Film de Katell quillevere
Simon, 17 ans et fan de surf, saute de la fenêtre de la chambre de sa petite amie et part avec ses amis, direction la mer. Sur le chemin du retour, ils ont un accident. Simon, le seul passager qui n'était pas attaché, a subi un important traumatisme crânien. Il est déclaré en mort cérébrale. Le docteur Remige tente alors de convaincre Marianne et Vincent, les parents, bouleversés, de l'adolescent, de faire don de quelques organes de leur fils. D'abord réticents, ils finissent par accepter.
A travers un don d’organe et une transplantation cardiaque, c’est tout un questionnement métaphysique qui opère et qui, porté par des images justes, nous installe, ébranlés, à la frontière du trivial et du sacré.
On est face à un mélodrame pudique, à l’émotion subtile, "Réparer les Vivants" bouleverse non pas par la tristesse des évènements mais la lumière qui les traversent.
Un film qu'on prend en plein
Une oeuvre magistrale.
La beauté du film tient pour beaucoup à cette tonalité continue, ouatée, mélancolique, sonnée ; à cette façon de se positionner juste à la lisière entre le désespoir et la joie, entre la nuit et le matin, entre la vie et la mort, entre le songe et l'éveil.
Virtuose, la cinéaste l’est comme son personnage de concertiste, notamment quand elle filme les deux opérations du cœur, l’extraction et la greffe, et ce, sans lasser ni horrifier les spectateurs que la vue des organes palpitants peut faire défaillir.
Grand roman, magnifique film.
/
Plus délicat qu'un film choral, plus subtil et en même temps plus volontaire, "Réparer les vivants" accomplit ce miracle d'aller de la naissance du jour à celle d'un battement de cœur, d'une mort cérébrale à un réveil physique, et d'un départ amoureux à des retrouvailles d'amantes.
Supérieurement émouvant, miraculeusement digne, c'est l'un des plus beaux films de l'année.