
Camus : Le Mythe de Sisyphe
2011
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lePetitLitteraire,
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Summary
Décryptez Le Mythe de Sisyphe d'Albert Camus avec l’analyse du PetitLitteraire.fr ! Que faut-il retenir du Mythe de Sisyphe, l'essai philosophique sur l'absurde ? Retrouvez tout ce que vous devez savoir sur cette œuvre dans une fiche de lecture complète et détaillée. Vous trouverez notamment dans cette fiche : • Un résumé complet • Un éclairage tel que l'influence des philosophes contemporains • Une analyse des spécificités de l’œuvre : l'écriture d'un essai philosophique, l'existentialisme et l'homme absurde Une analyse de référence pour comprendre rapidement le sens de l’œuvre. LE MOT DE L’ÉDITEUR : « Dans cette nouvelle édition de notre analyse du Mythe de Sisyphe (2017), avec Martine Petrini-Poli, nous fournissons des pistes pour décoder ce essai philosophique axé sur le thème de l'homme absurde. Notre analyse permet de faire rapidement le tour de l’œuvre et d’aller au-delà des clichés. » Stéphanie FELTEN À propos de la collection LePetitLitteraire.fr : Plébiscité tant par les passionnés de littérature que par les lycéens, LePetitLittéraire.fr est considéré comme une référence en matière d’analyse d’œuvres classiques et contemporaines. Nos analyses, disponibles au format papier et numérique, ont été conçues pour guider les lecteurs à travers la littérature. Nos auteurs combinent théories, citations, anecdotes et commentaires pour vous faire découvrir et redécouvrir les plus grandes œuvres littéraires. LePetitLittéraire.fr est reconnu d’intérêt pédagogique par le ministère de l’Éducation. Plus d’informations sur http://www.lepetitlitteraire.fr
Avis et Commentaires
3 avis« Il n'y a qu'un problème philosophique vraiment sérieux : c'est le suicide. » « Les mythes sont faits pour que l’imagination les anime. » « C'est qu'en vérité le chemin importe peu, la volonté d'arriver suffit à tout.» « L'absurde naît de cette confrontation entre l'appel humain et le silence déraisonnable du monde. » « L'absurde dépend autant de l'homme que du monde. » « La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d'homme. Il faut imaginer Sisyphe heureux. » « Sisyphe, prolétaire des dieux, impuissant et révolté, connaît toute l'étendue de sa misérable condition. C'est à elle qu'il pense pendant la descente, la clairvoyance qui devait faire son tourment, consomme du même coup sa victoire. C'est parce qu'il y a de la révolte que la vie de Sisyphe mérite d'être vécue, la raison seule ne lui permet pas de conférer un sens à l'absurdité du monde. » Dans cet essai, Camus introduit sa philosophie de l'absurde : la recherche en vain de sens de l'homme, d'unité et de clarté, dans un monde inintelligible, dépourvu selon lui de Dieu et par conséquent de vérités et valeurs éternelles. La prise de conscience de l'absurde nécessite-t-elle le suicide ? Camus répond : « Non, elle nécessite la révolte ». Camus catégorise des archétypes de l'homme face à l'absurdité : Le héros absurde fait face à l'absurdité de la vie. Il va même jusqu'à l'apprécier, recherchant toujours la même flamme, la même passion qui l'anime, comme le fait Don Juan en recherchant toujours de femme en femme l'effet de cette première passion. Le suicidaire ne voit plus aucun sens à sa vie et fait le « grand saut », au même titre dans un certain sens que le croyant, échappant ainsi à l'absurdité de sa condition. Le croyant se livre quant à lui à une cause et ne se préoccupe pas de l'essence existentialiste qui ronge tant les humains qui y ont fait face, ceux-ci ayant perdu la lumière et se retrouvant seuls face à leurs pensées. Camus entend ainsi montrer que la révolte est le seul moyen de vivre sa vie dans un monde absurde. Cette révolte est plus importante dans le fait de se révolter que dans les causes défendues en elles-mêmes. Camus propose donc une théorie de l'engagement passionné et conscient qui est compatible avec le climat politique de son temps. « « Nous naissons par hasard dans un monde qui s’en fiche, où nous finirons par mourir sans savoir pourquoi nous y sommes nés. Comment gérer cette affaire-là ? car c’est gênant tout de même. Faut-il être sérieux ou frivole, cigale ou fourmi ? Faut-il penser à la mort ou bien en écarter l’idée ? Honnêtement, les deux se défendent. » » Citation de ?





