
Le Souffle de la tempête
De Alan J. Pakula
1978
Western / Drame
1h58
Synopsis
Au lendemain de la seconde guerre mondiale. Propriétaire d'un ranch dans l'Ouest, Ella Connors est harcelée par le riche J. W. Ewing, qui a des vues sur ses terres. Endettée, la jeune femme a dû vendre une parcelle à deux soldats démobilisés, dont l'un trouve bientôt la mort lors d'une échauffourée avec les hommes d'Ewing. L'autre, Frank Athearn, s'en tire avec une blessure et se refugie chez Ella....
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Bande d'annonce
Avis et Commentaires
4 avisComes a Horseman est un très bon western moderne, et probablement le film de Alan J. Pakula que j’ai préféré jusqu’à présent. Le film reprend les codes classiques du genre — grands espaces, attachement à la terre, désir de liberté et d’indépendance — mais les transpose dans les réalités de l’Ouest américain du milieu du XXᵉ siècle. Le capitalisme s’impose, l’appât du gain domine, et la découverte du pétrole transforme complètement les enjeux. On sent ainsi planer un parfum de fin d’époque, comme si le western lui-même assistait à la disparition du monde qu’il avait longtemps célébré. L’incendie du ranch dans la dernière partie du film symbolise bien cette rupture : une époque et ses valeurs partent en fumée. Les cow-boys ne se battent plus contre des hors-la-loi mais contre des entrepreneurs et des magnats prêts à tout pour s’accaparer les terres. Le casting est excellent. James Caan est, comme souvent, très convaincant dans un rôle de dur assez sûr de lui. Face à lui, Jane Fonda livre une très belle performance. Son personnage est tout aussi coriace, marqué par un parcours difficile et une éducation rude qui l’ont forgée. Une relation amoureuse née, assez pudique et construite sur deux personnalités plutôt froides, mais finit pourtant par devenir touchante. Du côté des antagonistes, Jason Robards — l’inoubliable Cheyenne dans Once Upon a Time in the West — est parfait en riche propriétaire cynique prêt à écraser tout le monde pour contrôler les terres de la vallée. Il faut aussi mentionner Richard Farnsworth, qui apporte beaucoup de chaleur au film avec son personnage de vieux cow-boy sage, souriant, drôle et particulièrement attachant. Visuellement, Pakula respecte pleinement les codes du western en mettant en valeur les grands espaces. Les séquences de travail à cheval avec les troupeaux participent à cette authenticité, même si le film en abuse peut-être un peu avec pas mal de scènes de poursuite de bétail au lasso. Le récit maintient l’intérêt grâce aux enjeux financiers et humains qui se multiplient, ainsi qu’aux obstacles posés par le redoutable J.W. La résolution est peut-être un peu expéditive, mais reste satisfaisante. Bémol néanmoins : certaines scènes donnent l’impression que le bétail est assez malmené. Je ne sais pas dans quelle mesure cela correspond à la réalité du travail de ranch, mais à l’écran ça m’a parfois dérangé.










