
Train Dreams
De Clint Bentley
2025
Drame
1h42
Synopsis
Robert Grainier est employé comme bûcheron pour aider à l'expansion des chemins de fer à travers l'Amérique. Contraint de passer de longues périodes loin de sa femme, Gladys et de leur petite fille, Grainier s'efforce de trouver sa place dans un monde en pleine mutation.
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Netflix
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Avis de la communauté
Les avis sur ce film révèlent une profonde appréciation pour son traitement émotionnel et visuel de la vie d'un bûcheron dans l'Amérique du début du XXe siècle. Les spectateurs sont touchés par la performance subtile de Joel Edgerton et la beauté naturelle des paysages, malgré une narration parfois trop présente et un rythme lent. Le film est salué pour sa capacité à évoquer la mélancolie et la beauté de la vie ordinaire, avec un final particulièrement poignant.
👍 Performance émouvante de Joel Edgerton.
👎 Rythme lent et narration envahissante.
Bande d'annonce
Avis et Commentaires
134 avisGrave beau et poétique.
L'esthétique est soignée et la narration du début éveille notre curiosité mais les rares événements qui se produisent ne sont pas suffisamment mis en valeur et l'accent est exagérément porté sur la vie routinière de ce bûcheron puis sa longue prostation après le drame familial.
Un peu dans la longueur
même si j’ai du mal avec les film n’ayant pas réellement d’action , j’ai manifestement aimé ce film. le décor est juste magnifique et bon sang l’incendie mais pourquoi???💔💔
Malgré une production Netflix qui se ressent parfois — voix off explicative très présente, couleurs légèrement trop saturées donnant par moments un aspect un peu artificiel — Train Dreams m’a profondément touché. Derrière ces facilités techniques et de mise en scène, le film réunit tout ce qui m’affecte dans le cinéma et par extension dans la vie : mélancolie, nostalgie, passage du temps, regrets, et une atmosphère naturaliste et contemplative qui imprègne chaque instant. Le récit suit la vie de Robert Grainier, un homme simple dans l’Ouest américain, du début du XXᵉ siècle jusqu’à la fin des années 60. On découvre son quotidien de bûcheron, son travail rude, sa rencontre avec Gladys, leur vie familiale et la naissance de leur fille dans un petit havre de paix au cœur de la nature, une cabane isolée au bord d’une rivière. Robert est un personnage discret, doux, parfois mutique mais profondément attachant. Abandonné jeune et longtemps en perdition, il semble trouver un sens à son existence uniquement à travers cette famille qu’il construit, rendant chaque séparation imposée par son travail encore plus douloureuse. C’est un homme plutôt passif, qui laisse la vie le traverser plus qu’il ne la dirige, et dont le destin bascule à plusieurs reprises. D’abord par le meurtre raciste d’un ouvrier chinois auquel il assiste sans intervenir, une culpabilité silencieuse qui le poursuivra durablement. Puis par la tragédie centrale : la disparition présumée de sa femme et de sa fille lors d’un incendie de forêt, sans corps retrouvé, laissant place à un espoir impossible qui nourrit autant son attachement que sa souffrance. Dès lors, sa vie devient une lente dérive marquée par la solitude, la mélancolie et le poids des années, et le film observe avec une infinie délicatesse son vieillissement et son éloignement progressif du monde. En parallèle, le film esquisse subtilement une fresque historique de la première partie du siècle : construction des chemins de fer, exploitation des travailleurs chinois et racisme systémique, Première Guerre mondiale, transformation progressive d’une Amérique encore sauvage vers une modernité plus froide. À travers les yeux de Robert, on ressent ce glissement d’un monde simple vers une société en mutation. Joel Edgerton livre une performance remarquable, toute en retenue, incarnant avec justesse un personnage complexe et profondément humain. William H. Macy, dans le rôle d’Arn Peebles, apporte une dimension supplémentaire, comme une projection anticipée du futur de Robert ainsi qu’un regard nostalgique sur un monde qui disparaît. Visuellement, malgré quelques excès de saturation qui lissent parfois l’image, le film reste très beau et adopte une approche naturaliste forte, mettant en valeur les grands espaces et le vivant. Les dialogues sont rares, laissant une place importante aux sons de l’environnement, et la musique, discrète et élégante, accompagne parfaitement ce rythme lent et contemplatif. La dernière minute du film est absolument déchirante. Un final d’une puissance émotionnelle rare, que j’ai ressenti le besoin de revoir plusieurs fois, comme pour prolonger cette tristesse douce et irréversible. Train Dreams est finalement un film sur la vie elle-même : ses bonheurs simples, ses pertes irréparables, et l’insignifiance de nos existences face au temps qui passe.
Netflix
Inspiré d'un livre de Denis Johnson, "Train Dreams" dresse le portrait émouvant de Robert Grainier, dont la vie se déroule au cours d'une ère de changement sans précédent en Amérique, au début du XXe siècle. Orphelin depuis l'enfance, Robert évolue vers l'âge adulte au milieu des grandes forêts du Nord-Ouest Pacifique, où il participe à l'expansion des chemins de fer américains aux côtés d'hommes aussi inoubliables que les paysages qu'ils habitent. Après l'avoir courtisée tendrement, il épouse Gladys avec qui il fonde un foyer, malgré un travail qui l'éloigne souvent de sa femme et de sa fille en bas âge. Quand sa vie prend une tournure inattendue, Robert découvre la beauté, la brutalité ainsi qu'un nouveau sens à travers les forêts et les arbres qu'il a abattus.
La photographie est folle !! C’est tellement beau. Chaque plan est pensé pour raconter une histoire, c’est magnifique !!







