et d’un présent délavé. Il accepte à contrecœur une interview avec une jeune journaliste et mère célibataire. Leur rencontre va profondément le bouleverser. 🎬 🎬 🎬
Un vieux chanteur de country une journaliste locale. Une histoire d’amour
L’histoire est peu originale et pourtant ce film est très beau. Le personnage principal est très bien interprété. Grâce à une rencontre, il se questionne sur sa vie de chanteur de seconde zone à la dérive, et arrive peu à peu à surmonter son alcoolisme. On apprécie aussi la découverte de l’univers « country » du Texas et la bande originale du film.
Quelle chance a-t-on que de tels films soient tournés. Je ne m'attarde pas sur les choix de vie de Bad Blake qui sont les siens, mais sur la performance de l'ensemble des acteurs. Même la courte participation de Robert Duvall participe à la grandeur de ce film. Je ne m'en lasse pas, même si j'aurais aimé que certaines choses tournent mieux, et je le recommande vivement.