
Permis de tuer
De John Glen
1989
Aventure / Action
2h13
Synopsis
Bond se trouve à Key West, en Floride, aux côtés de Felix Leiter. Mais cette fois, ils ne sont pas en mission : Felix se marie et James Bond et son ami Sharky sont ses témoins. Tous trois portent la tenue de circonstance et se rendent en voiture sur les lieux de la cérémonie. Mais un hélicoptère de la brigade des stupéfiants les arrête : Leiter apprend que Franz Sanchez est sur le territoire américain, or, l'agent de la CIA poursuit cet insaisissable parrain de la drogue depuis des années. Retrouvant les réflexes de la bonne époque de leur collaboration, Leiter et Bond réussissent à capturer Sanchez à l'issue d'une poursuite aérienne spectaculaire. Une fois Sanchez aux mains de la police américaine, il ne reste plus au futur marié et à son témoin qu'à sauter en parachute au-dessus de l'église. Mais la victoire de Leiter est de courte durée. Sanchez qui a offert une prime de deux millions de dollars à quiconque le libérera, s'évade.
Bande d'annonce
Avis et Commentaires
26 avisOn s’y ennuie un peu.
🎬 16ième opus de la saga James Bond. La sixième réalisation de John Glen, est la seule à ne pas être inspiré d’un roman d’Ian Flemming et sans conteste la plus violente.Timothy Dalton livre une facette plus sombre, et plus réaliste de James Bond, Robert Davi qui incarne le terrible Sanchez est formidable. La chanson « Licence To Kill » interprétée par Gladys Knight est parfaite. On peut apercevoir un certain Benicio Del Toro tout jeunot qu'on aura l'occasion de revoir avec plaisir. Un seul regret, ne pas voir Timothy Dalton poursuivre l'aventure. Même si Pierce Brosnan arrive, prêt à reprendre le flambeau. 🎬 🎬 🎬
Premier James Bond que je me souviens avoir été voir tout seul au cinéma, comme un gl... heu, grand, ce "Permis de Tuer (Licence to Kill)" est aussi le dernier que je suis allé voir au ciné... jusqu'à la sortie de "Skyfall" en 2012, soit 23 ans plus tard (une génération de spectateur/trices d'écart mais surtout un radical changement de la consommation cinématographique). Boudant les quatre 007 de l'acteur américano-irlandais Pierce Brosnan (mais tout de même vus, en VHS, DVD ou lors de passages TV) et loupent totalement le reboot testostéroné du plus célèbre agent secret de Sa Royale Majesté par le britannique Daniel Craig -jusqu'à ce "Skyfall"- je trouvais perdu l'esprit Bond, entre placements de produits à gogos faisant des derniers opus de longues publicités en 16/9ème, et intégration du parkour dans les nouvelles course-poursuites destructrices de films qui fleuraient légèrement le remake. Même si dans ce "Permis de Tuer (Licence to Kill)" de 1989, l'esprit Bond en question s'était déjà barré -en sucettes ?- avec ce pitch de Bond, abandonné par les services secrets, se livrant à une vendetta personnelle. Témoin dans les Keys en Floride (USA), avec Sharkey (Frank McRae), du mariage de Felix Leiter (incarné par sept acteurs différents dans les films d'EON Productions, dont David Hedison, qui reprend ce rôle, après "Vivre et laisser mourir" en 1973), agent de la CIA et ami de James Bond (Timothy Dalton), ce dernier et le futur marié n'hésitent pas à retarder leur arrivée à l'église pour arrêter le plus gros trafiquant de drogue du monde : Franz Sanchez (Robert Davi)... mais, Sanchez, après une alléchante promesse de deux millions de dollars à qui le ferait évader, ne tarde pas à parvenir à... s'évader, allant faire connaître une mortelle nuit de noces à la nouvelle Mme Leiter et mutiler gravement Felix ! En découvrant les corps de son ami et de sa femme, James va prolonger son congé en Floride et en oublier sa mission, au point de prendre congé du MI-6 et -surtout- se voir retirer son célèbre 00 (permis de tuer) par M (Robert Brown) : désormais seul, Bond va se lancer dans sa vengeance personnelle et à la recherche du trafiquant de drogue pour le tuer, mais aussi de détruire tout ce qui le concerne... probablement l'intrigue la plus simple de tous les films de James Bond , car elle manque de mystère et de complexité. Pas de traque de technologies secrètes russes, pas de ligue d'assassins à débusquer, pas d'agents doubles cherchant à semer la discorde entre deux superpuissances et à déclencher la Troisième Guerre mondiale. C'est simplement une histoire de vengeance. Un mélange entre Un justicier dans la ville et James Bond, avec une bonne dose d'explosions typiques des années 80. C'est peut-être le film qui s'éloigne le plus de la franchise James Bond , tant au niveau de l'intrigue que des thèmes abordés. C'est assurément le plus violent, avec des scènes particulièrement sanglantes pour certains personnages. Il est aussi assez inhabituel pour Bond de renier la Reine et la Patrie par vengeance, mais ce choix est plus logique que certaines décisions prises dans les films suivants – nous y reviendrons, promis. C'est peut-être ce qui explique son échec commercial et sa mauvaise réputation. Et même si, d'ordinaire, je considère que Bond est au-dessus de ça, comme un trafiquant de drogue — un reproche que j'avais formulé à l'égard du méchant dans Vivre et laisser mourir —, j'ai quand même beaucoup apprécié Permis de tuer . Pourquoi ? Parce que, cette fois, c'est personnel… c’est personnel ! D’autant que ça ravive les souvenirs dramatiques de son propre mariage (voir « On Her Majesty’s Secret Service », 1969). Sa mutilation par un requin, point de départ du scénario de Permis de tuer, figurait à l'origine dans le roman Requins et services secrets de Ian Fleming duquel a été adapté le film Vivre et laisser mourir. David Hedison (VF : Daniel Russo) : Felix Leiter Priscilla Barnes (VF : Sylvie Moreau) : Della Churchill Leiter avec l'aide de l'agent de la CIA Pam Bouvier et du spécialiste des gadgets du MI6, Q, ils parviennent à faire tomber Sanchez et son empire de la drogue corrompu. Pam Bouvier, une indic de la CIA qui connait elle-même l’organisation de Sanchez et est recherchée par celle-ci. Le (futur) couple s’associe et part pour Isthmus City où Sanchez exerce sa main mise. Se faisant passer pour un tueur à gages, James Bond tente de se rapprocher de Sanchez qui commence à s’intéresser à lui. accompagné par la belle Pam Bouvier (Carey Lowell). Et ils seront rejoints sur place par Q (Desmond Llewelyn) envoyé officieusement sur le terrain par Miss Moneypenny, inquiète pour son espion adoré. Killifer (Everett McGill), l'un des agents chargés de son transfert dans un établissement de haute sécurité, cède à la cupidité et accepte le pot-de-vin de Sanchez pour le faire libérer. Lors de sa visite suivante au jeune couple, Bond découvre la jeune mariée morte et Leiter paralysé par une morsure de requin à la jambe. Déterminé à se venger détruire son trafic de drogue et de le manipuler pour qu'il se méfie de tous ses alliés. Le MI-6 refuse de poursuivre cette entreprise et tente de ramener Bond au Royaume-Uni, mais nous savons tous que cela n'arrêtera pas un James Bond déterminé qui agit en marge de la société et infiltre un réseau criminel. scène d’ouverture où un Bond souriant est témoin du mariage d’un couple d’amis sous le soleil de Miami (même si le marié et le témoin ont été obligés de faire un petit détour pour arrêter un baron de la drogue dans la séquence d’ouverture). Le film s'ouvre sur un changement majeur dans la musique de la fameuse séquence du canon de pistolet. Si le thème de James Bond composé par Monty Norman retentit lorsque Bond tire sur la caméra et que le sang gicle à l'écran, la musique précédente est totalement inaudible. Ce détail prendra toute son importance par la suite. Bond et Leiter sont interrompus en route vers l'église par des agents de la DEA qui sollicitent l'aide de Leiter pour appréhender le mystérieux baron de la drogue Franz Sanchez (Robert Davi). Pour la première fois depuis des années, Sanchez a foulé le sol américain, arrachant son ancienne amante, Lupe Lamora (Talisa Soto), des bras d'un de ses rivaux. L'opération est menée de main de maître grâce à une cascade spectaculaire et impressionnante : l'avion de Sanchez est accroché à un hélicoptère de la DEA et ramené au sol. Après leur succès, Bond et Leiter sautent en parachute juste devant l'église où la fiancée de Leiter, Della (Priscilla Barnes), les attend avec impatience. On a là une séquence d'ouverturele tuer, mais aussi de détruire tout ce qui le concerne exceptionnellement axée sur l'intrigue ; le film proprement dit démarre presque sans interruption une fois le générique de fin passé. Et c'est peut-être pour cette raison que le ton du film est radicalement différent de tout ce qu'on a pu voir dans un James Bond : dès les premières secondes, la séquence d'ouverture sert d' amuse-bouche exaltant , nous mettant en appétit pour l'aventure grâce à un mini-film d'action trépidant, souvent agrémenté de cascades grandiloquentes et parfois excessives. Au moins, la cascade est réussie ; le reste s'enlise dans un excès d'explications à mon goût, et notamment, la tentative de démontrer à quel point Bond et Leiter sont les meilleurs amis du monde semble clairement destinée à préparer les plus de deux heures de film qui suivent. Cela exige de notre part un investissement bien plus important dans la relation Bond/Leiter que ce que les six précédentes apparitions de l'espion américain nous avaient naturellement permis d'espérer ; franchement, avant ce film, je n'avais jamais eu l'impression que lui et 007 étaient autre chose que des collègues se respectant mutuellement. Et cette construction de personnages, pour la plupart peu convaincante, me rend très méfiant envers une introduction qui, par ailleurs, est parfaitement conforme aux attentes : exubérante, aventureuse et élégante. Elle sert un but narratif, et le remplit bien, mais il y a quelque chose qui cloche. Fuite du baron en question, un certain Sanchez (Robert Davi) qui, après une revanche bien sentie contre le couple d’amis de Bond, retourne fissa dans son propre Etat d’Amérique Latine qu’il gouverne officieusement et dans lequel il a construit une immense usine ultra moderne pour produire de la drogue (usine cachée derrière un temple religieux grâce à l’aide d’un évangéliste / homme de paille). Ce sera l’occasion pour le Bond de Timothy Dalton de goûter enfin au luxe (ce qui lui manquait clairement dans le précédent opus). Bond est plein aux as après avoir récupéré l’argent de Sanchez, et le disperse aux quatre vents (parfois littéralement). Direction donc un hôtel de luxe, le casino puis le palais mégalo construit par Sanchez quand il a réussit à gagner la confiance de celui-ci. film d'espionnage britannique réalisé par John Glen et sorti en 1989. Il est le 16e opus de la série des films de James Bond produite par EON Productions. Timothy Dalton y incarne James Bond pour la seconde et dernière fois. Deuxième et dernier Bond de Timothy Dalton, « Licence to Kill » enfonce le clou du 007 sombre et « réaliste » avec plus de violence (mais aussi quelques concessions) Quelques mois nous séparent encore de Mourir peut attendre, et alors que la dernière aventure de James Bond dans laquelle officiera Daniel Craig attend sagement de pouvoir être exploitée en salles à l’international, Ecran Large ré-explore l’intégralité de la saga consacrée aux aventures de l’agent 007. Seconde aventure pour Timothy Dalton en espion anglais, bien sombre et violent dans le plus sanglant des James Bond : Permis de tuer. Rapidement après Tuer n'est pas jouer, le producteur Albert R. Broccoli et les scénaristes Michael G. Wilson et Richard Maibaum discutent du film suivant. Ils veulent alors adopter un style plus sombre et situer l'histoire dans un lieu inédit dans la saga Le gouvernement chinois avait alors invité la production dans son pays. Mais après la sortie du film Le Dernier Empereur (1987) de Bernardo Bertolucci, tourner en Chine n'était plus très original Les scénaristes avaient déjà envisagé une poursuite sur la Grande Muraille et un combat dans le mausolée de l'empereur Qin De plus, le Triangle d'or était au cœur de l'intrigue La décision est alors prise de situer l'histoire dans un pays tropical, pendant que Broccoli négocie pour tourner au Mexique, notamment dans les Studios Churubusco[10]. En raison du Films Act de 1985, les artistes étrangers sont désormais surtaxés au Royaume-Uni Pour la petite histoire, ce 16e James Bond est le premier a être filmé entièrement en dehors de la Grande-Bretagne. Les séquences de studio ont été tournées non pas aux Studios Pinewood près de Londres mais aux Estudios Churubusco dans la banlieue de Mexico. C'est donc le premier film de la saga à ne pas être tourné au Royaume-Uni. Seule la post-production et le réenregistrement du son sont réalisés aux Pinewood Studios L'histoire est inspirée d'une partie du roman Vivre et laisser mourir dans lequel Felix Leiter se fait piéger dans un entrepôt et manque de mourir dévoré par des requins ; James Bond le venge quelques jours plus tard avant d'aller affronter Mister Big alias le Baron Samedi sur l'île de Surprise. Le personnage de Milton Krest, violent envers les femmes, est originellement tiré de la nouvelle Le Spécimen rare de Hildebrand, extraite du recueil Bons baisers de Paris (For Your Eyes Only en version originale). Michael G. Wilson et Richard Maibaum se chargent de la première mouture du scénario En raison d'une grève de la Writers Guild of America en 1988, Maibaum ne peut finalement plus y participer Le scénario original est alors titré Licence Revoked (qui pourrait être traduit par Permis annulé) et écrit spécifiquement pour le Bond de Timothy Dalton Le tournage débute le 19 juillet et finit le 18 novembre 1988 l débute au Mexique qui sert de décors à la république fictive d'Isthmus[8], notamment à Mexico et à Acapulco (Villa Arabesque). Les scènes sous-marines se sont déroulées à Isla Mujeres à côté de Cancún, au large de la péninsule du Yucatán Le 1er août 1988, l'équipe se rend dans les Keys en Floride, notamment à Key West. Le Seven Mile Bridge est utilisé pour la scène du camion blindé transportant Sanchez. La maison d'Ernest Hemingway ou encore l'aéroport international de Key West font partie des nombreux lieux utilisés dans l'archipel La séquence de la course-poursuite sur la Rumorosa a été tournée en sept semaines et supervisée par Remy Julienne et son équipe de cascadeurs. La Rumorosa est une autoroute située en plein désert à 80 km de Mexicali. Pour les besoins du film la société de camions Kenworth a fabriqué 8 camions citernes sur mesure Timothy Dalton (VF : Guy Chapellier) : James Bond Carey Lowell (VF : Dominique Chauby) : Pamela « Pam » Bouvier Robert Davi (VF : Gérard Hernandez) : Franz Sanchez Talisa Soto (VF : Marie-Christine Darah) : Lupe Lamora Anthony Zerbe (VF : Jean Violette) : Milton Krest Everett McGill (VF : Bernard Tixier) : Ed Killifer Wayne Newton (VF : Georges Berthomieu) : Pr Joe Butcher Benicio del Toro (VF : Julien Kramer) : Dario Anthony Starke (VF : Éric Legrand) : William Truman-Lodge Pedro Armendáriz Jr. (VF : Hervé Jolly) : Président Hector Lopez Desmond Llewelyn (VF : Louis Arbessier) : Q Don Stroud (VF : Max André) : Colonel Heller Cary-Hiroyuki Tagawa (VF : José Luccioni) : M. Kwang Caroline Bliss : Miss Moneypenny Grand L. Bush (VF : Mostéfa Stiti) : Hawkins, agent de la DEA Rafer Johnson : Mullens[6], agent de la DEA (pré-générique) Christopher Neame : Nick Fallon, un agent du MI6 Claudio Brook (VF : Serge Blumenthal) : Señor Montelongo[7] Jorge Russek : Pit Boss Humberto Elizondo : le directeur adjoint de l'hôtel Branscombe Richmond : un homme dans le bar (non crédité) Michael G. Wilson : la voix d'un agent de la DEA (pré-générique / caméo non crédité) Permis de tuer rapporte 156 167 015 $ de recettes mondiales, dont 34 667 015 $ aux États-Unis Au Royaume-Uni, le long-métrage totalise 7 500 000 £ malgré l'interdiction aux moins de 15 ans par la British Board of Film Classification qui a fait chuter les audiences Le résultat au box-office américain est considéré comme une déception commerciale en raison de la forte concurrence en salles au moment de la sortie du film tels que L'Arme fatale 2, SOS Fantômes 2, Indiana Jones et la dernière croisade et Batman, ce qui lui permet d'atteindre seulement la 36e place du box-office annuel C'est la première fois de l'histoire de la franchise des James Bond qu'un film ne parvient pas à rembourser le budget de productionet s'agit, avec l'inflation, le film de la franchise le moins réussi financièrement aux États-Unis Permis de tuer entre de justesse dans le top 10 du box-office allemand avec 2 472 732 entrées, résultat solide mais le plus faible jamais obtenu en Allemagne dans toute l’histoire de la saga car en baisse par rapport à Tuer n'est pas jouer, qui accusait déjà une nette perte d’entrées par rapport au début des années 1980 En France, le long-métrage enregistre 2 093 006 entrées, faisant relativement mieux que Tuer n'est pas jouer et lui permettant de se hisser à la neuvième place du box-office annuel, malgré une baisse de fréquentations en salles en 1989 Plusieurs scènes ont été coupées au montage final : Après l'agression de Leiter, Bond retourne à son bureau pour rechercher des indices. Sharkey essaie d'entrer mais les autorités l'arrêtent, avant que Bond donne son accord. Bond se rend au port et demande à un propriétaire de bateau s'il peut emprunter le véhicule. Avant de rejoindre le bateau de Krest en plongée, Bond et Sharkey l'espionnent en bateau. Bond atterrit dans un aérodrome et rejoint Pam. Ils voient les clients chinois sortir d'un jet privé. À l'hôtel d'Isthmus City, Bond regarde une interview de Sanchez dans son casino. Bond allume sa cigarette avec le briquet que Leiter lui a offert. Sanchez rejoint ensuite sa limousine. Bond sort ensuite son arme pour la charger. Bond se rend à la banque de Sanchez et le rencontre par le fruit du hasard. Ce dernier part à la rencontre des Chinois. Lorsque Lupe dépose Bond dans la villa de Sanchez, il rejoint la plage privée. Bond rejoint Pam, ils sont espionnés par les autorités chinoises. Bond l'empêche de boire la vodka Martini. Dans le film, elle boit la boisson. Les autorités chinoises emmènent Bond ligoté dans une pièce d'interrogatoire. Dans le film, l'interrogatoire a lieu directement. Lorsque Lupe et Bond s'enfuient à bord d'un bateau, on devait à l'origine voir Lupe déposer Bond. Erreurs et incohérences Dans le film, il est dit que le requin qui arrache la jambe de Leiter et qui tue Killifer est un grand requin blanc, or les images montrent clairement que c'est un requin-tigre. Lorsque Sanchez menace d'envoyer Bond à la broyeuse par un tapis roulant, celui-ci se tient par un barreau horizontal de la rambarde. Au moment où l'agent secret parle des missiles Stinger au trafiquant, ses mains se tiennent, selon les plans, bien entre deux barreaux verticaux et parfois collées contre un de ces deux barreaux et vice versa. Permis de tuer fut un film d'adieux : dernière apparition de Timothy Dalton dans le rôle de 007, mais aussi dernier film de James Bond pour le scénariste Richard Maibaum, pour le directeur de la photographie Alec Mills, pour le concepteur de génériques Maurice Binder et pour le réalisateur John Glen (après cinq films de la série). En 1989, le syndicat des scénaristes américains décida d'une grève ; syndicaliste de longue date, Richard Maibaum cessa alors de travailler au scénario de Permis de tuer. Le producteur Michael G. Wilson dut achever le script. Robert Davi, qui incarne Franz Sanchez, eut l'occasion d'interpréter 007 : il se substitua à Timothy Dalton pour faire passer des bouts d'essai à des actrices lors de la recherche d'une Lupe Lamora. Au sujet de Talisa Soto, Davi déclare : « Je tuerais pour elle, et je pense que le public peut le comprendre. » À Isthmus City, Pam Bouvier se fait appeler Miss Kennedy par allusion à l'ex-première dame des États-Unis Jackie Kennedy, dont le nom de jeune fille était Bouvier. La scène de démission de Bond fut filmée dans la maison d'Ernest Hemingway à Key West. Lorsque M révoque le « permis de tuer » de Bond, celui-ci réplique : « Ça sera donc... un adieu aux armes », référence à l'un des romans célèbres de l'écrivain américain. Certains membres de l'équipe du film ont pensé que le site de la scène avec les camions Kenworth était hanté. Parmi les événements étranges, une photo de l'explosion d'un camion montrant une « main » de feu. Cette sinistre « main » n'apparaît pourtant sur aucune des images en mouvement. Ce film marque aussi les débuts d'un acteur qui sera notoire : Benicio del Toro, qui incarne Dario, l'homme de main préféré de Sanchez. Contrairement au film précédent (Tuer n'est pas jouer), Timothy Dalton n'est pas doublé en français par Edgar Givry mais par Guy Chapellier. Parmi les placements de produits, remarquons les appareils photo Olympus, les pellicules Kodak, les hélicoptères de l'Aérospatiale et la bière Carlsberg. Permis de tuer fut le premier film de James Bond classé PG-13 aux États-Unis (avertissement donné aux parents d'enfants de moins de 13 ans) par la MPAA ; au Royaume-Uni, il demeure le seul film de Bond qui ait été réservé aux personnes de plus de 15 ans. Le drapeau de la république fictive d'Isthmus, inspirée elle-même du Panama (le président Hector Lopez figurant le général Manuel Noriega), ressemble à celui du Guatemala. Pedro Amendáriz Jr incarne un rôle dans Permis de tuer, 27 ans après son père, Pedro Armendáriz, qui jouait Ali Kerim Bey dans Bons Baisers de Russie. Permis de tuer a fait l'objet d'une novélisation par John Gardner, dont l'histoire reprend le scénario du film écrit par Michael G. Wilson et Richard Maibaum. Elle a été publiée en 1989 au Royaume-Uni sous le titre de Licence to Kill avant de paraître la même année en France, aux éditions Presses Pocket, dans une traduction d'Odile Ricklin, sous le titre de Permis de tuer. La novélisation reprend fidèlement le scénario du film et la plupart des scènes coupées avec toutefois quelques petites modifications et ajouts. Pour respecter la continuité avec les romans de Ian Fleming, John Gardner précise que c'est la seconde fois que Felix Leiter se fait mutiler par un requin (Dans le troisième chapitre, Quand la foudre frappe deux fois), la première étant dans le roman Vivre et laisser mourir. Du coup, ce sont les membres artificiels, la chair et les os au niveau des moignons qui sont principalement mutilés. On peut cependant remarquer une incohérence avec ce souci de continuité : il n'y a aucune mention du fait que Milton Krest est mort sur le Wavekrest dans la nouvelle Le Spécimen rare de Hildebrand de Fleming. La novélisation précise que c'est la seconde fois que Felix se marie et qui plus est, cette fois avec une des plus vieilles amies de 007. Lupe Lamora a remporté le concours Miss Galaxie, Pam a passé deux ans dans l'armée de l'air américaine en tant que pilote et le prénom de Truman-Lodge est William. Cela faisait cinq années que Leiter attendait que Sanchez vienne aux États-Unis. Au point de vue des différences, James Bond ne saute pas en parachute avec Felix après avoir capturé Sanchez. Le lecteur n'assiste pas directement à l’interrogatoire de Sanchez, la mutilation de Leiter et à l'achat de drogue via l'émission du professeur Joe, il l'apprend dans des dialogues ou dans les pensées des personnages. 007 n'utilise pas un Walther PPK mais un P38K. Une scène a été ajoutée où Bond pose l'hydravion en prenant soin d'éviter les autorités avant de se rendre à un hôtel (un certain David Wolkovsky est mentionné durant ce passage mais il n'est pas précisé qu'il s'agisse du même que celui de Scorpius). Gardner offre également le point de vue de Pam pour la scène où elle suit le convoi en avion jusqu'au Temple de la méditation. Bond pose également des micros dans le bureau de Sanchez et ne fait pas de roue arrière avec le camion. Les Stinger sont remplacés pas d'autres lance-missiles de type prototype et Q débarque avec la cavalerie au Temple de la méditation. Pour remplacer John Barry qui avait des problèmes de santé, les producteurs ont appelé à la rescousse le new yorkais Michael Kamen, qui avait notamment signé les bandes originales de « Die Hard » (1988) et « Lethal Weapon » (L’arme fatale, 1987). Michael Kamen compose pour la première fois la bande originale d'un film de James Bond, en raison de l'indisponibilité du compositeur habituel de la saga, John Barry, qui subit au même moment une opération à la gorge. La chanson du générique d'entrée Licence To Kill est interprétée par Gladys Knight. À l'origine, Eric Clapton et Vic Flick devaient la chanter[16]. Elle est composée par Narada Michael Walden, Jeffrey Cohen et Walter Afanasieff. La chanson contient un échantillon de cuivres tirés de Goldfinger[17]. Le clip est réalisé par Daniel Kleinman (en), qui composera plusieurs génériques dont celui de GoldenEye (1995). La chanson du générique de fin If You Asked Me To interprétée par Patti LaBelle. La chanson deviendra un tube grâce à la reprise de Céline Dion. La brève incursion dans le rock des années 80 s'achève brutalement avec l'interprétation par Gladys Knight de « Licence to Kill », écrite par Narada Michael Walden, Jeffrey Cohen et Walter Afanasieff (on peut douter que le titre initialement prévu pour le film, « Permis révoqué » , aurait aussi bien convenu à une chanson thème). La production est d'une lourdeur insupportable. Rien de tel que les ballades pop teintées de R&B de la fin des années 80/début des années 90, avec leurs envolées orchestrales démesurées après le pont ; c'est exactement ce qu'on retrouve ici, avec des paroles d'une stupidité abyssale. Comme dans « J'ai un permis de tuer / Et tu sais que je vise droit au cœur », ce qui est sans doute la façon la plus évidente d'intégrer l'expression « permis de tuer » dans une chanson pop, et ça ne la rend pas pour autant plus ringarde. Et, dans la plus pure tradition de l'inimitable Rita Coolidge, Knight échoue lamentablement à faire un travail digne de ce nom après Shirley Bassey, en proposant une interprétation des paroles qui communique, subtilement mais sans équivoque, « une fois que je t'aurai touché avec mon pistolet d'amour, on va faire l'amour de la manière la plus incroyable et la plus torride qui soit ». Mais soyons honnêtes, la carrière solo de Gladys Knight dans les années 80 était bien plus axée sur une musique douce et consensuelle que sur de la soul à pleins poumons. Bonus ! Le générique de fin mentionne un deuxième single, « If You Asked Me To » de Patti LaBelle, que, comme toujours, nous ne prenons pas en compte dans la note officielle, même si cela ne changerait pas grand-chose. En réalité, il s'agit simplement d'une énième fois du même fredonnement de fond, parfaitement inoffensif, juste assez lent pour une soirée dansante de collège, avec l'avantage considérable que les paroles ne sont pas aussi imbéciles et agaçantes. Après s’être repassé la (longue) phase Roger Moore allant du meilleur (L’Espion qui m’aimait) au pire (Octopussy), on est arrivé à la période plutôt méconnue de la franchise James Bond : Timothy Dalton. Vous savez celui qui a porté le costume deux fois avant le fameux Pierce Brosnan ? Eh bien oui, l’acteur originaire du Pays de Galles a lui aussi eu le droit à son Walther PPK et à son permis de tuer. Et c’est justement de ça qu’on va vous parler, de Permis de tuer. Avec ce 16e opus de la saga, les producteurs ont tenté de moderniser la licence en injectant une bonne dose de violence plutôt bien sentie. Néanmoins, l’ensemble laisse plutôt à désirer et n’a malgré tout pas réussi à passer les années. Avant de voir enfin Permis de tuer pour la première fois, on m'avait assuré que c'était le pire James Bond de la franchise. Le fait que Dalton ait quitté le rôle après ce film n'a fait que renforcer cette idée reçue. Je ne l'ai vu qu'en 2014, et une fois le générique terminé, je suis resté songeur. Certes, c'était un film très différent de tous les autres James Bond . Pourtant, je ne comprenais pas vraiment sa mauvaise réputation, car je l'avais trouvé divertissant. Avantages L'idée que Bond devienne un hors-la-loi par vengeance est très différente et rend l'intrigue extrêmement simple. Certaines décisions intuitives de Bond créent un suspense et un drame captivants, tout en témoignant de son ingéniosité remarquable. De bonnes scènes d'action et des cascades impressionnantes, avec les grosses explosions qui ont fait la renommée des années 80. Le fait que Bond utilise la paranoïa de Sanchez pour obtenir ce qu'il veut est très satisfaisant. Cons Le jeu d'acteur et les accents sont incohérents. L'histoire de couverture de l'usine de fabrication de médicaments est étrange. La coupe de cheveux de Timothy Dalton Comment une usine de drogue peut-elle prendre feu aussi rapidement ? Pas de système d'extinction automatique ? Lamora tombe amoureuse de Bond après avoir à peine interagi avec lui de manière positive. Permis de tuer est un produit typique de son époque. Si James Bond a sans doute été l'une des franchises d'action phares des années 80, de nombreux autres films d'action américains ont connu le succès durant cette décennie, avec des acteurs comme Arnold Schwarzenegger et Sylvester Stallone, ce qui, à mon avis, a influencé la direction prise par ce film. Et même si ce film est très différent des autres de la franchise, Timothy Dalton incarne toujours James Bond à mes yeux, et le scénario lui permet de démontrer toute sa ruse. On a déjà vu James Bond déjouer ses ennemis, et on l'a vu traquer les méchants avec un minimum d'indices. Mais on ne l'a jamais vu se lier d'amitié avec le principal antagoniste et le manipuler au point de se méfier de ses propres hommes et de les éliminer par pure paranoïa. Si l'on ignorait que Sanchez était un baron de la drogue impitoyable prêt à donner des gens en pâture aux requins, James Bond pourrait passer pour le véritable méchant de ce film, avec ses complots et sa cruauté – il donne aussi des gens en pâture aux requins dans ce film ! C'est un aspect du personnage qui n'a jamais été exploré, et plus j'y pense, plus j'aimerais qu'on réalise une bande-annonce pour ce film où il serait le méchant. Que Bond soit ou non le héros de ce film, l'aventure n'en reste pas moins palpitante. James Bond parcourt moins le monde que d'habitude et reste principalement en Floride, sur son chemin vers Sanchez. Le fait qu'il agisse en marge de sa mission signifie qu'il doit se méfier du MI-6 à ses trousses, ainsi que des hommes de main de Sanchez, qui pourraient le démasquer. Des forces extérieures veulent également capturer Sanchez vivant pour leurs propres opérations antidrogue, ce qui ajoute encore à la tension et instaure un compte à rebours invisible, suggérant que Bond n'a plus beaucoup de temps pour agir et éliminer Sanchez. Il n'est cependant pas complètement seul. Il reçoit l'aide de quelques alliés en cours de route, dont je ne dévoilerai rien à ceux qui ne l'ont pas vu, car l'apparition d'un personnage en particulier est une agréable surprise. Permis de tuer est loin d'être parfait, car à plusieurs reprises, les personnages et les acteurs ne sont pas à la hauteur. Timothy Dalton porte le film à bout de bras, tandis que plusieurs autres membres de la distribution peinent à convaincre. Robert Davi peut jouer un méchant et a déjà fait bonne figure dans d'autres films. Cependant, il a du mal à conserver un accent colombien/cubain/vénézuélien/??? constant tout au long du film. S'il n'avait pas l'air beaucoup plus jeune que Davi, ils auraient dû confier le rôle du méchant principal à Benicio Del Toro. Del Toro aurait au moins pu maintenir un accent plus constant. Il y a aussi le personnage de Lupe Lamora (Talisa Soto). Présentée dès le début comme la conquête amoureuse de Sanchez, elle a plusieurs interactions conflictuelles avec Bond durant la première moitié du film. Puis, elle opère un revirement soudain et tombe amoureuse de lui pour des raisons que l'on suppose hors champ. Au moins, lorsque Pussy Galore a trahi Goldfinger, elle n'avait aucune relation amoureuse avec lui et s'est fait violer, séduite par le charme de Bond. Lamora n'a d'ailleurs qu'un rôle mineur dans le film. Elle se contente de donner à Bond quelques informations utiles pour atteindre son objectif, mais on pourrait la supprimer de l'intrigue sans que cela n'y change grand-chose. Il y aurait bien d'autres petits détails à redire, comme l'étrange façade que Sanchez utilise pour son trafic de drogue avec ce pasteur évangélique à la télé, un détail qui me paraît absurde, ou encore l'absence de système d'extinction automatique dans une usine de cocaïne ultramoderne, qui risque d'exploser après un petit incendie dans un labo. Mais ces défauts sont insignifiants comparés à l'expérience globale. Permis de tuer compense largement ses imperfections par des scènes d'action et des cascades spectaculaires. La course-poursuite finale en semi-remorques dans la montagne est palpitante et pleine de moments forts. Les séquences où Bond doit échapper au MI-6 ou aux hommes de Sanchez sont trépidantes et divertissantes. James Bond est tout simplement génial dans ce film, dans la plus pure tradition des années 80, où l'on peut se permettre de prendre les choses avec légèreté et de savourer le côté déjanté de l'action. Permis de tuer est sans doute le film le plus emblématique des années 80 de la franchise James Bond . Il marque une rupture nette avec les précédents opus en termes de ton, de thèmes, d'action et d'intrigue. C'est une simple histoire de vengeance qui prend des tournures sombres et macabres inattendues. Si vous êtes un puriste de James Bond , je comprends que vous puissiez le détester. Personnellement, j'apprécie cette originalité car le film reste divertissant, fidèle à l'esprit des James Bond , et Timothy Dalton y est toujours aussi excellent que dans Tuer n'est pas jouer . L'action et le drame, bien présents, compensent les quelques défauts de ce film d'action typique des années 80. Sans doute le plus sombre et le plus sanglant des films de James Bond jusqu'à l'ère Daniel Craig, Permis de tuer ne fait pas dans la dentelle en matière de morts et de violence. Nombre de méchants, de sbires et d'alliés ont connu une fin tragique dans les films précédents, mais cela restait souvent suggéré plutôt que montré. Je ne me souviens d'ailleurs pas avoir vu d'amputation par un requin avant Permis de tuer . Ainsi, même si ce film n'est pas aussi gore que d'autres films d'action de l'époque, comme Predator , il atteint un niveau inédit pour James Bond, ce qui le distingue des autres. Il est fort probable que malgré le succès de « The Living Daylights« , le premier Bond de Timothy Dalton, qui paraissait quasi austère par rapport aux épisodes menés par Roger Moore, les producteurs aient décidé qu’ils étaient allés un peu trop loin dans la déconstruction. C’est visible dès la "Licence to Kill » est aussi un retour au grand méchant mégalo. En la matière, Sanchez vaut son pesant de cacahuètes. De même pour son second Dario, joué par un tout jeune Benicio Del Toro, vicieux à souhait. qui trouve ici son premier rôle important au cinéma (il avait inauguré sa carrière cinématographique l’année précédente dans la comédie familiale « Big Top Pee-wee » !). Tout en restant ancré dans une approche réaliste, « Licence to Kill » retrouve un peu du divertissement over the top (ah la course de camion finale !) et de l’humour qu’il semblait avoir mis de côté. Il a même DEUX très belles donzelles qui aimeraient bien le mettre dans leur lit. Mais attention, pas de révolution pour autant, Dalton est bien décidé à rester le plus sérieux des James Bond, une lecture d’après lui bien plus fidèle du personnage créé par Ian Fleming. Et « Licence to Kill » reste l’un des épisodes les plus sombres et des plus violents de la saga. « Licence to Kill » ne sera pas le succès escompté au box office, surtout après les promesses de renouveau apportées par « The Living Daylights ». Trop sombre, trop éloigné des codes James Bondiens, ou trop entre deux eaux (je continue à trouver que « The Living Daylights » allait plus loin dans la décontruction post-Moore) ? En tout cas, le public ne s’y retrouve pas. Suite à un conflit juridique, il faudra attendre six ans (une éternité pour la saga James Bond) pour retrouver 007 dans « Goldeneye »…. et sans Timothy Dalton, lassé d’attendre et libéré de ses obligations contractuelles par le retard pris. Il nous faut maintenant dire adieu à Maurice Binder, pilier de la saga, qui a conçu le générique de 16 des 16 premiers films de James Bond. Décédé en 1991, alors que la franchise était au bord du gouffre, embourbée dans une zone grise juridique et une série de bouleversements sociologiques qui menaçaient sa survie même. Mais ceci est une autre histoire. En attendant, penchons-nous sur le final involontaire de Binder à son iconique série de silhouettes de femmes nues dansant lentement. Après une décennie difficile, marquée par des erreurs et des projets avortés (son travail grotesque pour Dangereusement vôtre étant à la fois le plus étonnant et le plus affreux de tous les génériques de James Bond), il a terminé sur une note positive, même si ce n'était pas un triomphe. Le générique s'ouvre sur des images d'appareils photo – la première chose que l'on voit, en fait, est une photo fixe d'une femme pointant un appareil vers nous, une image à la fois inquiétante et glauque – et l'on s'attend à une scène assez pénible à supporter. Mais à un moment donné, Binder abandonne tout simplement et montre des femmes qui dansent, tournoyant principalement. Et il y a deux raisons pour lesquelles cette séquence est au moins un peu au-dessus de la moyenne : l'utilisation de couleurs vives est vraiment saisissante et novatrice, différente de tout ce qu'il a fait auparavant ; et c'est la plus érotique de toutes ses séquences, avec un moment précis où l'on voit sans aucun doute des poils pubiens et des tétons. Et, soyons honnêtes, les poils pubiens et les tétons sont les deux choses que l'on scrute secrètement pendant chaque séquence de Binder. agent de la DEA Ed Killifer (Everett McGill), séduit par l'offre de deux millions de dollars de Sanchez à l'homme qui le fera évader, décide de s'en charger lui-même ; le tout premier acte du baron de la drogue en homme libre est de lâcher ses hommes de main sur les Leiters ; Della est tuée après avoir été, vraisemblablement, violée, tandis que Felix est lentement immergé dans un bassin à requins et perd sa jambe ; ce détail est tiré du roman Vivre et laisser mourir , et constitue, je crois, la seule touche d'Ian Fleming dans cette histoire entièrement originale, le premier film de James Bond dont le titre ne correspond à aucun roman ou nouvelle de Bond ; bien sûr, l'expression « permis de tuer » est un élément important de la mythologie de Bond, et ne peut donc être considérée comme totalement originale. Fou de rage, Bond se lance à la recherche des hommes qui ont mutilé son ami, un homme exceptionnel qu'on n'a vu qu'une seule fois ces quinze dernières années, et qui a jeté Killifer dans ce même bassin de requins. Pour la peine, il est arrêté par M (Robert Brown) à Key West, qui lui fait comprendre sans ambages que les agents du MI6 ne se livrent pas à des vengeances personnelles. Bond démissionne avec véhémence, et M, tout en refusant sa démission, l'informe froidement que son permis de tuer est révoqué (le titre original, « Permis Révoqué » , outre le fait qu'il était pire, a été abandonné par crainte que le public cible ne comprenne pas le sens du mot « révoqué »). Bond, désormais agent indépendant, doit donc traquer l'armée de Sanchez sans le soutien de l'appareil gouvernemental. Il ne lui faut pas longtemps pour retrouver le lieutenant du baron de la drogue, Milton Krest (Anthony Zerbe), et le dépouiller de millions de dollars provenant du trafic de drogue. Bond, sans scrupules, investit cet argent dans la banque de Sanchez à Isthmus City, une tentative peu inspirée de recréer Panama City. Il s'y rend avec Pam Bouvier (Carey Lowell), le contact de Leiter à Isthmus City, qui, pour des raisons qui lui sont propres, souhaite également l'arrêt de Sanchez. Pendant ce temps, Q (Desmond Llewelyn), le génie de l'informatique du MI6, fait son apparition pour fournir à l'agent secret des outils précieux, en toute illégalité et à l'insu de M. Bond se faisant passer pour un tueur à gages international élégant, il parvient à gagner la confiance de Sanchez et à lui faire comprendre que Krest cherche à le trahir. Après avoir également semé des « preuves » de la sinistre réputation de Krest, Bond parvient jusqu'au laboratoire de transformation de cocaïne de Sanchez, où il est reconnu par un autre homme de main, Dario (Benicio Del Toro), et contraint de faire exploser toute la cocaïne. S'ensuit une course-poursuite mortelle avec Sanchez, impliquant un camion-citerne, qui se solde par l'explosion d'encore plus de cocaïne, la mort d'un baron de la drogue et la rédemption d'un espion britannique. J'espère que rien de tout cela ne vous surprendra au point d'avoir tout dévoilé. Le point positif : c'est une histoire d'une complexité fascinante.Bond réduit en fait à – tenez-vous bien – de l'espionnageL'homme tente d'acquérir des informations en douce et d'accomplir sa mission autoproclamée par la ruse et le subterfuge. Certaines parties du film ressemblent davantage à un film de braquage qu'à un thriller d'espionnage, notamment la tentative minutieuse d'assassinat de Sanchez dans son casino, puis la course-poursuite désespérée pour placer l'argent volé sur Krest afin qu'il soit démasqué par son patron. Le point négatif : tout simplement, ce n'est pas un James Bond . C'est un film plutôt réussi dans son genre ; mais ce genre est l'exception qui confirme la règle dans toute la franchise James Bond : à un certain point, opter pour un ton plus dur et des scénarios moins fantastiques nous éloigne de la formule qui fait de Bond ce qu'il est, et c'est précisément ce que fait ce film. Mais n'allons pas trop loin et reconnaissons plutôt qu'il s'agit d'une intrigue solide et épurée qui fonctionne très bien en soi, même si ce ne sont pas les conditions auxquelles je m'attendais. On a un dicton ici : « Avec Robert Davi, impossible de se tromper ». Pas vraiment un dicton ; en fait, je ne l'ai jamais prononcé. Mais le fait est là : avec Robert Davi, c'est toujours une valeur sûre. Et si son méchant dans James Bond n'est certainement pas le plus haut en couleur, le plus menaçant ou le plus mélodramatique, c'est finalement un atout pour l'acteur : face à ce qui était, dans les années 80, un méchant de film d'action stéréotypé, dont les plans n'ont rien à voir avec la domination mondiale ou même régionale, mais simplement avec le trafic de cocaïne, Davi parvient à insuffler toute la couleur et le mélodrame au personnage grâce à son jeu, à la fois charismatique et glacial. On a donc un excellent mélange de méchanceté ancrée dans la réalité et de la menace pétillante d'un bon antagoniste de James Bond de seconde zone. Certes, perfectible – il aurait été préférable que ses intrigues soient un peu plus éloignées des films d'action grand public des années 80 – mais plein de peps, et c'est tant mieux. Parmi les James Bond Girls les plus agaçantes et incohérentes, Pam Bouvier, à l'image de l'actrice qui l'incarne, oscille de façon incontrôlable entre une compétence intense et concentrée, une assurance débridée, une bêtise hystérique et une expression vide, comme si Glenn Lowell avait filmé quelques plans de réaction en douce sans prévenir. Elle manie les armes avec brio et surpasse souvent Bond lui-même, mais elle est parfois réduite à un rôle purement comique et déplacé. Plus le film s'attarde sur sa jalousie sexuelle puérile envers la « secondaire », moins j'arrive à la prendre au sérieux dans le rôle du dur à cuire impassible que le film prétend être (et croyez-moi, elle l'est vraiment !). Heureusement, elle ne finit jamais par être la demoiselle en détresse, idiote et maladroite, ce qui est un changement bienvenu. Il existe sans doute une version bien plus aboutie de ce personnage que celle interprétée par Lowell ; mais cela a toujours été le cas pour les James Bond Girls, et cela le sera encore à l'avenir. Avec Davi Sanchez qui monopolise toute l'attention à chacune de ses apparitions à l'écran, il ne reste plus grand-chose pour ses hommes de main, dont les deux plus importants sont Krest et Dario. Le premier, étonnamment, est bien meilleur ; c'est peut-être le seul contexte où l'on peut dire sans rire : « Anthony Zerbe est meilleur que Benicio Del Toro ». Faut-il blâmer la jeunesse pour le manque de profondeur de Del Toro ? Ou un personnage sous-exploité, totalement inutile jusqu'à la toute fin du film ? Quoi qu'il en soit, il ne fait que prendre de la place. Au moins, Krest est actif pendant la majeure partie du film, et même si les deux personnages subissent des morts spectaculaires, qui expliquent en grande partie la classification élevée de Permis de tuer au Royaume-Uni et aux États-Unis (15 et PG-13 respectivement), celle de Krest est bien plus impressionnante ; c'est probablement le moment du film dont je me souviens le mieux. On pourrait compter parmi les trois hommes de main le professeur Joe Butcher, le faux télévangéliste comique qui sert de façade légale à l'opération de Sanchez, interprété par l'illustre Wayne Newton ; mais j'imagine que les scénaristes sont aussi impatients que moi d'oublier son existence, alors je vais simplement passer à autre chose. Pour un personnage aussi banal – la petite amie du méchant qui veut être sauvée de ses griffes, idéalement par un espion britannique viril (et je crois que c'est le sixième, un truc comme ça) – Lupe Lamora est vraiment géniale. C'est en partie parce qu'elle n'a clairement pas trahi uniquement grâce à la puissance masculine sacrée du James Bond ; la scène d'ouverture montre clairement qu'elle en a vraiment fini avec Sanchez, et même la vilaine correction qu'il lui inflige ne la soumet pas ; ça la rend juste beaucoup plus prudente quant à la façon dont elle se vengera de son petit ami violent à l'avenir. Contrairement à la plupart des femmes avec lesquelles Bond couche, elle n'est pas juste un joli personnage pour passer le temps ; elle est active et importante, et sans elle, l'intrigue n'aurait pas lieu. De plus, Talisa Soto est plus sexy que Carey Lowell, ou du moins elle a des cheveux bien plus beaux. Le problème, comme toujours, c'est le jeu d'actrice. Soto n'est pas mauvaise en soi , et elle offre même de très beaux moments : une scène absolument magistrale à la fin, lorsqu'elle finit par perdre Bond et se tourne vers un second choix encore plus convaincant avec un air délicieusement détaché, du genre « bon, celui-ci fera l'affaire ». Mais elle bute aussi beaucoup sur les moments qui exigent un véritable engagement émotionnel, notamment lors de la récitation de la réplique « J'aime tellement James », prononcée d'un ton monocorde et hésitant, au point que les autres personnages s'en moquent. Le positif l'emporte sur le négatif, mais ce dernier est vraiment affreux . Il y en a étonnamment peu, en réalité ; mais bon sang , qu'elles sont excellentes ! La séquence où Sanchez échappe à la DEA est une petite prouesse technique sur les ponts des Keys, devançant de cinq ans la fin de True Lies et étant de surcroît nettement supérieure. À un moment donné, Bond fait du ski nautique derrière un avion, uniquement avec ses pieds, et c'est loin d'être aussi extravagant que dans un film de Moore. Quant à la poursuite finale en camion, elle comporte presque trop d'explosions, ainsi que deux cascades en camion qui, il faut bien le dire, ne sont pas très réussies (elles auraient mieux convenu au ton léger des films de Moore qu'à la violence sombre des films de Dalton). Le meilleur moment reste la frénésie qui suit l'incendie de l'usine de cocaïne par Bond, notamment la partie où il se débat désespérément pour ne pas tomber dans un énorme broyeur. En revanche : Bond se bat brièvement au corps à corps avec un ninja, car nous sommes dans les années 1980. La perfection, hélas, est trop demander. Nom de Dieu ! Q est sur le terrain ! Et il a emporté un sacré arsenal de jouets : un réveil explosif qui ne sert jamais, un pistolet à verrouillage par reconnaissance palmaire dissimulé dans un appareil photo et utilisé là où un fusil normal aurait fait l'affaire, et un tube de dentifrice cachant de l'explosif plastique, qui s'enflamme avec un faux paquet de cigarettes. Sachant que les films de Dalton étaient censés prôner un retour aux sources, ça fait beaucoup de gadgets ridicules, même s'ils ne sont pas forcément utilisés comme tels (et c'est ce dernier point qui leur coûte une bonne note). Quant à Q, l'homme d'action : étrangement, vu que c'est de loin le rôle le plus important jamais confié à l'intendant, il ne fait pas grand-chose : il se contente de faire des remarques sarcastiques (comme toujours), de soupirer face à Bond (comme toujours) et de glousser de temps en temps, ravi d'être dehors. Si les réalisateurs estimaient que les excentricités de Llewelyn détonnaient dans l'univers de Dalton et qu'il fallait donc les atténuer… eh bien, c'était le cas , et c'était nécessaire, alors pourquoi lui accorder autant de temps à l'écran ? Et à part ça, au moins, qu'il ne dise pas, sans raison apparente : « N'oubliez pas, sans la section Q, vous seriez mort depuis longtemps », une réplique étrange à laquelle Llewelyn se défend vaillamment, en vain. Le réalisme est toujours au rendez-vous, et si le travail de Peter Lamont en tant que chef décorateur de la franchise n'a jamais été exceptionnel jusqu'à présent, ce décor est particulièrement intimiste, sans rien qui rappelle les vastes plateaux grandioses qui ont fait la renommée de Ken Adam, non seulement de cette série, mais du cinéma tout entier. Cela dit, on y trouve quelques touches de vie : le domaine de Sanchez est une belle illustration de la richesse de mauvais goût, avec ses statues blanches, dont un poisson anthropomorphe qui provoque un certain malaise chez Bond lorsqu'il se réveille et le voit l'observer ; et aussi l'usine de transformation de cocaïne, dominée par des tapis roulants, dissimulée dans un centre de méditation au charme factice. Ce sont les décors dont le film a besoin , et rien de plus. Le point le plus bas de la série, pour des raisons assez évidentes. Se balader en Amérique du Sud avec des pensées meurtrières et sans un sou en poche ? Non, ce n'est pas un Bond à envier, même pas lorsqu'il se rend au casino, lieu où l'élégance bondienne atteint généralement son apogée ; d'abord, il joue au blackjack sans se prendre au sérieux, puis il commande un martini à la vodka avec un aboiement menaçant et sauvage. Et, une fois de plus, Dalton n'a aucune idée de comment porter un smoking. Après s'être introduit avec succès dans le bureau de Sanchez, Bond se présente et lui tend la main, mais se voit snobé. Forcé ou badass ? Très forcé . Snobé par le méchant ? Pathétique, 007. MEILLEURE RÉPLIQUE BOND : « J'aide les gens à résoudre leurs problèmes. » SANCHEZ : « Résolveur de problèmes ? » BOND : « Plutôt un éliminateur de problèmes. » Pauvre Timothy Dalton, quelle malchance ! D'abord , Tuer n'est pas jouer essaie de concilier violence et gravité, sans pour autant renoncer à la frivolité des 14 années précédentes de films de Roger Moore ; Puis son deuxième film, celui qui reflète sa vision du personnage, sort durant l'été 1989, réputé pour sa profusion de sorties. Si l'idée que Permis de tuer ait été un échec commercial est une exagération tenace (ce qui est absolument faux – aucun James Bond n'a jamais été un échec commercial, d'ailleurs), il a sans aucun doute été un échec cuisant, acquérant instantanément la réputation – méritée, à mon avis – d'être étrangement sombre pour un James Bond. Ensuite, un imbroglio juridique a empêché la production de tout autre James Bond pendant une très longue période, et Dalton avait déjà quitté la franchise. Il n'a donc jamais eu l'opportunité de réaliser le fameux troisième volet où sa vision du personnage aurait enfin trouvé sa pleine expression, comme ce fut le cas pour Sean Connery dans Goldfinger et Roger Moore dans L'Espion qui m'aimait . Il restera toujours, à mes yeux, ce James Bond prometteur et captivant qui n'a jamais eu la chance de s'épanouir, pour des raisons qui lui étaient totalement indépendantes. J'aime bien le James Bond de Dalton ; du moins, je le crois. Il faut vraiment le chercher sous une épaisse couche de médiocrité. Mais concentrons-nous sur Permis de tuer , le film le plus souvent décrit comme « trop sombre/violent/etc. pour Bond », et le deuxième plus souvent décrit comme « le plus sous-estimé de la série » ; il est juste de dire que c'est un film qui divise, et probablement le plus controversé de tous, à moins qu'il n'existe un groupe florissant de défenseurs de Moonraker dont je n'ai jamais entendu parler. J'ai déjà choisi mon camp, bien sûr ; et il fut un temps où ce camp était clairement majoritaire. Cependant, avec Daniel Craig qui a rendu plus acceptable l'idée d'un Bond plus sombre et plus violent, l'interprétation du personnage par Dalton, et ce film en particulier, ont fait l'objet d'une importante réévaluation. On entend souvent dire – notamment par le réalisateur John Glen, Dalton, Llewelyn et les scénaristes – que ce Bond assoiffé de sang, rarement souriant, et l'aventure dépouillée et violente qu'il vit nous rapprochent bien plus de l'esprit des romans d'Ian Fleming, ce qui est probablement vrai. Mais comme je l'ai dit ailleurs, se conformer davantage à Fleming ne m'impressionne pas forcément : il a écrit de bons romans populaires, mais rien de plus. Et le problème avec Permis de tuer , c'est que la baisse des enjeux et le « réalisme » accru (même s'il faut l'imagination débordante du Bond de Roger Moore pour considérer quoi que ce soit dans ce film comme « réaliste ») ne le distinguent pas tant qu'ils le dépouillent de sa personnalité. Comme l'a dit un jour un écrivain perspicace, spirituel et, il faut bien le dire, séduisant, à propos d'un autre James Bond : « On peut mettre la petite orpheline Annie dans un thriller de vengeance après un viol, et elle ne sera plus aussi courageuse et naïve que dans "Demain", mais elle ne sera plus non plus la petite orpheline Annie. De la même manière, Bond n'est plus Bond si on lui retire ses expressions favorites. » Permis de tuer est, en réalité, l'histoire d'un justicier rebelle qui se rend en Amérique du Sud pour affronter un baron de la drogue. Vous savez quel autre film raconte cette histoire ? Presque tous les autres films d'action des années 80. Si Bond est important, si Bond est Bond, c'est parce qu'il est au service secret de Sa Majesté ; parce qu'il est élégant et a toujours la répartie facile ; parce qu'il est à la fois un gentleman et un salaud. Dans ce film, tout cela disparaît, et Dalton ne joue plus qu'un tueur vengeur dans une intrigue éculée. Il le fait pourtant à merveille. Je tiens à le répéter : Permis de tuer est une version remarquablement réussie de ce qu'il aspire à être. Il ne cherche pas à être un James Bond ; même les films de Craig, qui s'éloignent délibérément des clichés accumulés au fil des décennies, restent des James Bond, contrairement à Permis de tuer . De manière significative, je trouve, chaque fois qu'une scène d'action spectaculaire se produit, du genre de celles qu'on ne trouve que dans les films plus fantastiques, le thème de Monty Norman jaillit de la bande originale, remplaçant la musique insipide et générique des années 80 composée par Michael Kamen (un compositeur qui a pourtant signé de nombreuses bandes originales de grande qualité, même s'il semble ici englué dans la même veine anonyme que pour L'Arme fatale 2).(dont il a composé la musique à peu près à la même époque) ; c'est un peu comme dire : « Vous voyez ? C'est bien Bond, en pleine action, sur fond de musique de Bond. » Cette surutilisation du thème de Norman devient un problème récurrent dans la série, et tout remonte à là : une tentative désespérée de retrouver, par la musique, une part de l'âme iconique du personnage, puisque le récit ne la retrouve pas. Une tentative qui échoue. J'aime beaucoup Permis de tuer , mais pour de « mauvaises » raisons, si l'on peut dire. Il est bien trop bon pour être décrié comme le film qui a plongé la franchise dans une longue période de stagnation – si Dangereusement vôtre n'a pas réussi à tuer Bond, aucun film n'aurait dû y parvenir – mais en même temps, il est facile de comprendre pourquoi cela a pu arriver ; compte tenu des changements que connaissait le monde à la fin des années 80 et au début des années 90, le changement radical de ton et de personnage opéré par ce film semble être un aveu tacite que le « vrai » Bond ne correspondait plus à l'image qu'on s'en faisait. Ainsi, la carrière de Dalton s'est enlisée au moment même où il commençait à s'affirmer et à trouver ses marques. Au lieu de s'approprier un personnage iconique, il a enchaîné deux films ratés qui auraient dû être bien meilleurs. Bien que le film ait reçu un accueil mitigé lors de sa sortie initiale en 1989, sa réputation n'a cessé de croître au fil des années – et il figure d'ailleurs dans le top 10 du classement définitif des films de James Bond établi par RadioTimes.com . Mais ce que vous ignorez peut-être à propos de ce film, c'est qu'il devait initialement sortir sous un titre légèrement différent. Durant la production, le film s'intitulait « Licence Revoked », ce qui, bien sûr, correspond aux événements du film, dans lequel le 007 de Dalton se rebelle et quitte le MI6. Ce n'est qu'après les retours des projections tests américaines que le titre a été modifié pour son titre définitif. Le problème était que le public américain estimait que le titre original était trop étroitement associé au département des véhicules motorisés, un organisme plutôt banal – « permis révoqué » étant une expression américaine courante pour désigner le retrait d'un permis de conduire. changement de dernière minute a fini par causer quelques problèmes concernant la promotion du film, étant donné que les affiches promotionnelles créées par Bob Peak avaient été commandées avec le titre original et ne pouvaient donc pas être utilisées, mais heureusement, cela n'a pas semblé avoir trop de conséquences à long terme. Pour compliquer encore les choses, en Italie, le nom Permis de tuer avait déjà été utilisé pour un autre film de 007 – Dr. No étant sorti sous ce titre en 1962. Le film fut donc intitulé Vendetta Privata en Italie, ce qui se traduit littéralement par Vengeance privée. Au Japon, en revanche, il s'intitulait simplement The Cancelled License Producteurs Albert R. Broccoli Michael G. Wilson Directeur John Glen Date de sortie 13 juin 1989 (Royaume-Uni) 14 juillet 1989 (États-Unis) Première mondiale 13 juin 1989, Odeon Leicester Square, Londres Lieux Key West, Floride ; Churubusco Studios à Mexico, Isla Mujeres, Cancun, Veracruz, Mexicali, près d'Alcapuco, près de Toluca, Mexique Musique « Permis de tuer » – interprété par Gladys Knight, écrit par Michael Walden, Jeffrey Cohen et Walter Afanasieff Véhicules Camions-citernes Kenworth ; le navire WaveKrest ; la Rolls-Royce Silver Shadow 1978 de Q ; l'avion agricole de Pam Gadgets/Armes/Technologie Walther PPK 7,65 mm Beretta 950 Automatique, surnommée Jetfire Détonateur dissimulé dans un paquet de cigarettes, utilisé avec des explosifs plastiques camouflés dans du dentifrice Denton. Caméra laser Réveil explosif Arme signature déguisée en appareil photo Hasselblad ceinture de rappel Couverture de raie manta Coup de queue d'iguane Émetteur radio Broom chambre de décompression gilet en Kevlar missiles Stinger Quiz Le dernier film de James Bond produit par Cubby Broccoli Dalton a réalisé lui-même de nombreuses cascades, notamment en fuyant le camion-citerne en explosion. Il s'agissait du cinquième et dernier film de James Bond réalisé par John Glenn. Le film a également marqué les dernières apparitions de Robert Brown dans le rôle de M et de Caroline Bliss dans celui de Moneypenny. Il s'agissait du premier film à ne pas utiliser le titre d'une nouvelle d'Ian Fleming. Il s'agissait du premier film de James Bond à être entièrement tourné hors du Royaume-Uni, les studios Estudios Churubusco au Mexique remplaçant Pinewood pour les scènes d'intérieur. Le film s'intitulait initialement « Licence révoquée ». Il s'agissait du dernier film pour lequel Maurice Binder a conçu et réalisé le générique. Michael Kamen a composé la musique du film pour la première fois après 26 ans de collaboration avec John Barry.
















