Serenity est un film profondément bancal mais étonnamment marquant. Malgré un scénario qui révèle trop tôt ses cartes, des facilités scénaristiques et une mise en scène parfois paresseuse, il dégage une certaine singularité. Le concept d’un fils qui crée un monde virtuel pour prolonger la présence de son père disparu a quelque chose de touchant et de plus solide qu’on ne le dit souvent.
Le duo McConaughey / Hathaway porte le film : lui, toujours convaincant dans ces rôles d’hommes abîmés, donne une densité émotionnelle que le récit n’a pas toujours les moyens d’assumer. L’île, ses habitants et l’atmosphère étrange qui les enrobe participent aussi à cette immersion un peu hypnotique.
La fin, avec le parallèle entre l’acte du fils et celui du père, m’a vraiment accroché.
Un film imparfait mais loin d’être la catastrophe annoncée et qui, pour moi, laisse quelque chose.