Après une traversée du désert dans sa carrière de comédien, Yazid voit enfin se profiler le bout du tunnel. Sobre depuis six mois, il veut montrer à sa nouvelle fiancée et à Hassan, son fils de 16 ans, qu'il est maintenant un autre homme qui a repris goût à la vie. Cependant, en quelques jours, les vieux démons resurgissent et avec eux les souvenirs de son enfance en Algérie.
Un film dépouillé qui nous fait découvrir un être tendre et fragile.
Une œuvre claquante, un superbe coup d’essai.
Dès le départ, "L’enfant du paradis" (superbe titre aux diverses hypothèses de lecture) vous saisit par la force de sa mise en scène, accidentée et douce, élancée et percutante.
Film noir et sec, sans gras, court et, malgré sa brièveté, sous influence kechichienne évidente, “L’Enfant du paradis”, titre évidemment ironique, décrit la descente aux enfers d’un enfant en deuil de son enfance et qui n’a jamais vraiment réussi à grandir. C’est du brut. Un beau premier film.