J’ai regardé Voyages en Italie sans trop savoir à quoi m’attendre, mais la première partie m’a profondément lassée : j’avais vraiment l’impression de revoir un film de vacances familiales où les protagonistes restent anonymes et sans relief. Les discussions se succèdent entre clichés et plaintes répétitives (moustiques, routine, confort ennuyeux) jusqu’à former une symphonie de banalité dont je n’ai pas réussi à percer le sens.
L’esthétique volontairement amateur, façon mini caméra DV, donne un effet documentaire brut… mais elle se laisse rarement apprécier : cadrage approximatif, lumière plate, montage aléatoire. Un parti pris artistique que j’ai trouvé fatigant à suivre.
Heureusement, la fin du film relève un peu le tout. Dans les dernières scènes, une complicité renaissante émerge, une émotion sincère prend forme, et le ton change : surprenant et touchant, comme une vraie salve de fraîcheur après un long moment de léthargie.
En résumé : un début tragiquement lent, une forme casse-pieds, mais une conclusion qui peut résonner. Je n’ai pas accroché, mais je peux comprendre que certains y trouvent une forme de charme dans ce cinéma de l’ordinaire.