Los delincuentes - Cover

Los delincuentes

De Rodrigo Moreno

2023

Drame

3h09

memorizer logo

7,1/10

allociné logo

4,1/5

Presse

3,6/5

Spect.

Synopsis

Román et Morán, deux modestes employés de banque de Buenos Aires, sont piégés par la routine. Morán met en oeuvre un projet fou : voler au coffre une somme équivalente à leurs vies de salaires. Désormais délinquants, leurs destins sont liés. Au gré de leur cavale et des rencontres, chacun à sa manière emprunte une voie nouvelle vers la liberté.

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Bande d'annonce

Avis et Commentaires

35 avis
MM
Matthieua noté ★ 8/10
8 juin 2025

Film très surprenant Passionnant malgré sa longueur (3h) Au début on part sur un film de braquage de banque par un bras cassé : environnement urbain et personnages ternes Prison, violence sourds, grisaille et noirceur Et puis tout d’un coup surgit une parenthèse bucolique La passion amoureuse inattendue, les rires, la nature Une réflection sur le sens de nos vies et la notion du temps, sur les relations humaines Des moments de poésie, agrémentés de paysages sublimes et de séquences musicales classiques mais originales dans leur usage Seule la fin m’a laissé un peu dubitatif…

Marc Saffar
Marca noté ★ 5/10
7 février 2025

Canal plus Rodrigo Moreno 2024 Sorte d’école buissonnière qui ne m’a pas entièrement convaincu.

Chantal Lévêque CHANTAL
Chantala noté ★ 6/10
26 janvier 2025

un film de « casse » en forme d’ode à la liberté… mais pour moi un poil trop lent!!!

Jerome Dubois
Jeromea noté ★ 8/10
18 janvier 2025

Télérama  par Marie Sauvion Au-delà de la critique tragi-comique d’un système aliénant, une invitation à la douceur de vivre.

Alain Garcin
Alaina noté ★ 9/10
7 juin 2024

Une perle du nouveau cinéma argentin.

Agathe Fillion
Agathea noté ★ 9/10
29 mai 2024

Rodrigo Moreno (2023)

Daniel Kolczak
Daniela noté ★ 8/10
2 mai 2024

Film de Rodrigo Moreno · 3 h 09 min · 27 mars 2024 (France) Genre : Comédie dramatique Pays d'origine : Argentine, Brésil, Luxembourg, Chili Fiche technique Román et Morán, deux modestes employés de banque de Buenos Aires, sont piégés par la routine. Morán met en oeuvre un projet fou : voler au coffre une somme équivalente à leurs vies de salaires. Désormais délinquants, leurs destins sont liés. Au gré de leur cavale et des rencontres, chacun à sa manière emprunte une voie nouvelle vers la liberté...

Dominique MARCEL
Dominiquea noté ★ 9/10
18 mars 2024

Sous-titre : The Deliquents Date de sortie : 27 mars 2024 Durée : 3h00 De subtils et ludiques jeux de miroirs Morán, employé de banque, décide de détourner de l’argent de son établissement. Filmé par les caméras, il est parfaitement conscient qu’il sera considéré comme coupable et rapidement arrêté. Il décide donc d’aller voir Román, un collègue en arrêt le jour de son larcin, auquel il confie l’argent pour les trois ans qu’il espère purger, en comptant sur une remise de peine pour bonne conduite. Pour s’assurer de la collaboration de celui-ci, il le menace de le dénoncer comme son complice si jamais il n’accepte pas. Avant même qu’il ne se rende aux autorités, une enquête interne à la banque est diligentée… Los Delincuentes" démarre comme un film de braquage, nerveux et rythmé, captant en alternance les attitudes des deux complices, face à l’enquête mise en place et au poids que représente le sac caché chez lui pour Román, et face à une arrestation qui se fait attendre, pour Morán, qui entreprend de partir au fin fond du pays. Mais presque aux deux tiers du métrage, la tonalité change soudainement, alors que s’annonce la seconde partie du film. L’ambiance se fait bucolique, à l'occasion d'une rencontre entre Román et un groupe de jeunes gens qui l’obligent à s’arrêter dans sa course inquiète. Et c’est dans cette deuxième partie, plus enchantée et ouverte sur le monde, que se justifie pleinement la place du long métrage dans la section Un certain regard du Festival de Cannes. Avec une intelligence rare, ce film à la photographie qui renvoie sciemment à une époque de liberté et de possibles changements de vie (les années 70) construit alors un certain nombre de résonances entre les destins des uns et des autres. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que les deux voleurs s’appellent Morán et Román, ni les deux sœurs croisées Norma et Morna, l’une étant même en couple avec un certain Ramón. Les parallèles ou coïncidences entre les destins des deux personnages se construisent ainsi sur la durée, allant même jusqu’à se répondre lors d’une scène en split-screen où chacun fume de son côté. On notera de plus que c’est bien le même acteur (Germán De Silva) qui joue le directeur de la banque (Del Toro) et l’espèce de parrain mafieux en prison (Garrincha), qui rackette ses codétenus. Comme quoi ceux qui dirigent, ceux qui ont le pouvoir ou l’argent, sont finalement toujours les mêmes, que l’on soit dans ou hors de la société. Au final, "Les Délinquants" dégage un charme suranné, grâce à ses deux interprètes principaux autant que grâce à son traitement visuel, invitant autant ses personnages que les spectateurs à penser le bonheur et l'avenir autrement. Film de Rodrigo Moreno · 3 h 09 min · 27 mars 2024 (France) Genre : Comédie dramatique Pays d'origine : Argentine, Brésil, Luxembourg, Chili Fiche technique Román et Morán, deux modestes employés de banque de Buenos Aires, sont piégés par la routine. Morán met en oeuvre un projet fou : voler au coffre une somme équivalente à leurs vies de salaires. Désormais délinquants, leurs destins sont liés. Au gré de leur cavale et des rencontres, chacun à sa manière emprunte une voie nouvelle vers la liberté... Cannes 2023] : “Los Delincuentes”, une joyeuse robinsonade orchestrée par Rodrigo Moreno À Buenos Aires, deux employés de banque font le rêve impossible de braquer le coffre-fort et de ne plus jamais travailler. Une ode à la désobéissance assez jubilatoire. La Flor, Trenque Lauquen, le cinéma argentin est en train de se spécialiser dans les grandes fresques romanesques. Avec ses plus de trois heures sur la balance, Los Delincuentes est un enchantement constant, et ce même s’il n’atteint jamais l’amplitude narrative des deux films-fleuves cités plus haut. Il s’ouvre sur le quotidien morose de Morán, un employé de banque qui saisit un jour l’opportunité de vider le coffre-fort de sa propre banque. Son plan ? Cacher le butin, se rendre à la police pour purger les trois ans et demi de prison prévus pour un tel larcin puis couler des jours heureux le reste de sa vie. Mais pour cela, il a besoin de l’aide de son collègue Román, qui éprouve plus que lui, un dilemme moral. Anarchiste, l’idée qu’il vaut mieux purger trois ans et demi en prison, et être ensuite libéré de tout souci financier le reste de sa vie que travailler quasiment toute son existence en tant qu’employé de bureau est un bon “Tu préfères”. Mort au déterminisme social Cette fable aux accents genetien (l’homosexualité en moins) est jouissive, mais aussi émancipatrice quand elle fait l’éloge de la désobéissance au profit du déterminisme social, de l’injustice de classes, et de l’esclavagisme moderne que représente parfois le travail. Los Delincuentes pose aussi une question vitale : que serait une belle vie ? Une vie tournée vers l’amour déjà, la nature ensuite. Comme beaucoup de films vus lors de ce festival, la nature y est dépeinte comme un refuge et le film prend à mesure qu’il avance un air de joyeuse robinsonade. Los delincuentes Argentine, Luxembourg, Brésil, Chili2023 Réalisation : Rodrigo Moreno Scénario : Rodrigo Moreno Image : Alejo Maglio, Inés Duacastilla Décors : Gonzalo Delgado, Laura Caligiuri Costumes : Flora Caligiuri Son : Roberto Espinoza Montage : Manuel Ferrari, Nicolás Goldbart, Rodrigo Moreno Producteur(s) : Ezequiel Borovinsky Production : Wanka Cine Interprétation : Morán (Daniel Elias), Román (Esteban Bigliardi), Norma (Margarita Molfino), Del Toro (German De Silva), Garrincha (German De Silva), Laura Ortega (Laura Paredes), Morna (Cecilia Rainero), Ramón (Javier Zoro Sutton)... Distributeur : Arizona Distribution Date de sortie : 27 mars 2024 Durée : 3h10 NE TRAVAILLEZ JAMAIS par Marin Gérard La scène, située au début des trois heures de Los delincuentes, paraît à première vue dénuée de tout lien avec le cœur du récit : à la banque où travaille Morán (Daniel Elías), une femme souhaite déposer un chèque dont la signature est strictement identique à celle d’un autre client. Si le mystère restera entier et qu’on n’entendra plus ensuite parler de ce hasard digne d’une nouvelle de Borges, le vertige presque métaphysique qu’il occasionne est peut-être secrètement à l’origine du déclic de Morán. Le lien n’est jamais explicité, mais c’est comme si l’homme de 45 ans avait attendu d’être témoin d’un événement inexplicable, pour décider qu’il était temps de changer de vie et d’arrêter de travailler. Le jour même, l’employé profite du départ d’un collègue à un rendez-vous médical pour cambrioler avec une simplicité désarmante sa propre banque. L’apparente impunité de l’apprenti voleur, qui se laisse filmer par les caméras de surveillance, a de quoi surprendre : est-il stupide ou simplement suicidaire ? S’articulant d’abord autour de cette journée à la banque, la première partie de Los delincuentes creuse en réalité un sillon de film noir classique, en posant la question du délit parfait, pour y répondre d’une façon parfaitement anti-spectaculaire. Comme dans le séminal Du Rififi chez les hommes de Jules Dassin, le braquage s’effectue dans un silence absolu, la mise en scène s’attachant à chaque geste du voleur. À un détail près : dans le film de Rodrigo Moreno, Morán ne rencontre aucune difficulté. S’il reste calme, c’est qu’il a trouvé une faille dans le système, un moyen de s’en sortir, qu’il choisit d’exploiter en homme raisonnable. Voler la banque qui l’emploie, oui, mais pas n’importe quel montant : il se contentera de dérober les années de salaire qu’il lui reste à toucher avant la retraite. Son plan, que nous ne dévoilerons pas ici, nécessite tout de même un complice : c’est ainsi que Román (Esteban Bigliardi), le collègue qui s’était absenté le jour du vol, se retrouve lié malgré lui à l’affaire. Filmés dans des split-screens évoquant le cinéma des années 1970, les deux acolytes (dont les noms sont des anagrammes) se présentent lors de leurs insomnies respectives comme les deux faces d’une même pièce : tandis que l’un conserve un regard déterminé, l’autre fume cigarette sur cigarette. Avec sa musique de thriller érotique qui prend bientôt des accents hermanniens, Los delincuentes démontre, un an après Trenque Lauquen, que le cinéma argentin n’a pas son pareil pour le romanesque bricolé. On y retrouve notamment, outre l’actrice Laura Paredes dans un petit rôle, un même attrait pour les narrations proliférantes. Si Rodrigo Moreno n’appartient pas au collectif El Pampero (qui produit, réalise et distribue des films de manière indépendante par rapport aux systèmes de financement traditionnels), il partage avec le groupe de cinéastes un même esprit frondeur et aventureux, quand bien même son film paraît moins foutraque que les fresques de Laura Citarella et de Mariano Llinás. Cet idéal picaresque est aussi celui des personnages, dont la volonté d’échapper au salariat trahit un désir de fiction. Sans chercher à dissimuler sa radicalité politique, le film embrasse entièrement l’horizon de ses délinquants : malgré leurs mésaventures et les conséquences cruelles du vol sur les autres employés (un agent de sécurité est par exemple renvoyé pour alléger les pertes), l’idée même du vol est présentée comme relevant du bon sens. La démonstration théorique se présente comme implacable : le « banquier anarchiste » (pour reprendre le titre d’un roman de Pessoa) a raison de ne pas respecter la loi (l’âge du départ à la retraite) s’il ne la considère pas comme juste. Où est la liberté ? À cette limpidité politique répond une fantaisie labyrinthique, qui s’amorce réellement lorsque Román fait une rencontre imprévue après avoir caché le butin loin de la ville, dans un décor de western. L’étrangeté anagrammatique du nom des deux héros est renforcée par l’arrivée de trois nouvelles déclinaisons : Norma (Margarita Molfino), Morna (Cecilia Rainero), et Ramón (Javier Zoro Sutton). Au-dessus de ces cinq personnages plane, précisément, l’ombre du roman. Loin de servir de simple gage poétique, le recours à l’anagramme renseigne sur l’aspect rêveur et ludique du film : s’entame alors un jeu de rimes, où chaque détail déjà observé dans la première partie (la dégustation d’une clémentine, un décadrage sur un cheval) peut revenir afin d’éclairer à rebours ce que l’on avait vu et lui conférer une autre signification. Moreno navigue en maître au sein de cette structure à tiroirs et dissémine avec précision des indices sans que l’on y prenne garde. Dans ce jeu de piste, la clef prend la forme d’un vinyle de Pappo’s Blues, groupe majeur du rock argentin des années 1970, cadeau empoisonné qui circule de main en main, telle la boîte bleue de Mulholland Drive. Mais le second mouvement du film, outre ses détours et ses mirages amoureux, offre surtout un contrepoint utopique à l’espace bouché de la banque et de la ville. Le dernier plan de la première partie (une magnifique contre-plongée lointaine et fixe d’une colline gravie par Román) esquisse un autre chemin dans lequel s’engouffre ensuite la mise en scène. À partir de là, les plans larges se succèdent comme autant de peintures d’une vie idéale : un pique-nique au bord de l’eau, un tournage amateur, une baignade, etc. Pour Moreno, être heureux revient à s’inscrire dans un décor et à disposer de la liberté de l’arpenter. Le caractère irrésistible de ces tableaux est d’ailleurs ce qui fait dérailler la trame policière, dans la scène où Román rencontre Norma, Morna et Rámon : perché à l’avant-plan, il regarde en contrebas le décor édénique et ne parvient pas à refuser l’invitation du trio à le rejoindre pour un « déjeuner sur l’herbe », quand bien même il aurait voulu ne rencontrer personne. Quelques minutes plus tard, une nature morte archétypale (fromage, raisin, tomates charnues, vin rouge, etc.) confirmera l’inspiration picturale de la scène. Si le rêve d’une autre vie s’effrite peu à peu pour les personnages, le terminus de la fiction leur réservera de nouveau des plans larges sublimes, à l’aube, tandis que, sur un riff de guitare électrique, s’élève la voix de Pappo : « Adónde está la libertad ? » (« Où est la liberté ? »). La réponse se situe sans doute quelque part sur le chemin sinueux de ce film admirable. Résumé : Román et Morán, deux modestes employés de banque de Buenos Aires, sont piégés par la routine. Morán met en œuvre un projet fou : voler au coffre une somme équivalente à leurs vies de salaires. Désormais délinquants, ils voient leurs destins liés. Au gré de leur cavale et des rencontres, chacun à sa manière emprunte une voie nouvelle vers la liberté. Critique : Il n’y a ni casse du siècle, ni action violente : seulement un banquier ordinaire, lassé de son travail, qui dérobe des centaines de milliers de dollars et entraîne un de ses collègues, malgré lui, à devenir son complice. Voilà en une ligne ce qui se déroule sur près de trois heures. Car l’amour, la musique classique, l’enquête comptable ou policière (au choix) s’en mêlent, formant un long-métrage profondément original et rempli de fantaisie. On est loin des films policiers ordinaires, même si l’on ressent dans le traitement des images, la référence aux films noirs français des années 70 et 80. D’ailleurs, Rodrigo Moreno, fort de cette référence, engage un de ses personnages à plusieurs reprises dans un cinéma où justement se jouent des films français. Le réalisateur choisit un grain de l’image d’un temps ancien, faisant penser à des films conçus pour la télévision d’hier. Et justement, c’est ce qui pourrait presque laisser penser que ce récit est atemporel. L’humour grinçant s’invite en permanence dans ce long-métrage où finalement la question policière ne compte pas tant que la description de ces deux protagonistes débonnaires, le premier attendant la fin de sa peine pour jouir de son magot et le second tenant en secret dans son placard les billets dérobés. Rodrigo Moreno regarde ses personnages avec beaucoup de tendresse. Ce sont des anti-héros mélancoliques, qui, faute de se trouver réellement, cherchent à travers la promesse de l’argent, l’ivresse d’une vie qui ne survient pas. Finalement, peut-être ce qui fonctionne le mieux dans leur histoire de vie, c’est la relation qu’ils ont créée tous les deux autour de ce vol d’argent. On sait que le réalisateur a mis cinq ans à fabriquer ce film. C’est la raison pour laquelle il a opté pour intégrer le plus possible des scènes qu’il a tournées. Le problème demeure qu’un film est fait pour être regardé par des spectateurs qui doivent tout ignorer des tourments et des passions liés à sa réalisation. La longueur finit même par devenir exaspérante, faisant craindre chez le cinéaste une forme de narcissisme ou de complaisance à l’égard de son récit. Il y a donc dans ce policier aux allures burlesques de l’inventivité, du désir et de la passion. Mais il aurait été utile que le montage confirme la légèreté annoncée du propos en coupant les longueurs inutiles.

Casting

Rodrigo Moreno

Rodrigo Moreno

Réalisateur(rice)

Daniel Elias

Daniel Elias

Morán

Esteban Bigliardi

Esteban Bigliardi

Román

Margarita Molfino

Margarita Molfino

Norma

Germán De Silva

Germán De Silva

Del Toro / Garrincha

Laura Paredes

Laura Paredes

Laura Ortega

MA

Mariana Chaud

Marianela

Cecilia Rainero

Cecilia Rainero

Morna

GA

Gabriela Saidon

Flor

LA

Lalo Rotavería

Isnardi

Iair Said

Iair Said

Barrientos

FA

Fabian Casas

Maestro

AD

Adriana Aizemberg

Clienta del Banco

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