
Ceux du lac
2024
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Corinne Royer
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Summary
Un père veuf et solitaire, une fratrie de six, un vieux chien nommé Moroï. À quelques kilomètres du centre-ville de Bucarest, les Serban habitent une cabane au bord d’un lac où la nature a depuis longtemps repris ses droits. Sasho, Naya et leurs frères grandissent en toute liberté, assumant le choix âpre et singulier d’une vie en marge. Jusqu’au jour où les autorités, pour créer une réserve naturelle, les somment de quitter ce coin d’eau et de terre. Face à l’hostilité du monde, reste alors une ultime promesse, lumineuse : celle faite par Sasho à sa petite sœur Naya de marcher sur les traces des bisons des Carpates. Inspiré d’une histoire vraie, Ceux du lac raconte l’impossible adieu d’une famille tsigane à un royaume désormais interdit. Au cœur des contradictions de la Roumanie contemporaine, l’auteure interroge notre rapport au vivant et explore le cynisme d’une époque qui expulse au prétexte de préserver. Convoquant tour à tour le réalisme et l’onirique, le burlesque et le tragique, la poésie et le folklore, Corinne Royer écrit un roman brûlant, porté par un amour profond de la nature et des mots, qui bouscule notre lien à l’autre et au sauvage. Corinne Royer vit dans le parc naturel du Pilat, au sud de Saint-Étienne. Après cinq ouvrages, dont Pleine terre (Actes sud, 2021), lauréat du Prix du livre engagé pour la planète, Ceux du lac est le premier roman qu’elle publie aux Éditions du Seuil.
Avis et Commentaires
6 avisBeau livre. Un peu de mal au départ avec les passages en poésie. Personnages attachants, belle histoire plutôt bien ficelée.
La Roumanie et ses tsyganes, pas une histoire d'amour, c'est le moins que l'on puisse en dire.
Une famille tzigane aux multiples cicatrices et une fratrie solide vivent de ce que seule la nature leur offre, souvent au prix fort. Ce coin préservé aux portes de Bucarest va leur être arraché, pour du béton, pour l’Europe, soit-disant. La lutte sera âpre mais le pot de terre… Corinne Royer nous offre une de ses plus belles plumes, je m’incline une fois encore devant son talent et ses mots qui me touchent chaque fois. Ce ne sera pas mon meilleur souvenir de lecture de ma si chère Corinne, la barre est haute après "Et leurs baisers au loin les suivent" ou encore "Pleine terre", mais je ne doute pas que nombre d’entre vous y trouveront la puissance et la lumière qui, cette fois, m’ont probablement échappé.





