Le Turquetto
2011
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Metin Arditi
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Summary
Se pourrait-il qu'un tableau célèbre – dont la signature présente une discrète anomalie – soit l'unique oeuvre qui nous reste d'un des plus grands peintres de la Renaissance vénitienne ? Un égal du Titien ou du Véronèse ? Né à Constantinople en 1519, Elie Soriano a émigré très jeune à Venise, masqué son identité, troqué son nom pour celui d'Elias Troyanos, fréquenté les ateliers du Titien, et fait une carrière exceptionnelle sous le nom de Turquetto : le "Petit Turc", comme l'a surnommé Le Titien lui-même. Metin Arditi retrace le destin mouvementé de cet artiste, né juif en terre musulmane, nourri de foi chrétienne, qui fut traîné en justice pour hérésie...
Avis et Commentaires
14 avisC’est une très belle histoire qui nous relate la vie d’Elie Bey le peintre de « l’Homme au gant ». Le soucis est encore qu’on est au seizième siècle et qu’il y a très de peu de personnage féminin et qu’elles ont, soit des destins tragiques soit des vies de merde…. Les personnages masculins sont trop nombreux et je m’y suis perdue. Au delà de ça cette romance autour de l’histoire de ce tableau nous fait voyager à travers l’histoire et le monde entre Constantinople et Venise. Ce fut un beau voyage.
Très bien. En septembre, 1531 à Constantinople Elie, garçonnet juif de 12 ans, passe des heures dans l'arrière boutique de Djebal Baba, fabricant d'encre. Il calligraphie et rêve de dessiner mais les religions juives et musulmanes le lui interdisent et seuls les chrétiens peuvent le lui permettre. Il s'enfuit et arrive à Venise. Après plusieurs années d'apprentissage chez le Titien, il ouvre son propre atelier et, cachant sa judéité, se fait appeler le Turquetto (le petit turc). Mais celle-ci le rattrape. Provoquant sa chute, sa condamnation à mort et un autodafé de ses œuvres.





