
Saint Amour
De Benoît Delépine
2016
Comédie / Drame
1h41
Synopsis
Tous les ans, Bruno fait la route des vins… sans quitter le salon de l’Agriculture ! Mais cette année, son père, Jean, venu y présenter son taureau champion Nabuchodonosor, décide sur un coup de tête de l’emmener faire une vraie route des vins afin de se rapprocher de lui. Et s’ils trinquent au Saint-Amour, ils trinqueront bien vite aussi à l’amour tout court en compagnie de Mike, le jeune chauffeur de taxi embarqué à l’improviste dans cette tournée à hauts risques entre belles cuvées et toutes les femmes rencontrées au cours de leur périple…
Bande d'annonce
Avis et Commentaires
11 avisBenoît Delépine et Gustave Kervern • 2016 • 1h41 • avec Gérard Depardieu, Benoît Poelvoorde, Vincent Lacoste, Céline Sallette. Comme tous les ans, Bruno et son père, Jean, sont au salon de l'agriculture. Alors que Jean présente son taureau, Nabuchodonosor, Bruno, rebelle, en profite pour faire une route des vins toute personnelle. Jean comprend que la communication avec son fils ne passe plus depuis la mort de sa femme et décide d'emmener Bruno faire une véritable route des vins. Ils commandent un taxi et conduits par le jeune Mike, ils débutent leur périple. Ils font bientôt halte dans une maison d'hôte tenue par un bien étrange personnage. Un peu plus tard, Mike leur explique comment manger gratuitement dans un hôtel... ▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️ Chemise à carreaux et mèches blanches impeccables, Gérard Depardieu arpente le Salon de l’agriculture avec son taureau de concours, pendant que Benoît Poelvoorde, son fils, davantage porté sur la picole que sur les charolais, passe allègrement du stand Alsace au stand Bourgogne. Pour renouer le dialogue avec son rejeton, l’éleveur décide de le faire monter dans un taxi (conduit par Vincent Lacoste) et de l’emmener sur la route des vins, la vraie. Avec une telle brochette de soûlographes, on pouvait craindre un road-movie imbibé, façon Groland, sur le mal-être du monde paysan… S’il est bien question, incidemment, de la misère sexuelle des agriculteurs, Saint Amour explore un univers peu traité jusqu’ici par Benoîts Delépine et Gustave Kervern : la femme et les beaux sentiments qu’elle inspire. Dans un dénouement digne de Bertrand Blier, les cinéastes osent réunir, dans une ferme-phalanstère, le père, le fils, le puceau et la femme qu’ils aiment tous les trois. Preuve un peu naïve, et assumée comme telle, qu’il serait possible d’atteindre ce Graal utopique et libertaire : concilier l’ivresse, les potes et la vie de famille. TÉLÉRAMA • Par Jérémie COUSTON • Publié le 03 juillet 2019.


















