
Infernal affairs
De Alan Mak
2002
Drame / Action
1h41
Synopsis
Ming est une taupe dans la police de Hong Kong, implantée là par les bons soins du patron de la triade. Yan est un policier infiltré dans la triade depuis dix ans. Son casier judiciaire bien alourdi par les années est là pour témoigner de sa réussite. Parfaite symétrie des situations et des hommes : Ming et Yan sont également fatigués des rôles que leur font jouer, dans l'ombre, leurs patrons respectifs. Ming rêve de devenir un vrai policier. Yan est las de tuer au nom de la justice et voudrait pouvoir se retirer enfin.
Bande d'annonce
Avis et Commentaires
28 avisDécouverte du scénario absolument brillant qui sera la matrice presque intégrale de The Departed de Martin Scorsese. Le principe narratif est redoutable : un policier infiltré dans les Triades et, en miroir, une taupe des Triades infiltrée dans la police. Un jeu de dupes permanent où chacun tente de démasquer l’autre sans révéler sa propre identité. Sur le papier, c’est une mécanique de thriller parfaite, et on comprend immédiatement pourquoi Scorsese a été séduit par ce matériau. Mais c’est justement dans cette comparaison inévitable que le film me provoque une certaine frustration. En voyant Infernal Affairs après The Departed, difficile de ne pas avoir l’impression que le remake américain améliore presque tous les aspects du film original. Ce qui me rappelle l’idée de Pablo Picasso selon laquelle les génies ne se contentent pas d’emprunter, ils transforment et magnifient ce qu’ils prennent. Sur le plan formel, le film hongkongais souffre clairement de la comparaison. Moins efficace derrière la caméra et beaucoup moins bien mis en scène, avec des effets parfois douteux et des transitions qui ont assez mal vieilli. Aussi, l’utilisation répétée de flashbacks en noir et blanc semble aujourd’hui assez discutable. La musique n’aide pas non plus : elle oscille entre hard rock ringard pour souligner la tension et violons appuyés pour accompagner l’émotion, ce qui donne parfois un résultat assez lourd. Globalement, l’ensemble manque de subtilité et/ou a assez mal vieilli. Le rythme peut aussi surprendre. Là où l’on pourrait attendre un véritable duel sous tension permanente, une traque électrique entre deux hommes condamnés à se démasquer, le film peine parfois à maintenir ce sentiment d’urgence. Le résultat manque un peu de pression dramatique. Le duo d’infiltrés fonctionne assez bien. Tony Leung Chiu-wai et Andy Lau livrent des performances solides. Mais leurs personnages restent relativement contenus, et le film ne pousse pas toujours assez loin le tiraillement psychologique entre leurs deux identités. Dans The Departed, Leonardo DiCaprio incarne un policier infiltré constamment au bord de la rupture, dans un état de tension nerveuse permanent. Jack Nicholson transforme le parrain criminel en figure chaotique et imprévisible, beaucoup plus marquante que son équivalent dans le film original. Et l’ajout du personnage joué par Mark Wahlberg renforce la pression interne au sein de la police, donnant encore plus d’épaisseur au conflit. En réalité, Scorsese ne s’est pas contenté de reprendre le scénario, il l’a amplifié. Il intensifie les enjeux, clarifie certaines dynamiques et injecte davantage de folie et d’énergie dans le récit. Même les modifications apportées à la fin participent à rendre l’ensemble encore plus percutant. Infernal Affairs reste un bon polar, assez plaisant à suivre et porté par une idée de départ brillante. Mais difficile de ne pas avoir le sentiment que The Departed en est la version pleinement accomplie, imperfections et fautes de goût en moins. C’est sûrement injuste pour le film original, mais ici le remake semble avoir pris un matériau déjà excellent pour le pousser à un niveau supérieur.
Un polar tellement Hong-Kongais ! Tous les ingrédients sont réunis, même les clichés. Mais quel casting, et aucun temps mort.
France TV Alan Mak et Andrew Lau Avec Andy Lau, Tony Leung 2002 Bon film policier de Hong-Kong qui a inspiré Les infiltrés de Scorsese.
Le meilleur de la trilogie
Premier épisode d’une trilogie qui a inspiré Scorsese pour son « Les infiltrés ». Inspiré est un bien grand mot car c’est presque un copier coller du film Hong-kongais. On pourrait préférer celui du cinéaste Américain pour son développement des personnages plus poussé et un montage plus compréhensible. Alors pourquoi regarder cette version ? Parceque tout est déjà la ! L’histoire, la réal, et les acteurs en font de ce film une représentation de ce qu’est le cinéma hong-kongais dans ce qu’il fait de mieux.













