
Parle avec elle
De Pedro Almodóvar
2002
Drame / Romance
1h52
Parle avec elle
De Pedro Almodóvar
2002
Drame / Romance
1h52
6,9/10
4,7/5
Presse3,9/5
Spect.Synopsis
Benigno, un jeune infirmier, et Marco, un écrivain d’une quarantaine d’années, se rendent, chacun de son côté, à un spectacle de Pina Bausch, Café Müller. Ils sont assis l’un à côté de l’autre. La pièce est si émouvante que Marco éclate en sanglots. Apercevant les larmes de son voisin, Benigno aimerait lui faire part de son émotion, mais il n’ose pas. Quelques mois plus tard, les deux hommes se retrouvent dans d’autres circonstances, à la clinique El Bosque, où travaille Benigno. Lydia, la petite amie de Marco, torero professionnel, est plongée dans un profond coma suite à un accident survenu lors d’une corrida. Benigno, quant à lui, est au chevet d’Alicia, une jeune danseuse également dans le coma. Lorsque Marco passe à côté de la chambre d’Alicia, Benigno, sans hésiter, s’approche de lui. C’est le début d’une grande amitié quelque peu mouvementée.
Bande d'annonce
Avis et Commentaires
21 avis2eme Almodovar cette semaine ; quand je m’y remet ! Lol Cette histoire aurait pu être une histoire vraie, forte et réalisée par pas mal de réal, mais comme Woody Allen dans Match Point, le fait qu’Almodovar s’en empare amène un film déroutant, pas larmoyant, dérangeant. Il ne nous « déplace » pas uniquement par l’émotion, car certains ressorts scénaristiques nous font sortir du réel et ne pas croire possible cette histoire. Mais elle nous touche malgré tout et nous déplace. On appréhende au fur et à mesure l’état de la folie de benito, on la sent bien mais on en prend de plus en plus conscience et on est touché par lui au point de ne plus être aussi tranché suite au viol. Il y a un côté gênant là où il nous entraîne mais il ne tranche pas, il nous laisse juge (et laisse la justice faire son travail) mais en faisant pencher la balance vers celui que nous aurions de facto condamner. Comme le personnel de Marco qui apprend à connaître Benito en même temps que nous. Il ne justifie pas, n’excuse pas mais aime. Il laisse le doute sur ce qui a sorti Alice du coma, condamne par la justice Benito mais nous fait l’aimer, il nous montre ce personnage dont Alice ne voulait certainement pas… mais qui est le seul à prendre tout ce temps pour elle dans son état. Un bon film, on retrouve la pâte Almodovar, avec ces histoires aux ficelles parfois dérangeantes et grossières mais qui cherche à nous emmener dans autre chose qu’une belle histoire : des moments de magie, d’art par la danse, le chant, les images… et qui cherche surtout à nous déplacer, nous questionner.
















