
The Lighthouse
De Robert Eggers
2019
Drame / Fantasy
1h49
The Lighthouse
De Robert Eggers
2019
Drame / Fantasy
1h49
7,3/10
3,6/5
Presse3,5/5
Spect.Synopsis
Le film se passe dans une île lointaine et mystérieuse de Nouvelle Angleterre à la fin du XIXème siècle, et met en scène une "histoire hypnotique et hallucinatoire" de deux gardiens de phare.
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Avis de la communauté
Les avis sur ce film révèlent une expérience cinématographique intense et divisée. La mise en scène en noir et blanc, ainsi que les performances de Willem Dafoe et Robert Pattinson, sont largement saluées. Cependant, le film, avec son ambiance sombre et ses thèmes de folie et d'isolement, semble laisser certains spectateurs perplexes et mal à l'aise, surtout en raison de son approche non conventionnelle et de sa fin ouverte à interprétations.
👍 Performances d'acteur et esthétique captivantes.
👎 Peut être déroutant et perturbant.
Bande d'annonce
Avis et Commentaires
83 avisThe Lighthouse est un film qui perturbe autant qu’il fascine, un objet cinématographique volontairement déroutant, presque opaque, dont on émerge comme d’un brouillard marin. On reste pourtant accroché tout du long, balloté entre fascination devant l’œuvre, dégoût face aux personnages, et incompréhension face aux symboliques multiples. La forme est irréprochable. Le noir et blanc, splendide et granuleux, densifie le malaise, écrase l’espace et renforce la sensation d’isolement. La mise en scène est maîtrisée : Eggers sait cadrer la mer comme un être vivant, monstrueux, indomptable. Certains plans de vagues déchaînées sont aussi effrayants que magnifiques. À cela s’ajoutent les visions fantasmées (Wake nu aux yeux divins, la sirène, la créature tentaculaire), toutes dérangeantes, mais impeccablement intégrées dans la logique cauchemardesque du film. Le travail sonore est tout aussi impressionnant. La bande-son n’est presque jamais musicale ; elle se compose de bruits stridents, de notes dissonantes, et surtout de ce son lourd de corne de bateau qui ponctue le film comme un rappel funèbre. Cette approche crée une ambiance pesante, poisseuse, où chaque bruit devient une menace. Du côté des personnages, les performances sont impressionnantes. Willem Dafoe livre un jeu presque théâtral, rythmé par des monologues qui semblent venir d’une autre époque, d’une autre langue. Il habite ce gardien de phare autoritaire, manipulateur, trouble, avec une intensité hypnotique. Face à lui, Robert Pattinson est tout aussi convaincant : on assiste à sa lente destruction, à cette descente aux enfers où la folie s’installe par petites touches, sans jamais sonner faux ou forcé. Leur relation, faite de domination, de manipulation et de dépendance, met en lumière des aspects sombres du genre masculin : contrôle, compétition, sexualité refoulée, violence latente. Eggers laisse volontairement beaucoup de choses dans le flou, mais le film prend une résonance particulière si on le lit comme une réinterprétation du mythe de Prométhée : un homme qui se consume par désir de savoir, de transgression, d’accès à une lumière interdite. Dans ce cadre, l’obsession du phare devient une métaphore limpide, et certaines scènes, notamment le final, se chargent d’un sens plus net. Certains aspects restent déroutants, voire répulsifs : les excréments, la putréfaction, la masturbation, cette insistance sur le corps mis à nu et humilié. Difficile de dire si tout est nécessaire à l’œuvre, mais cela participe à l’impression globale d’un film viscéral, qui travaille le spectateur par le dégoût autant que par la fascination. Fait plus personnel, certains moments m’évoquent Le Seigneur des Anneaux : un « œil » omniscient, un pouvoir corrupteur et maléfique, une paranoïa croissante qui rappelle la tentation de l’Anneau. Peut-être une projection, mais qui témoigne de la manière dont The Lighthouse convoque des imaginaires mythologiques et symboliques multiples pour nourrir son atmosphère. En somme, The Lighthouse est un film perturbé et perturbant, dense, sensoriel, qui n’offre jamais de réponse claire. Une œuvre qui laisse plus de questions que de certitudes, mais qui marque durablement comme un rêve étrange dont on n’arriverait pas totalement à se défaire.
Leur relation est plus changeante que quelqu'un qui change d'avis comme de chemise ! C'est pas peu dire ! D'abord ils se parlent pas Ensuite ils se parlent un peu Et après ça alterne entre besties, baston, besties, tentative de meutre, besties, lovers (?)*, besties, folie etc (je vais pas spoil sur quel mood ça fini) ... *pas vraiment and i wish it was more gay Sur une note plus sérieuse : j'ai vraiment bien aimé la scénographie et les acteurs mama kesekil jouent bien !!! J'ai trouvé ça drôle parfois. Flippant à d'autres moments. Et globalement j'ai pas méga capté le truc du phare...
Mon préféré du réal
Noté 6/10 par Jérémy Auré
8.5
Je regarde tout de Robert, en plus avec Willem mais celui-là m’a TRAUMA. Affreux. Faut vraiment le voir au cinéma parce que l’ambiance glauque et le BRUIT rend vraiment dingue. C’est devenu une partie de ma personnalité tellement il m’a marqué. Mais au grand jamais je le regarderai encore une fois.







