Série dramatique • France • Réalisé par Guillaume Nicloux • avec Gaspard Ulliel, Freya Mavor, Jonathan Couzinié, Patrick d'Assumçao • Créé par Guillaume Nicloux, Nathalie Leuthreau.
Vincent, la trentaine, n'a plus goût à rien depuis que Louise, son grand amour, l'a abandonné. Un jour, un livreur lui remet un colis qu'il n'a pas commandé : un étrange cube en bois, qui lui offre la possibilité de voyager dans le temps. Vincent retourne alors régulièrement dans le passé pour tenter de changer le cours des événements. Pendant ce temps, en Islande, des individus mystérieux sont à la recherche du cube en bois. Pour sa première série, Guillaume Nicloux - réalisateur notamment de "Thalasso" et "Le Concile de pierre" - s'approprie le motif du voyage dans le temps et raconte une quête amoureuse et existentielle.
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Vincent, la trentaine, père célibataire, peine à se remettre de sa rupture avec Louise, une jeune Franco-Britannique. Il noie son chagrin dans l’alcool et les nuits sans lendemain, jusqu’au jour où un livreur distrait dépose chez lui un cube en bois aux propriétés surnaturelles : quand il se glisse à l’intérieur, il ressort au même endroit mais dans un espace-temps antérieur, lorsque sa relation avec Louise n’avait pas encore commencé à se dégrader. Il réalise qu’il tient peut-être une occasion inespérée de corriger ses erreurs… Guillaume Nicloux (Une affaire privée, Valley of Love) mêle le thriller fantastique et la romance, revisitant la figure mythologique du héros propulsé à travers le temps pour sauver et garder sa bien-aimée. Gaspard Ulliel, déjà à l’affiche des Confins du monde, le précédent film de Nicloux, et l’Ecossaise Freya Mavor, vue dans Skins, sont parfaits, tout en intériorité. On suit, intrigué, leur liaison inquiète qui par instants capture l’essence des amours impossibles. Néanmoins, l’étrange apathie qui plane sur cette histoire fige la passion et empêche l’émotion de nous envahir. On ressort de ces quatre épisodes diffusés d’un bloc certes saisi, comme après un long film, mais un peu à distance de personnages pour qui l’on aurait aimé trembler.
TÉLÉRAMA • Critique par Pierre Langlais • Publié le 21/08/2019.