
L'insoutenable légèreté de l'être
2020
•
Milan Kundera
stéphane gaillard a noté 5/10
Et bien quand c’est trop alambiqué et torturé, je me perds et je m’ennuie dans la lourdeur de l’écriture. Une immense déception
Avis de la communauté
Opinion du public
1.6k avis
8,1/10
Les lecteurs sont captivés par la profondeur et la complexité des thèmes abordés dans ce livre, qui mêle amour, politique et questions existentielles avec une écriture qui oscille entre poésie et philosophie. Les personnages, attachants et bien développés, ainsi que les réflexions sur la vie, le destin et les choix personnels, résonnent fortement chez les lecteurs. Malgré quelques critiques sur sa densité et son style parfois difficile à suivre, l'œuvre est largement appréciée pour sa capacité à provoquer la réflexion.
👍 Profondeur des thèmes et complexité des personnages.
👎 Style parfois dense et difficile à suivre.
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Summary
"Qu'est-il resté des agonisants du Cambodge ? Une grande photo de la star américaine tenant dans ses bras un enfant jaune. Qu'est-il resté de Tomas ? Une inscription : Il voulait le Royaume de Dieu sur la terre. Qu'est-il resté de Beethoven ? Un homme morose à l'invraisemblable crinière, qui prononce d'une voix sombre : "Es muss sein !" Qu'est-il resté de Franz ? Une inscription : Après un long égarement, le retour. Et ainsi de suite, et ainsi de suite. Avant d'être oubliés, nous serons changés en kitsch. Le kitsch, c'est la station de correspondance entre l'être et l'oubli."
Avis et Commentaires
269 avisJ’ai beaucoup aimé les moments de questionnements existentiels et la poésie avec laquelle c’est exécuté par kundera. La complexité du personnage de tomas et de ses relations est très intéressante, malheureusement le livre étant un peu lourd à lire parfois (chose ironique au vu du titre) je mets 9 et pas 10.
Lecture très difficile. Des concepts philosophiques complexes servis au milieu d’une histoire d'amour.
Ennuyeux Déçue par ce livre car j’avais beaucoup d’attente
Un ouvrage culte lu et relu
Meilleur livre de tous les temps
« Ne pouvoir vivre qu'une vie, c'est comme ne pas vivre du tout ! Tereza et Tomas ! « J'ai lu ce roman plusieurs fois. A chaque fois je l'aime un peu plus. J'ai vu l'adaptation, pas si mal, même si elle met de côté tout un pan de la réflexion abordée dans le roman. Normal me direz-vous ! Oui, adapter c'est faire des choix. Mais réduire L'insoutenable légèreté de l'être à une histoire de fesses (comment ça j'exagère ! Tss !) même si c'est Juliette et Daniel qui s'y collent avec Lena Olin aussi un peu, il manque toute une partie réflexive du roman. Mais revenons-en au texte. Milan Kundera, on peut ne pas aimer. Il a une distance toute psychanalytique avec ses personnages qui peuvent donner une impression de texte froid. Chacun de ces quatre personnages incarne une figure métaphorique : - Tomas est l’ambiguïté, à la fois mari et volage, autrement dit, pour utiliser les catégories kierkegaardiennes, éthique et esthétique. - Tereza est la morale, femme fidèle dévouée à son mari, prônant l’amour pur. - Sabina est la légèreté, qui est selon Kundera le trait marquant de la modernité. - Franz, comme Tereza, représente la pesanteur. Ce personnage est englué dans un mauvais mariage. Elle incarne le vieux monde. Kundera parle de la sexualité comme duelle. A la fois pesante et légère, créative et culpabilisante. Les personnages s'opposent à ce sujet et malgré l'Amour, cela restera un objet de souffrance insoluble. La vision de l'amour présentée ici n'a rien de "romantique" : la rencontre entre Tomas et Tereza n'est pas montrée comme un signe du destin, une rencontre de deux âmes qui se trouvent enfin mais comme un simple accident, une étincelle allumée par un détail anodin, simplement fortuit. La toile de fond politique est aussi passionnante. Quand on connait le parcours de Kundera au sein de son pays, on le comprend. La dictature régit ici la vie des citoyens jusque dans la sphère privée. Le communisme est rapproché du nazisme dans la mesure où l'idéologie nie l'individu. L'auteur présente ici cet aspect comme comme synonyme de silence culturel et de vide de la pensée. Plus de créativité (Sabina) ni de vie intellectuelle (Tereza). Fait notable aussi : le texte est brillant ! Kundera, écrivain tchèque nous a offert une réécriture et une traduction de son propre travail dans une langue parfaitement maîtrisée. Son verbe est d'une qualité à faire rougir certains francophones de naissance » « L'insoutenable légèreté de l'être, c'est d'abord un titre magnifique, pour lequel on aurait seul envie de lire ce livre. Puis c'est l'histoire d'hommes et de femmes pris dans la Vie, traçant leur chemin, entre pesanteur et légèreté. Au fond, ils sont perdus, et leurs actions ne sont même pas les leurs : elles sont dictées par leurs peurs, les relations avec leurs parents, leurs expériences... Ils ne peuvent pas s'en empêcher, tout simplement. Comme nous tous. Tomas et Tereza, dont la relation sert de fil rouge au roman, Sabina et Franz qui viennent s'y greffer, le chien Karénine... tous font ce pour quoi ils pensent être faits, de leur mieux ou lâchement et ils passent par les mêmes interrogations que nous, sans y trouver de réponse (ou peu). Kundera, lui, passe avec aisance du roman à l'essai, se prend un bon délire sur le kitsch, fait de petites digressions avec le lecteur, aborde régulièrement la philosophie... Le tout servi par un style simple et remarquable. Il gère, clairement. Au fond, L'insoutenable légèreté de l'être, c'est un peu le livre à relire à toutes les périodes importantes de sa vie, pour y trouver à chaque fois un éclairage nouveau, quelque chose auquel on n'aurait pas pensé. Et l'apprécier différemment, à chaque fois. »





