La Saveur des ramen - Cover

La Saveur des ramen

De Eric Khoo

2018

Drame

1h29

memorizer logo

8,2/10

allociné logo

3,5/5

Presse

3,9/5

Spect.

Synopsis

Masato, jeune chef de rāmen au Japon, a toujours rêvé de partir à Singapour pour retrouver le goût des plats que lui cuisinait sa mère quand il était enfant. Alors qu'il entreprend le voyage culinaire d'une vie, il découvre des secrets familiaux profondément enfouis. Trouvera-t-il la recette pour réconcilier les souvenirs du passé ?

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Bande d'annonce

Avis et Commentaires

5 avis
M
Miloua noté ★ 8/10
1 février 2026

Masato Yamamoto travaille avec son père et son oncle dans un restaurant de rāmen. À la mort de son père, il décide de quitter le Japon pour Singapour, pays d’origine de sa mère, décédée lorsqu’il avait dix ans. Ce voyage n’est pas seulement géographique : il est avant tout une quête intime, une tentative de retrouver la saveur des plats de sa mère, et à travers elle, une part de lui-même restée en suspens. La figure maternelle apparaît sous forme de souvenirs, presque comme une présence fantomatique, servant de pont invisible entre le passé et le présent. Elle accompagne Masato dans sa démarche de réconciliation, à la fois avec son histoire familiale et avec ses racines. À Singapour, il cherche à comprendre le passé de sa mère et à retrouver la recette du Bak Kut Teh, plat emblématique qu’il apprend auprès de son oncle maternel. Il renoue également avec sa grand-mère, qui ne l’a jamais connu : celle-ci avait rompu tout lien avec sa fille avant sa naissance, incapable d’accepter qu’elle tombe amoureuse d’un Japonais, dans un contexte encore profondément marqué par le traumatisme du conflit entre Singapour et le Japon. Plutôt que de passer par les mots ou la langue — souvent source de distance et de malentendus — Masato choisit la cuisine comme moyen de communication. La gastronomie japonaise et singapourienne devient un langage universel, capable de dire ce que les mots taisent. Il prépare pour sa grand-mère un rāmen spécial, inspiré du Bak Kut Teh, et finit par ouvrir un restaurant proposant un “ramen-teh”, recette originale mêlant les deux traditions culinaires. À travers ce geste, il parvient à rassembler des fragments d’histoires brisées et à se construire une identité hybride, assumée. La mise en scène épouse cette délicatesse. Les mouvements de caméra sont minimalistes, avec de nombreux plans fixes, qui nous placent en simples observateurs du quotidien de Masato. Le début du film est marqué par une quasi-absence de musique, laissant toute la place aux sons du Japon : le bruissement des rizières, le chant des criquets dans les herbes, la sonnerie caractéristique des trains. Cette attention au sonore ancre le film dans une forme de réalisme sensoriel et contemplatif. Je m’attendais à un film “sur les rāmen”, sans trop savoir à quoi m’attendre. Mais le titre prend finalement tout son sens : La saveur des rāmen ne parle pas des rāmen en tant que tels, mais de la saveur qu’ils ont pour Masato — celle des souvenirs liés à sa mère. Le film raconte avant tout une histoire de famille, d’héritage invisible, de ce que l’on transmet à ses enfants sans en avoir conscience. Il interroge la mémoire, le pardon et la réconciliation, notamment à travers la relation entre Masato et sa grand-mère, brouillée pendant des années. Ce processus intime fait écho, en arrière-plan, au conflit historique entre Singapour et le Japon, donnant au récit une dimension à la fois personnelle et politique. La cuisine devient alors un véritable outil de réparation, un espace où l’histoire collective et l’histoire familiale peuvent enfin dialoguer. Le film célèbre le lien et l’union possibles entre les deux pays à travers les plats, mais aussi à travers les trajectoires de ses personnages. La bande originale, très douce et discrète, accompagne cette atmosphère apaisée et mélancolique. Anecdotes : – Le film a été tourné en seulement 18 jours. – Eric Khoo le dédie à sa grand-mère. – Les dialogues en japonais ont été improvisés par les acteurs à partir des dialogues en anglais, car le réalisateur est Singapourien.

Florence Basson
Florencea noté ★ 8/10
1 janvier 2026

Un régal et de belles émotions 👏

OLIVIER A
OLIVIERa noté ★ 8/10
1 janvier 2026

C
Celine22a noté ★ 8/10
22 octobre 2025

Liisa Giguet
Liisaa noté ★ 9/10
21 novembre 2024

Casting

Eric Khoo

Eric Khoo

Réalisateur(rice)

Takumi Saitoh

Takumi Saitoh

Masato

Jeanette Aw Ee-Ping

Jeanette Aw Ee-Ping

Mei Lian

Mark Lee (III)

Mark Lee (III)

Wee

BE

Beatrice Chien

Masam Lee

Tsuyoshi Ihara

Tsuyoshi Ihara

Kazuo

Tetsuya Bessho

Tetsuya Bessho

Akio

Seiko Matsuda

Seiko Matsuda

Miki

Liste