The Alto Knights laisse un goût de frustration. Sur le papier, tout est réuni pour un grand film de gangsters, mais le résultat reste assez moyen au regard de son immense potentiel. Le double rôle de De Niro évoque clairement Legend de Brian Helgeland, l’intention est là mais l’exécution est bien moins marquante. Le film tourne souvent à vide, avec de longs creux dans le récit, une action peu marquante et une violence trop sage pour réellement frapper.
La relation entre Costello et Genovese, pourtant centrale et théoriquement passionnante, entre amitié ancienne, visions opposées et luttes d’influence, manque cruellement d’émotion et de dramatisation. C’est d’autant plus frustrant que ces figures sont majeures dans l’histoire de la pègre américaine : leur importance historique crée une attente énorme que le film ne parvient jamais vraiment à combler. Rien de foncièrement raté, quelques bonnes idées çà et là, et un De Niro toujours crédible dans ces rôles de gangsters immoraux, mais l’ensemble reste en demi-teinte. Un film correct, pas honteux, mais rageant tant il semblait capable de devenir un classique du genre.