
Maigret et le mort amoureux
De Pascal Bonitzer
2026
Policier / Suspense
1h20
Maigret et le mort amoureux
De Pascal Bonitzer
2026
Policier / Suspense
1h20
6,8/10
3,4/5
Presse3,2/5
Spect.Synopsis
Le commissaire Maigret, appelé en urgence au Quai d’Orsay, s’y rend avec le commandant Janvier. Ils y trouvent Mademoiselle Larrieu en état de choc. Le matin même, elle a découvert le corps criblé de balles de Monsieur Berthier-Lagès, ancien ambassadeur renommé dont elle est la domestique depuis 46 ans. Dans l’appartement de la victime, Maigret et Janvier mettent la main sur des milliers de lettres. Le diplomate entretenait depuis cinquante ans une correspondance amoureuse avec la princesse de Vuynes, dont le mari, étrange coïncidence, vient de décéder. En se confrontant aux membres des deux familles et au mutisme suspect de Mademoiselle Larrieu, Maigret va aller de surprise en surprise....
Bande d'annonce
Avis et Commentaires
42 avisSympa mais sans plus. Le film est très dialogué. C’est à la fois sa force et sa faiblesse. Anne Alvaro est géniale mais il y a beaucoup de longueurs. A part ça, Podalydès est plutôt crédible.
Ugc Vélizy
Superbement joué (ah Anne Alvaro👍) Le personnage de Maigret campé par Podalydes est rajeuni et moins monolithique que celui interprété par Bruno Kremer Je suis un peu perdue dans le temps car je n arrive pas à situer l intrigue : est on en 80/90/2000? (En 2000 d'après Télérama) La deuxième fin (qui n existe pas dans le livre et la série avec Kremer) ajoute encore de la profondeur et de la complexité au personnage opaque joué par Anne Alvaro En un mot on est, comme le commissaire, désorienté... Et c est peut être là la force de ce film qui renouvelle subrepticement une intrigue connue et convenue. C est du beau recyclage de classique mais on risque d oublier très vite cette énième version de Maigret car l' exercice bien que brillant est un peu vain car il y manque l' émotion
Vu au Pathé Loire avec Brigitte, Nelly et Stéphanie. Même si les acteurs et les dialogues sont excellents, on s’endort un peu (et pour moi beaucoup). Du coup c’est difficile de suivre l’intrigue. En plus l’histoire est quand même difficilement crédible.
Très bien interprété mais lent
Pascal Bonitzer • 2026 • 1h20 • avec Denis Podalydès, Anne Alvaro, Manuel Guillot, Irène Jacob. Le commissaire Maigret est appelé en urgence au Quai d'Orsay. Monsieur Berthier-Lagès, ancien ambassadeur renommé, vient d'être assassiné. Maigret découvre rapidement que le défunt entretenait une correspondance amoureuse avec la princesse de Vuynes, dont le mari, étrange coïncidence, vient de décéder... ▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️ Dialogues acérés, mystère de l’âme humaine, concision extrême du récit : tout ce qui fait l’esprit de Simenon se retrouve intact ici. Trinquons alors, comme Maigret aime souvent le faire. Non que les nombreuses adaptations de l’écrivain belge soient en général ratées, mais celle-ci est particulièrement réussie. À la fois fidèle au roman (Maigret et les vieillards) et infidèle, comme il se doit. Pascal Bonitzer a fait preuve d’une certaine audace en transposant l’enquête au début des années 2000, juste avant l’avènement des téléphones portables. Et en choisissant Denis Podalydès, éloigné de la corpulence emblématique de Maigret, mais qui colle à la parole judicieuse du personnage et arbore ses fétiches, chapeau et pipe. Le film offre une touche de vintage discrète, sans jamais paraître empesé dans le faux du rétro. L’affaire touche aux hautes sphères de l’État. Un ambassadeur renommé à la retraite a été assassiné dans son appartement. Dépêché par le Quai d’Orsay, Maigret interroge d’abord la gouvernante, Jacqueline, surnommée Jacotte, qui a découvert le corps. Le commissaire rencontre aussi des personnes liées à la princesse de Vuynes, avec laquelle le défunt entretenait une insolite correspondance amoureuse depuis cinquante ans. Comme dans tout Maigret, une sociologie est à l’œuvre. On traverse le milieu huppé d’un beau quartier de Paris, conservateur, catholique. Un monde de convenances où défilent des gens de bonne famille, plutôt âgés, aristocrate, antiquaire, notaire… Maigret écoute surtout. Il pose des questions, bien sûr, mais on a moins l’impression d’assister à des interrogatoires qu’à des entretiens. Où chacun se raconte, un peu comme sur une scène. Ce n’est pas un hasard si le réalisateur a fait appel à des pointures du théâtre, Dominique Reymond, Laurent Poitrenaux, Micha Lescot. Et surtout Anne Alvaro (la gouvernante), voix profonde, geste millimétré, fascinante en domestique bien plus complexe que son profil de vieille fille corsetée ne le laissait présager. La force du film tient beaucoup à ses fantômes et à ses différents secrets, dévoilés seulement en partie. La résolution de l’énigme atteste ainsi d’une demi-réussite pour le commissaire. En modifiant avec beaucoup de malice l’épilogue du roman, Pascal Bonitzer ouvre une brèche pour laisser entrevoir d’autres hypothèses. On serait presque tenté, connaissant l’intérêt de l’ancien collaborateur fidèle de Jacques Rivette pour tout ce qui relève du complot, d’en imaginer un. L’affaire Grossouvre, cette éminence grise de François Mitterrand, qui s’est suicidée à l’Élysée en 1994 dans des circonstances pour le moins troublantes, n’est pas si loin… TÉLÉRAMA • Par Jacques MORICE • Publié le 17 février 2026.














