
L’Étranger
De François Ozon
2025
Drame / Policier
2h02
Synopsis
Alger, 1938. Meursault, un jeune homme d’une trentaine d’années, modeste employé, enterre sa mère sans manifester la moindre émotion. Le lendemain, il entame une liaison avec Marie, une collègue de bureau. Puis il reprend sa vie de tous les jours. Mais son voisin, Raymond Sintès vient perturber son quotidien en l’entraînant dans des histoires louches jusqu’à un drame sur une plage, sous un soleil de plomb…
Avis de la communauté
Les avis sur ce film révèlent une admiration pour la photographie en noir et blanc et la performance captivante de Benjamin Voisin. Bien que fidèle à l'œuvre de Camus, le film divise par son rythme lent et ses choix esthétiques. Certains spectateurs apprécient la profondeur et la modernisation des thèmes, tandis que d'autres trouvent le film long et moins immersif que le livre.
👍 Photographie en noir et blanc captivante.
👎 Peut sembler long et lent.
Bande d'annonce
Avis et Commentaires
391 avisSÉDUITE J’avoue que j’ai toujours eu la flemme de lire L’Étranger, le roman… ou peut-être le classique, je ne sais pas vraiment. C’est donc d’abord pour l’acteur que je suis allée voir cette adaptation cinématographique. Et je suis ressortie complètement séduite. Ce qui m’a frappée immédiatement, c’est le choix du noir et blanc. Cette esthétique permet de se concentrer pleinement sur l’histoire, sur les émotions, sur le jeu des acteurs. On est littéralement traversé par ce que l’on voit. Et pourtant, malgré l’absence de couleur, on ressent la chaleur des scènes, la lumière d’Alger, la matière des lieux et des corps. Il y a quelque chose de paradoxal : le noir et blanc, loin de créer de la distance, plonge le spectateur au cœur de l’histoire avec une intensité décuplée. Quant à l’histoire elle-même, c’est un classique : un homme apparemment détaché de tout, qui semble traverser la vie sans émotions. Mais ce n’est pas tant le récit qui m’a bouleversée que le film en lui-même. La mise en scène, l’atmosphère, le souffle des acteurs… tout contribue à une expérience viscérale et poignante. En somme, même sans avoir jamais ouvert le roman, j’ai été happée par ce film, et c’est moins l’histoire que la manière dont elle est portée à l’écran qui m’a profondément marquée. Une œuvre qui vous touche d’abord par la puissance de son image et de son émotion, avant même de vous raconter quoi que ce soit.
Porter l’étranger à l’écran : Pari gagné. L’apathie de Meursault est sublimée par le regard d’Ozon La question coloniale française n’est jamais affrontée en tant que telle mais est questionnée subtilement.
Une lecture différente du célèbre livre
Bon film avec de magnifiques images. Le noir et blanc est bien choisi. Mais une impression dérangeante se dégage du film avec le manque d empathie du personnage principal. Très bien joué.
Superbe esthétique Benjamin Voisin est excellent, tout comme Pierre Lottin.

















