
La Balade sauvage
De Terrence Malick
1974
Policier / Drame
1h34
La Balade sauvage
De Terrence Malick
1974
Policier / Drame
1h34
7,8/10
4,2/5
Presse3,8/5
Spect.Synopsis
Inspirée par l'histoire authentique de Charlie Stark-Weather, jeune délinquant des années cinquante, évocation de la folle équipée de deux jeunes amants auxquels on refuse le droit de s'aimer. Ils laissent sur leur passage de nombreux cadavres dont le père de la jeune fille, qui refusait que celle-ci fréquente un éboueur.
Bande d'annonce
Avis et Commentaires
11 avisPremier film déjà totalement singulier de Terrence Malick. On y retrouve les fondations de ce qui fera son cinéma : immensité des paysages, rapport quasi mystique à la nature, rythme contemplatif, sensation planante. Dès cette première œuvre, il impose un style. Le film adopte la forme d’un récit à la fois initiatique et criminel, mais son ton reste profondément déroutant. On est constamment pris entre la beauté sidérante des grands espaces américains, magnifiés par la mise en scène, et la violence sèche, démesurée, presque absurde, du personnage principal. Ce qui frappe, c’est ce décalage : la légèreté apparente du ton face à l’ultra-violence des actes. Tout semble filmé avec une distance étrange, comme si la nature elle-même se désintéressait totalement des drames humains. Le rythme lent renforce cette impression contemplative. La narration de Holly, douce et naïve, prend la forme d’un journal intime. Elle raconte les événements avec un détachement troublant : les choses arrivent, simplement, sans emphase morale. Ce contraste entre la brutalité des faits et la douceur du regard crée une atmosphère fascinante. La musique accentue encore ce décalage. On retrouve des thèmes souvent légers, presque enfantins, qui viennent accompagner un récit pourtant profondément sombre. Malick joue avec cette dissonance pour troubler le spectateur. Martin Sheen est absolument génial dans le rôle de Kit. Véritable imitation de James Dean — cheveux en arrière, denim, santiags, nonchalance — il dégage un charisme évident. Mais derrière cette allure iconique, il y a un vide abyssal. Kit est pathétique, sans but, sans équilibre moral, en errance totale. Il se fabrique une posture de faux rebelle pour donner un semblant de sens à son existence. Derrière la belle gueule, il n’y a rien. Le film porte ainsi un regard critique sur la mythologie américaine des criminels, sur cette tendance à transformer des figures moralement corrompues en icônes. Il questionne l’hubris, la fascination pour la violence, et rappelle surtout la petitesse de nos existences face à l’immensité indifférente de la nature. En rendant beau un récit sordide, en sublimant des personnages profondément dérangeants, Malick nous confronte à nos propres contradictions : pourquoi sommes-nous attirés par ces figures ? Pourquoi trouvons-nous de la poésie là où il y a de l’horreur ? Badlands est ainsi à la fois envoûtant et profondément inconfortable, et c’est précisément ce qui le rend puissant.
Magnifique
Bon, ça a un peu vieilli. Il faut vouloir suivre une cruche et un capricieux... Pas mauvais mais un peu dépassé.
🎬 Le tout premier long-métrage de Terrence Malick, un road movie meurtrier, inspiré assez librement d'un fait réel, occasion pour lui de commencer à filmer la nature qu'il aime tant. Martin sheen en clone de James Dean et la jeune Sissy Spaceck, deux ans avant Carrie, forment un couple avide de liberté et de grands espaces. Les répliques sont cultes et le scénario interessant. En plus le film possède l'une des plus belles intro du cinéma. "Badlands" est un film géantissime. Un Bonnie and Clyde des années 70. 🎬 🎬 🎬








