Si seulement je pouvais hiberner - Cover

Si seulement je pouvais hiberner

De Zoljargal Purevdash

2024

Drame

1h39

memorizer logo

7,8/10

allociné logo

3,6/5

Presse

3,9/5

Spect.

Synopsis

Ulzii, un adolescent d’un quartier défavorisé d’Oulan-Bator, est déterminé à gagner un concours de sciences pour obtenir une bourse d’étude. Sa mère, illettrée, trouve un emploi à la campagne les abandonnant lui, son frère et sa sœur, en dépit de la dureté de l’hiver. Déchiré entre la nécessité de s’occuper de sa fratrie et sa volonté d’étudier pour le concours, Ulzii n’a pas le choix : il doit accepter de se mettre en danger pour subvenir aux besoins de sa famille.

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Avis de la communauté

Les critiques célèbrent 'Si seulement je pouvais hiberner' comme un vibrant drame social, marquant le cinéma mongol par son réalisme poignant et son engagement écologique. Le film, salué pour son casting authentique et sa mise en scène immersive, plonge les spectateurs dans les défis quotidiens d'Ulzii, un jeune prodige des mathématiques, tiraillé entre ses responsabilités familiales et ses aspirations académiques. Les thèmes de la pauvreté, de l'éducation et de la survie en milieu urbain difficile sont explorés avec une sensibilité remarquable.

👍 Casting authentique et réalisme poignant.

👎 Rythme parfois lent, peut décevoir.

Bande d'annonce

Avis et Commentaires

30 avis
Marine Divine Caquot
Marinea noté ★ 8/10
19 février 2024

Noté 8/10 par Emmanuel C "La vie d’un jeune doué en physique mais laissé seul avec sa petite sœur et son petit frère à Oulan-Bator : le chauffage est une vraie préoccupation !"

Julie PAUMIER
Juliea noté ★ 8/10
5 février 2024

Magnifique

Cathy Luciano
Cathya noté ★ 8/10
5 février 2024

Film intéressant personnages forts et attendrissants adolescent se debat ds ses difficultés. Tres très bien

Christophe Busché
Christophea noté ★ 8/10
4 février 2024

Magnifique.

Er
Evea noté ★ 10/10
4 février 2024

Superbe..

Dominique MARCEL
Dominiquea noté ★ 8/10
23 janvier 2024

Si seulement je pouvais hiberner » : un film mongol à la sauce Dickens LE FILM INATTENDU DE LA SEMAINE. Ce premier long-métrage emmène le spectateur à Oulan-Bator sur les traces d’un génie des maths issu d’une famille très modeste. C'est le film qui a valu à la Mongolie sa première sélection officielle au Festival de Cannes, dans la section Un certain regard, en mai dernier. Si seulement je pouvais hiberner de Zoljargal Purevdash, sorti mercredi 10 janvier en France, est l'occasion de découvrir l'univers cinématographique singulier d'une réalisatrice promise à un bel avenir Originale, l'histoire d'Ulzii l'est assurément. Cet adolescent de 14 ans est un petit génie des maths. Encouragé par l'un de ses enseignants à postuler à un concours, il est susceptible d'y décrocher une bourse à même de lui permettre de poursuivre ses études. Et de sortir ainsi de la misère. Ce garçon est, en effet, issu d'une famille très pauvre de nomades des steppes, contrainte à l'exode urbain. Installé dans la banlieue d'Oulan-Bator, à la mort de son père, Ulzii est cependant obligé d'aider sa mère à subvenir aux besoins de son frère et de sa sœur. Lorsque l'hiver arrive, il doit sécher les cours pour travailler comme ramasseur de bois dans les forêts alentour. L'enfant sacrifiera-t-il son avenir pour réunir l'argent nécessaire au chauffage de la yourte que sa mère a plantée dans un taudis de la capitale mongole ? Cet émouvant drame social, conçu comme un conte à la Dickens, est largement inspiré par la vie de Zoljargal Purevdash. Même si la réalisatrice de 33 ans n'est pas issue d'un milieu aussi modeste que celui de ses personnages, elle a grandi dans le quartier des yourtes et a bénéficié de bourses d'études grâce à ses talents en mathématiques et en physique. Bourses qui lui ont permis d'intégrer une prestigieuse école privée de Mongolie. Elle a ensuite hésité à se consacrer à la recherche scientifique, avant d'opter finalement pour le cinéma. Le scénario très personnel de Si seulement je pouvais hiberner, sur lequel elle travaille depuis 2017, lui permet d'évoquer, par-delà son itinéraire, une fresque familiale qui résonne avec l'histoire de son pays. Très influencée par le cinéma de Ken Loach, la réalisatrice décrit en effet le quotidien difficile de nombre de ses concitoyens. En effet, loin de l'image d'Épinal d'un pays préservé des fléaux de la modernité, la Mongolie est confrontée à de sérieux problèmes sociaux et environnementaux. Selon l'ONU, plus d'un Mongol sur cinq vit aujourd'hui avec moins de 1,5 dollar US par jour. Le pays de 3,5 millions d'habitants se classe au 92e rang sur 188 pays, selon l'indice de développement humain du programme des Nations unies pour le développement. Et, en hiver, l'atmosphère d'Oulan-Bator est souvent irrespirable en raison de la pollution. « Pendant le tournage, l'indice de qualité de l'air était toujours supérieur à 400, ce qui est trop dangereux mais normalisé à Oulan-Bator. Nous ne pouvons pas vivre sans respirer pendant trois minutes, mais notre premier besoin fondamental n'est pas satisfait et la moitié de la nation est en danger de mort lente », témoigne Zoljargal Purevdash, qui se dit inquiète de l'état du pays dans lequel va grandir son enfant. Si seulement je pouvais hiberner, du cinéma engagé La réalisatrice, formée au cinéma à l'université d'Obirin au Japon, avait déjà abordé les âpres réalités de son pays dans ses trois précédents courts-métrages projetés notamment au Festival de Locarno. En 2020, Stairs contait ainsi l'histoire d'un jeune handicapé en butte à des difficultés économiques insurmontables. L'année suivante, Naked Bulb narrait l'histoire d'une jeune femme prête à tout pour s'élever socialement. Yellow Bus, en 2022, nous emmenait enfin sur les traces de Tsetsen, employée de la compagnie de bus d'Oulan-Bator, que ses proches suppliaient de retourner dans son village d'origine au moment où elle perdait son travail. Nourrie par les cinéastes français de la Nouvelle Vague, Zoljargal Purevdash dit avoir très tôt ressenti le pouvoir politique du septième art. C'est parce qu'elle est convaincue que les films peuvent avoir un impact sur la vie des gens qu'elle a décidé de raconter le quotidien des Mongols. « Près de 60 % des habitants d'Oulan-Bator vivent actuellement dans le quartier de yourtes. Mais très peu de films décrivent honnêtement le point de vue des habitants de ce quartier. Notre ville est confrontée à de nombreux problèmes sociaux, comme toutes les autres villes du monde. Mais, si nous ne nous mettons pas à la place d'autrui, comment pouvons-nous résoudre nos problèmes ensemble ? » déclare-t-elle. Servi par un casting impeccable, composé exclusivement d'enfants originaires de ce bidonville d'Oulan-Bator, son film se regarde autant comme une fiction que comme un documentaire. L'hiver venu, chaque moment de la vie y devient une aventure risquée, notamment lorsqu'il s'agit de chercher de l'eau ou du bois par une température de - 35 °C. Si seulement je pouvais hiberner” : premier film lumineux sur la Mongolie d’aujourd’hui À Oulan-Bator, un adolescent fait tout pour s’en sortir. Dans la tradition du réalisme social, la réalisatrice Zoljargal Purevdash ouvre la Mongolie au monde et à ses nouveaux enjeux. Il est si rare que le cinéma nous emmène à Oulan-Bator qu’on est d’emblée fasciné par cette fiction tournée dans le froid glacial de la capitale de la Mongolie. Un exotisme réjouissant accompagne la découverte de ces lointains, en rien magnifiés pourtant. La blancheur brumeuse matérialise une terrible pollution atmosphérique, notamment liée à la combustion intensive de charbon dans le quartier des yourtes, refuge des défavorisés. C’est là que vit Ulzii, un adolescent inquiet, gagné par la peur de devenir un mendiant dans cette ville où son père, nomade, avait voulu venir pour garantir une éducation à ses quatre enfants. Mais il est mort, la mère est devenue alcoolique et tout part à la dérive… Pudeur et chaleur À travers l’émouvant Ulzii, interprété par un jeune garçon qui a vraiment grandi dans ce quartier planté de yourtes fragiles, Oulan-Bator devient une terre presque familière. La réalisatrice inscrit ce premier long métrage dans une tradition du réalisme social qui a hérité du fameux Voleur de bicyclette (1948) et mêle la dénonciation de la pauvreté à la vérité des sentiments. Autour de l’adolescent qui déploie toute sa volonté pour s’en sortir et doit fricoter avec des voleurs de bois pour gagner de quoi acheter un peu de charbon, les situations presque mélodramatiques se multiplient : avec la mère si difficile à aimer, avec un professeur de physique qui croit en ses capacités, avec un voisin qui a perdu ses deux fils et apporte sa protection… De bout en bout, le regard de Zoljargal Purevdash reste d’une superbe pureté, d’une parfaite pudeur. En même temps qu’elle guide son jeune héros vers un avenir possible, elle ouvre son pays au monde, montre que les traditions laissent place à une vision nouvelle des enjeux climatiques comme de l’éducation. Un film chaleureux et passionnant. Réalisateur Zoljargal Purevdash Genre Drame Durée 1h36 CASTING Tuguldur Batsaikhan Nominjiguur Tsend Battsooj Uurtsaikh Ulzii

Edson Da Silva
Edsona noté ★ 10/10
15 janvier 2024

Époustouflant ! Le premier grand film de l’année ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Cath Mrcl
Catha noté ★ 8/10
14 janvier 2024

https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=315227.html Libération. par Didier Péron Le film est loin d’être parfait mais tout y est assez rarement vu, capté, pour qu’on fouille chaque détail de plan. La performance du jeune Battsooj Uurtsaikh dans le rôle d’Ulzii, gamin muré dans l’impératif de tenir le coup, apporte une nervosité à un récit qui se traîne un peu, comme engourdi par le grand froid qui l’enserre.

Casting

ZO

Zoljargal Purevdash

Réalisateur(rice)

BA

Battsooj Uurtsaikh

Ulzii

NO

Nominjiguur Tsend

Tungaa

TU

Tuguldur Batsaikhan

Erkhemee

BA

Batmandakh Batchuluun

Garig

GA

Ganchimeg Sandagdorj

La mère

BA

Batsaikhan Battulga

Sharka

UR

Urnukhbayar Battogtokh

Monkhoo

PU

Purevdulam Natsagbadam

Maralaa

DA

Davaasamba Sharav

Le voisin

BA

Batzorig Sukhbaatar

Le professeur de physique

Liste