Orphelin de naissance, Jean décide d'abandonner femme et enfant en croyant les protéger de sa double-vie délinquante, mais sa cavale va le ramener à la paternité qu'il fuyait.
Porté par des acteurs percutants (Paul Hamy, Françoise Lebrun, Suliane Brahim…), ce premier long-métrage novateur, sombre, prend aux tripes. A découvrir d’urgence.
Un thriller noir haletant.
Du coup, on y croit, on se laisse embarquer. Ce n’est pas si courant.
La réussite du film est d’entretenir sur la durée et à l’abri d’un lyrisme convenu des sentiments vacillants, à peine formés, attisés in extremis par les événements, et de laisser Jean et son couffin sur le seuil d’un amour plus
Premier film de Gallien Guibert, Rien ni personne, s’il ne révolutionnera pas le genre de la série noire, prend assez de biais ce dernier pour transcender son origine policière et, ce faisant, pour intriguer.
Et parce qu’il ne dépasse pas une heure vingt, Rien ni personne ne s’étale jamais sur son scénario et ne garde que l’essentiel : une histoire efficace qui ne cherche pas être novatrice, une photographie vibrante et des personnages charismatiques. Une réussite instantanée.
Si ce premier film, porté par des acteurs remarquables, n'est pas parfait, il a le mérite de tenir son cap dans les bas-fonds et la nuit du Havre.
Un premier long métrage prometteur avec moins de fond que de forme certes. Mais quelle forme !
C’est un premier film, donc indulgence. Mais ce polar dans lequel un petit dealer pète les plombs, s’empare du stock de came et s’enfuit avec son bébé dans les bras est victime d’un manque de moyens évident et d’une maladresse désolante.
L’énergie noire du film se trouve finalement prisonnière d’une mise en scène qui se contente d’illustrer platement un scénario fonçant vers le prévisible.