Nickel Boys raconte l’histoire d’Elwood Curtis, un jeune afro-américain plutôt doué à l’école, qui va décider de rejoindre un lycée des plus réputés. Malheureusement lors de son escale, il se fera arrêter par « erreur » et sera envoyé chez les Nickel Boys, une maison de correction où les jeunes sont envoyés en cas d’infraction jusqu’à la majorité.
Vous aurez bien compris que le « par erreur » est plutôt ironique dans le sens où le film traite de la ségrégation raciale des afro-américains durant les années 60 aux États-Unis, une période charnière qui voyait l’espoir de voir JF Kennedy et Martin Luther King changer les choses et la condition de toutes les communautés.
La particularité du film c’est qu’il est tourné à la première personne c’est à dire que nous sommes pleinement immergé dans la vision des deux protagonistes (Elwood et Turner) et par moment vous retrouvez des scènes qui se sont déjà déroulées dans le film mais avec la vision de chacun des parties et c’est plutôt réussi.
Le sujet des Nickels Boys traitent de faits réels ce qui démontrent une vision glaçante de cette prison où il est parfois impossible de voir sa famille, de recevoir des lettres ou même de pouvoir se mélanger avec les autres, typiquement on leur interdit de pratique du football américain avec les blancs qui ont une meilleure condition de vie dans cette zone.
Je ne peux que vous le conseiller si vous souhaitez connaître davantage cette époque, c’est pas mal mélangé entre images d’archives, l’histoire des années 60 et des périodes plus récentes. Il y a également beaucoup de parallèles avec le film La Chaîne de 1958, réalisé par Stanley Kramer avec en rôle titre Tony Curtis, père de Jamie Lee et surtout l’acteur phare afro-américain de l’époque, Sidney Poitier, qui est véritablement un modèle de réussite pour ses jeunes en quête de rêve et de liberté.
C’est sur Amazon Prime et c’est plutôt bon.