Le livre de Kells
2025
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Sorj Chalandon
Lafuente Catherine a noté 9/10
Acheté librairie sur les conseils de la jeune libraire et je n’ai pas regretté Très bien /émouvant aussi (J’ai pensé à Richard G. tout au long de ma lecture 😞😢)
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Summary
Le Livre de Kells est le douzième roman de Sorj Chalandon a puisé dans son expérience personnelle pour raconter un épisode de sa vie. À 17 ans, après avoir quitté le lycée, Lyon et sa famille, il arrive à Paris où il va connaître, durant presque un an, la misère, la rue, le froid, la faim. Ayant fui un père raciste et antisémite, il remonte l’existence sur le trottoir opposé à celui de ce Minotaure sous le nom de Kells, en référence à un Evangéliaire irlandais du IXème siècle. Des hommes et des femmes engagés vont un jour lui tendre une main fraternelle pour le sortir de la rue et l’accueillir, l’aimer, l’instruire et le réconcilier avec l’humanité. Avec eux, il découvre un engagement politique fait de solidarité, de combats armés et d’espoirs mais aussi de dérapages et d’aveuglements. Jusqu’à ce que la mort brutale de l’un de ces militants, Pierre Overney, pousse La Gauche Prolétarienne à se dissoudre. Certains ne s’en remettront jamais, d’autres chercheront une issue différente à leur combat. Ce fut le cas pour l’auteur, qui rejoignit « Libération » en septembre 1973. Le livre de Kells est une aventure personnelle, mais aussi l’histoire d’une jeunesse engagée et d’une époque violente. Sorj Chalandon a changé des patronymes, quelques faits, bousculé parfois une temporalité trop personnelle, pour en faire un roman. La vérité vraie, protégée par une fiction appropriée...
Avis et Commentaires
41 avisHistoire d'un jeune qui fui son père et se retrouve à la rue et recueilli par les communiste mao dans les années 70. Intimité de ce jeune homme et histoire des luttes Communistes. Très intéressant. Parfois un peu long dans la description de la rue.
L’histoire d’une vie de convictions et de courage pour échapper à l’autre patriarcal. Un combat pour une certaine conception de la liberté. On y apprend toute une partie de la lutte prolétarienne d’une France qui voulait choisir son destin.
Je recommande fortement
Le « Livre de Kells » de Sorj Chalandon raconte l'expérience de l'auteur adolescent fuyant un père violent et antisémite en 1970. Le roman décrit sa vie de SDF à Paris pendant un an, où il endure la faim et la peur, avant de rencontrer et de rejoindre des militants maoïstes de la Gauche prolétarienne. Ils le prennent sous leur aile, lui offrent un abri et une nouvelle famille, lui permettant de trouver refuge et de commencer à se reconstruire, en passant de la violence physique à la rébellion par l'écriture. La fuite et l'errance : Le protagoniste, qui prend le nom de Kells, quitte sa famille à 17 ans pour fuir un père violent et brutal. Il arrive à Paris où il vit dans la rue, confronté à la faim, au froid et à la misère pendant près d'un an. La rencontre avec les maoïstes : Il intègre un groupe de militants de la Gauche prolétarienne, qui lui offrent un toit et une nouvelle famille. La découverte du monde et de soi : Ce groupe l'aide à sortir de la rue et lui ouvre un nouveau monde, où le théâtre, le cinéma et la littérature remplacent la violence de son passé familial. L'émergence de l'écrivain : En désillusionnant face aux contradictions du mouvement politique, il découvre que l'écriture est son arme de libération définitive, passant de la violence physique à l'écriture. L'aspect autobiographique : Le roman s'inspire de la propre expérience de l'auteur, bien qu'il ait modifié certains éléments pour l'adapter à la forme romanesque, un récit initiatique mêlant violence et tendresse.
Sorj Chalandon raconte ses jeunes années, quand il a fui Lyon, son père raciste et antisemite pour aller à Paris, où il va vivre dans la rue avant de rencontrer des militants maoïstes qui vont l’instruire et le réconcilier avec la vie . Il rejoint ensuite le journal Libération où il continuera alors le combat en tant que journaliste. L’auteur écrit son récit avec une precision documentaire. Malgré l’intime mêlé à l’histoire, je ne suis pas rentrée dans son parcours. Je pense qu’il faut avoir vécu la violence des années 70 pour y trouver un quelconque intérêt et surtout connaître les rouages du syndicalisme et avoir un réel intérêt pour la politique pour apprécier son livre.
7,5





