
Riff Raff
De Dito Montiel
2025
Comédie / Policier
1h43
Synopsis
Vincent, ancien criminel, veut mener une vie normale avec sa famille mais tout bascule lorsque son fils, son ex-femme et deux gangsters débarquent.
Bande d'annonce
Avis et Commentaires
12 avisDrame familial absurde, humour noir ..casting 10/10 mais film décevant
HBO max
États-Unis • 110 mn • de Dito Montiel • Scénario : John Pollono • Avec Ed Harris, Jennifer Coolidge, Bill Murray, Gabrielle Union, Lewis Pullman, Pete Davidson, Michael Angelo Covino, Miles J. Harvey, Emanuela Postacchini. Vincent, ancien criminel, veut mener une vie normale avec sa famille mais tout bascule lorsque son fils, son ex-femme et deux gangsters débarquent. ▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️ On est d’abord un peu perdu. Il y a une vaste maison dans une forêt du Maine. Ed Harris, ce grand blanc longiligne, sirote une bière avec son « fils », un petit noir enveloppé. Jennifer Coolidge, manifestement alcoolique, s’affale sur le canapé dans un état de semi-coma. Ailleurs, Bill Murray s’arrête acheter un truc au bord de la route et descend l’épicier sur un coup de tête. Il va nous falloir des flash-back pour assembler le puzzle, et comprendre pourquoi cette famille recomposée est prise en chasse, dans sa jolie demeure, par des bandits. C’est pratique les flash-back, peut-être un peu facile, mais en l’occurrence ils ne sont pas mal faits, et ajoutent un peu de gourmandise à ce récit de plus en plus plaisant. Plus on avance et plus on se laisse séduire, en particulier par le duo Bill Murray — Pete Davidson, impeccables dans leur rôle de barbares classieux. On les retrouve dans les meilleures scènes du film (qui pour autant ne sont pas les plus utiles à la narration), comme lorsqu’ils pénètrent dans la mauvaise maison, tombent sur des voisins insupportablement enthousiastes qui, précisément à cause de leur joie de vivre, risquent fort de finir avec une balle dans la tête. Ce film est comme ça, pince-sans-rire, on le regarde avec un petit sourire. La violence y est subtilement contenue, dissimulée derrière les bonnes manières, et, comme tout ce qu’on refoule, ressurgit de temps en temps. En gros, c’est une sorte de history of violence qui aurait du second degré, avec un Ed Harris ayant à son tour essayé de se ranger. Dito Montiel n’est pas David Cronenberg, mais il fait le job, parvenant à mettre en valeur les acteurs et des dialogues plutôt bien sentis. Dommage que le jeu de massacre final, tant attendu, laisse un peu sur sa faim. TÉLÉRAMA • Par Michel BEZBAKH • Publié le 01 août 2025.














