
Le Coup du fou
2022
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Alessandro Barbaglia
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Summary
Mardi 11 juillet 1972, ouverture du championnat du monde d’échecs. En arrière-plan la guerre froide qui oppose Union soviétique et États-Unis. Les caméras du monde entier sont braquées sur l’Islande, où auront lieu en mondovision les rencontres entre les deux compétiteurs: le Russe Boris Spassky, champion en titre depuis 1964, et l’Américain Bobby Fischer. Ce dernier est un être qui vit enfermé dans sa bulle, s’exerce seul à ce jeu depuis l’âge de sept ans, boit chaque jour des litres de lait Holland et uniquement de cette marque, refuse toute compétition le samedi car son gourou le lui interdit... La victoire d’un des deux joueurs aurait sans doute un impact politique, et le narrateur ose un parallèle avec une autre guerre qui a vu s’affronter Orient et Occident, la guerre de Troie. Mais, chemin faisant, les souvenirs d’enfance remontent, inexorables et chargés de sens, qui font ressurgir du passé le père disparu du narrateur.
Reviews and Comments
17 reviewsExcellent Comment peut-on être captivé par le récit d’une partie d’échecs dont on connaît l’issue puisqu’il s’agit du championnat du monde d’échecs de 1972 déjà très documenté et même filmé en partie. On voit s’affronter les deux meilleurs joueurs du monde Boris Spassky pour le bloc est, l’URSS et Bobby Fischer pour le bloc ouest, les USA. L’auteur décrit par le menu la psychologie de ces deux héros, le premier, un intellectuel posé, respectueux de son adversaire mais avant tout un grand stratège, un rusé, un raisonneur. Le second au contraire est autodidacte, de nature impulsif, irrationnel un peu schizophrène qui ne vit que pour et par les échecs. Il a mémorisé toutes les parties de ses adversaires, est imprévisible tant par ses actes du quotidien que par ses coups lors d’une partie d’échecs. L’auteur fait une analogie entre cette partie et la guerre de Troie où Achille affronte Ulysse. Achille étant le sauvage, l’impulsif, l’indompté, l’imprévisible et Ulysse le rusé, le stratège. On découvre un Bobby fantasque qui se conduit en diva, deux continents paranoïaques qui s’affrontent dans une métaphore de guerre des blocs est/ouest C’est génial.
L’histoire retrace le combat d’échec entre Bobby Fisher et son homologue Russe Boris sur fond de guerre froide. Le combat est comparé à Troie avec ses héros Achille et Ulysse, mais aussi la vie personnelle de l’auteur. Le héros est antipathique tout le long du livre qui fait qu’on le termine avec soulagement.
2024
Je n’ai pas été captivée par ce récit raconté comme une odyssée. La description du championnat et l’état d’esprit des joueurs sont cependant intéressants, ainsi que l’histoire de la propre vie de l’auteur entremêlée à l’odyssée et au chanpionnat
L'histoire d'une partie d'échecs pour le titre de champion du monde : Bobby Fisher l'américain affronter le russe Boris Spassy. S'entremêlent L'histoire personnelle de l'auteur qui a perdu son père à l'âge de 23 ans et L'histoire d'Ulysse et Achille. On ne résiste pas au suspens et à toute la tension de ce match ultime retranscrit par l'auteur avec des mots choisis et justes. Il parvient à nous dépeindre Bobby personnage hors du monde, hors du temps de manière intense et forte. Un voyage dans le monde tellement à part des joueurs d'échecs.
Extraordinaire histoire d’un duel d’echecs entre Boris Spasky et Bobby Fisher, introspectif, touchant J’ai adoré