
Cluny Brown (La Folle ingénue)
De Ernst Lubitsch
1946
Romance / Comédie
1h40
Cluny Brown (La Folle ingénue)
De Ernst Lubitsch
1946
Romance / Comédie
1h40
10,0/10
4,5/5
Presse4,2/5
Spect.Synopsis
En 1938, à Londres, Cluny Brown, la nièce d'Arn Porritt, un plombier, profite de l'absence de son oncle pour dépanner un client en difficulté, malgré l'interdiction formelle de son parent. Elle fait ainsi la connaissance d'Adam Belinski, un écrivain polonais anticonformiste, charmant et fantaisiste. Las de ses péripéties, son oncle la place en qualité de femme de chambre au service de Lord Andrew Carmel et de Lady Carmel. Il se trouve que M. Belinski est l'hôte des Carmel…
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Avis et Commentaires
1 avisCinémathèque française Ernst Lubitsch États-Unis / 1946 / 100 min D'après le roman Cluny Brown de Margery Sharp. Avec Jennifer Jones, Charles Boyer, Peter Lawford. Une jeune fille passionnée de plomberie et un réfugié tchèque dérangent la sérénité d'un manoir anglais. Après une crise cardiaque survenue deux ans plus tôt en plein tournage du Ciel peut attendre, Ernst Lubitsch retourne à la mise en scène, « comme un danseur qui s'est cassé une jambe et peut, soudain, danser de nouveau » avec un bonheur contagieux. La Folle ingénue est l'ultime film de Lubitsch, à nouveau terrassé par une attaque qui l'emportera définitivement sur le plateau du suivant, La Dame au manteau d'hermine (1948), terminé par Otto Preminger. Le maître incontesté de la comédie sophistiquée signe une comédie romantique sur fond de plomberie détraquée, cru Fox, adaptée d'un best-seller déjà décliné en comic strip. On ne peut que succomber au charme de Cluny Brown – délicieuse Jennifer Jones qui ne résiste pas à une canalisation bouchée – et de l'épicurien et flegmatique Adam Belinski – Charles Boyer, exquis en écrivain tchèque exilé et pique-assiette. On ne peut que se délecter des facéties qui dérèglent le quotidien du beau manoir anglais où évoluent aussi une ribambelle de second rôles savoureux tandis que chacun cherche sa place. Scénario solidement insensé et sarcastique, dialogues truculents, allusions grivoises autour de tuyauteries engorgées qui défient le code Hays, le tout photographié par l'excellent directeur photo Joseph LaShelle. Les derniers feux toujours étincelants du cinéaste, avec une ellipse finale jouissive, pur moment de « Lubitsch Touch ». Blandine Etienne








