
Le Dernier des hommes
De F. W. Murnau
1924
Drame
1h30
Synopsis
Le portier du grand hôtel " Atlantic " est très fier de ses prérogatives : il occupe une fonction prestigieuse, que son costume désigne aux yeux de tous. Dans son quartier, il est respecté et envié. Or, un matin, en arrivant à son travail, il constate qu'il a été remplacé. Le directeur de l'hôtel lui explique, sans ménagement, que cette mesure est due à son grand âge. On lui arrache sa somptueuse livrée et on le relègue au gardiennage des lavabos. C'est la pire des humiliations. Le soir venu, l'ex-portier vient en catimini récupérer sa livrée, afin de donner le change à son entourage. Mais une commère a été témoin de sa déchéance. Elle la révèle à tout le quartier, qui tourne en ridicule le pauvre homme. A bout de forces, il vient se terrer dans ses lavabos, où un veilleur de nuit le découvre, prostré...
Avis et Commentaires
3 avisCinémathèque française Der Letzte Mann Friedrich Wilhelm Murnau Allemagne / 1924 / 85 min / DCP / INT.FR. / Version restaurée Avec Emil Jannings, Maly Delschaft, Max Hiller. À travers un jeu de plongées et de contre-plongées, Murnau filme la chute d'un vieux portier, ses rêves de gloire, ses moments d'ivresse et de désespoir. Emil Jannings, puissant et lumineux, contribue à l'immense succès du film, par ailleurs dénué d'intertitres et doté d'une fin exigée par les producteurs. La naissance de « la caméra déchaînée » mise au point par le directeur de la photographie Karl Freund. Le Dernier des hommes marque une étape importante, aussi bien dans l'œuvre de Murnau que dans l'histoire du cinéma, grâce à la technique de « la caméra déchaînée » mise au point par le directeur de la photographie, Karl Freund. On n'avait encore jamais vu une caméra si mobile, permettant les mouvements les plus libres et variés. L'appareil descend, glisse, s'approche, s'éloigne ou tournoie à l'image de la porte à tambours du grand hôtel. Par un jeu de plongées et de contre-plongées, Murnau filme la chute du vieux portier, ses rêves de gloire, ses moments d'ivresse et de désespoir. Et quand la caméra se fige, les plans grouillent d'une vie intense. Automobiles, piétons, serveurs valsent et tourbillonnent, pour mieux s'opposer à la marche pesante du pauvre déchu. Emil Jannings, puissant et lumineux, comme éclairé de l'intérieur, contribue à l'immense succès du Dernier des hommes. Un film sans intertitres et doté d'un happy end à la demande des producteurs. Pour l'acteur et le metteur en scène, un tremplin assuré pour Hollywood.




