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Le Monde d'hier

2016

Stefan Zweig

Adam Inthavong

Adam Inthavong plans to do

Très intéressant pour avoir le point de vue d’un homme qui a assisté à tous les changements majeurs en Europe au début du XXeme siècle. Zweig raconte comment l’Autriche est passée un empire influent culturellement à un petit pays finissant annexé par l’Allemagne. Il expose sa volonté d’unifier l’Europe, totalement bafouée par l’idéologie barbare d’Hitler. Le livre est immersif lorsque Zweig raconte le quotidien des journées aux différentes époques (la guerre de la bière), mais ça devient tout de suite long quand il se met à décrire et à faire l’éloge de ses amis, ses collègues. C’est un style très dense, où comme il le dit lui-même, cette écriture vise à être la plus concise possible. Ce que j’ai moins aimé, c’est que Zweig n’a un point de vue que de bourgeois, et ne parle que des personnes des sociétés dominantes, alors que le peuple est majoritairement composé de personnes ouvrières ou d’emplois moins prestigieux, à l’instar des professeurs, des directeurs de banque, de journaux, etc.

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Summary

Rédigé en 1941 au Brésil où le triomphe du nazisme en Autriche a contraint Zweig à émigrer, Le Monde d’hier raconte une perte : celle d’un monde de sécurité et de stabilité apparentes, où chaque chose avait sa place dans un ordre culturel, politique et social qui nourrissait l’illusion de l’éternité. Un monde austro-hongrois et une ville sans égale, Vienne, qu’engloutira le cataclysme de 1914. Dans ce qui est l’un des plus grands livres-témoignages sur l’évolution de l’Europe de 1895 à 1941, Zweig retrace dans un va-et-vient constant la vie de la bourgeoisie juive éclairée, moderne, intégrée, et le destin de l’Europe jusqu’à son suicide, sous les coups du nationalisme, de l’antisémitisme, de la catastrophe de la Première Guerre mondiale et de l’effondrement de l’Empire austro-hongrois, sans oublier le rattachement de Vienne au Reich national-socialiste. Ce tableau d’un demi-siècle de l’histoire de l’Europe résume le sens d’une vie, d’un engagement d’écrivain, d’un idéal d’une République de l’intelligence par-dessus les frontières. Chemin faisant, le lecteur croise les amis de l’auteur : Schnitzler, Rilke, Rolland, Freud, Verhaeren ou Valéry.

Reviews and Comments

4 reviews
SD
Sixtine Delormerated ★ 8/10
February 22, 2025

Il écrit 1000 pages pour n’en garder que 200 à la fin

TS
Thomas Stachorskyrated ★ 9/10
August 10, 2023

« Je voyais pour la première fois ces yeux bleus singulièrement lumineux, les yeux les plus clairs et les plus bienveillants que j'aie jamais vus, ces yeux qui, dans la conversation, tirent leur couleur et leur feu du sentiment le plus intime, s'assombrissant dans le deuil, s'approfondissant dans la réflexion, jetant des éclairs dans l'excitation, ces pupilles sans pareilles, entre les bords des paupières un peu fatiguées et légèrement rougies par la lecture et les veilles, capables de rayonner merveilleusement d'une lumière qui se communique à vous et vous remplit de bonheur. » Description de Rilke par Zweig

CL
Chantal Le Jeanrated ★ 7/10
September 21, 2025

M
Mattrated ★ 9/10
April 9, 2025

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