
Limonov
2011
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Emmanuel Carrère
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Summary
Prix RenaudotPrix de la langue françaisePrix des prix
Avis et Commentaires
16 avisAvril 25
Personnage sulfureux, tantôt communiste, tantôt, neonazi, Édouard (Savenko) Limonov suscite haine, admiration ou pitié. Pathétique et grandiose, Sa vie méritait bien un livre.
Description de Limonov, un russe voyou, qui déteste les apparatchiks, hait la faiblesse qui est venu de la chute de l’URSS, écrit des livres, se faisait baiser dans des parcs new yorkais par des hommes, va faire la guerre aux croates nationalistes. Il ressemble vaguement à Poutine, mais ne réussira lui jamais son projet politique, structuré autour d’anti système. On essaye de comprendre cet homme au fur et à mesure des pages. Nous déçoit il ?
Je ne l ai pas fini, arrêté à la moitié. Je n aimais pas le style d écriture, les scènes crues et j ai trouvé ça très long. Certes des infos sur la vie en Russie mais pas assez intéressant pour me donner envie de continuer.
Le parfait anti héros
Édouard Veniaminovitch Savenko, dit Édouard Limonov, né le 22 février 1943 à Dzerjinsk et mort le 17 mars 2020 à Moscou, est un écrivain soviétique puis français et enfin russe et dissident politique, fondateur et chef du Parti national-bolchévique Ainsi s'achève, étouffée par le fracas du coronavirus, la dernière vie de Limonov, qui en connut plusieurs. Voyou de bas étage à Kharkov, en Ukraine, où il naît en 1943, puis poète dissident moscovite, bientôt expulsé d'URSS, clochard aux Etats-Unis et domestique d'un milliardaire entre 1974 et 1980. Il s'établit en France dans les années 80 et devient une coqueluche des milieux littéraires branchés. De chaque épisode de sa vie mouvementée, il a tiré plusieurs livres, qui séduisent par leur romantisme grinçant, un romantisme de l'échec et de l'amertume, de la colère et du nihilisme, qui se fantasme en nazi tueur de Juifs dans Paris occupé et rêve d'une révolution sanglante, d'un déchaînement de violence qui jetterait tout à bas. Le petit salaud (1986) raconte son enfance de petite frappe à Kharkov. Le poète russe préfère les grands nègres (1979) et Journal d'un raté (1982) sont une chronique de ses mésaventures new-yorkaises.





