
Sons of Philadelphia
2021
•
Action / Policier
•
1h45
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Résumé
Une histoire de famille, d'amitiés et de trahison dans le monde violent de la pègre à Philadelphie.

2021
•
Action / Policier
•
1h45
Résumé
Une histoire de famille, d'amitiés et de trahison dans le monde violent de la pègre à Philadelphie.
Sons of Philadelphia est un film qui avance à bas bruit, presque à contre-courant du polar criminel classique. Tout repose sur une atmosphère lourde, étouffante, et sur des personnages rongés de l’intérieur plutôt que sur l’action pure. Matthias Schoenaerts y est remarquable. Il incarne Peter avec un mutisme habité, une retenue permanente qui frôle parfois la frustration tant le personnage semble incapable d’agir. Tout passe par les regards, les silences, les hésitations. On sent chez lui un poids intérieur immense, une violence contenue qui ne demande qu’à éclater. La séquence finale agit alors comme un véritable soulagement, une libération brutale après une longue suffocation. Face à lui, Joel Kinnaman est absolument détestable, et c’est précisément ce qui le rend si efficace. Son Michael est un tyran sans empathie, une figure de domination froide et cruelle, dépourvue de toute humanité. Il incarne une violence gratuite, incontrôlable, qui contamine tout ce qu’elle touche. La relation entre Peter et Michael est le cœur du film. Peter éprouve pour son cousin un respect presque aveugle, mêlé de dette morale depuis que la famille de Michael l’a recueilli après la mort de ses parents. Il s’efface, se place en retrait, tout en assistant impuissant à la dérive morale de Michael, qui repousse sans cesse les limites de la cruauté. Peu à peu, Peter ne reconnaît plus l’homme avec qui il a grandi, et ce décalage devient insoutenable. Le personnage de Grace apporte une respiration bienvenue. Elle incarne la possibilité d’un avenir différent, plus apaisé, et introduit une dimension sentimentale dans cet univers froid et violent. À travers elle, le film suggère ce que Peter pourrait être s’il parvenait à s’extraire de ce milieu. Les dialogues sont souvent sourds, sans véritable résolution, et participent à cette sensation de malaise constant. L’absence quasi totale de musique renforce encore le poids des scènes, laissant les silences et les non-dits occuper tout l’espace. L’atmosphère sombre et pesante est tenue avec très peu d’artifices, un équilibre difficile que le film parvient pourtant à maintenir jusqu’au bout. Les flashbacks d’enfance, simples dans leur forme, fonctionnent très bien. Ils permettent de mieux comprendre l’intériorité de Peter et donnent une épaisseur supplémentaire à son dilemme. Malgré une action très limitée et l’absence quasi totale de fusillades, le film reste captivant, porté par la tension morale plutôt que par le spectaculaire. La séquence finale intervient comme un choix contraint, celui d’une violence devenue rationnelle face à un homme incontrôlable. C’est une décision brutale, qui hantera Peter, mais qui semble inévitable. Sons of Philadelphia est ainsi un film construit sur peu d’éléments, mais qui parvient avec une grande justesse à recréer un environnement criminel crédible et à imposer une atmosphère oppressante du début à la fin.
Rythme lent Histoire déjà vu Super acteur
Film belge sur la lutte entre maffias italienne et irlandaise à Philadelphie. Un enfant afopté par son oncle après que son pere a ete tué essaie de modérer son cousin mais n’y reussit pas.
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Vu le 07 12 22
Thriller • (1h45) • 2021 • Réalisé par Jérémie Guez • avec Matthias Schoenaerts, Joel Kinnaman, Maika Monroe, Ryan Phillippe. Un jeune garçon, Peter Flood, assiste à la disparition tragique de sa petite sœur. Leur famille tente de se venger. Trente ans plus tard, Peter en garde un traumatisme qui ne cesse de le tourmenter. cet homme taciturne a été recueilli et élevé par son oncle et sa tante. Son cousin Michael dirige désormais l'organisation criminelle familiale. Pour Peter, son bras-droit, son seul sanctuaire est une salle de boxe, mais très vite ce havre de paix devient la cible des envies de Michael. A force d'être trop gourmand, l'exubérant Michael devient la cible de la mafia italienne. Peter, qui déteste la violence, tente de calmer le jeu, en vain... ▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️ Auteur de cinq romans policiers de belle facture, Jérémie Guez sait créer une atmosphère dès la scène d’ouverture de ses romans. Une qualité que l’on retrouve dans son deuxième long métrage, tourné aux États-Unis avec un casting international. Un pont, la nuit, sous les lumières blafardes des lampadaires ; un homme qui, soudain, saute dans le vide… Sons of Philadelphia sera un vrai film noir, où les personnages sont prisonniers de leur passé, partent battus d’avance, mais essaient, envers et contre tout, de se racheter. Peter, grand costaud taciturne traumatisé par la mort de sa sœur quand il était enfant, a grandi dans l’ombre de son cousin Michael, un chef de bande dont il est devenu l’homme de main dans ses magouilles avec la mairie de Philadelphie. Quand le petit caïd irlandais s’attaque à des concurrents italiens de plus en plus menaçants, Peter essaie de le raisonner, en vain. Et se retrouve déchiré entre la fidélité à son clan et le désir de quitter cet univers violent. Jérémie Guez raconte cette implacable tragédie familiale avec une utilisation savamment dosée des ellipses et des flash-back, et une réalisation au cordeau, sans effets de manche — à l’image des petits truands de son film, prolétaires du crime plus intéressés par le pouvoir que par l’argent, aux antipodes des mafieux flamboyants de Scorsese. Ses acteurs ont la présence physique des seconds rôles des polars hollywoodiens des années 1950. TÉLÉRAMA • Critique par Samuel Douhaire • Publié le 21/02/2023.
Un homme dévasté par la mort violente de sa soeur doit composer avec l'ascension vers le pouvoir de son cousin dans la hiérarchie familiale du crime organisé. Date de sortie : 26 mai 2021 (France) Musique : Séverin Favriau Sociétés de production : Killer Films; Protagonist Pictures; Cheyenne Films Titre original : Brothers by Blood
Pas grand chose à retenir
C+ seul