
La reine Margot
Alexandre Dumas
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Summary
1572. La France des guerres de religion est devenue le champ clos des grands seigneurs et des prétendants au trône. A Paris, le jeune roi protestant de Navarre, le futur Henri IV, vient d'épouser Marguerite de Valois dite Margot ; mariage politique qui n'empêche pas les Guise et le roi Charles IX de fomenter les horreurs de la Saint-Barthélémy. Sur les pas du jeune comte de La Mole, dont s'éprend éperdument la belle Margot, et de son compagnon, le tonitruant Annibal de Coconnas, nous entrons dans ce labyrinthe d'intrigues, d'alliances, de trahisons. Les poignards luisent sous les pourpoints. René le Florentin fournit les poisons à l'implacable Catherine de Médicis. Le vieux Louvre avec ses fêtes brillantes, ses passages secrets, son peuple de soldats et de jolies femmes, est le théâtre où se déploient en mille péripéties les jeux de l'amour, de la politique, de la haine. Le père des Trois Mousquetaires nous en donne une passionnante chronique où sa pétulante bonne humeur survit aux plus sanglants épisodes.
Avis et Commentaires
12 avisOn retrouve dans la Reine Margot la même fougue romanesque qu'Alexandre Dumas a su mettre dans le roman des trois mousquetaires. Il est question d’amitiés après s’être affrontées, d’amours fiévreuses, de complots déjoués, de combats mortels, du Vieux Paris. Dumas Père se rue sur le matériau historique, sur la légende noire des Valois (le machiavélisme de la reine mère, Catherine de Médicis, la folie du roi Charles IX, la pusillanimité du Duc d’Alençon, l’ambition du Duc d’Anjou, la rouerie d’Henri de Navarre) pour y modeler les intrigues qui nous tiendront en haleine sur les 600 pages du roman. Patrice Chereau en tirera le magnifique film qu’on sait en choisissant notamment Adjani et Daniel Auteuil pour camper magistralement les époux de Navarre. Eliane Viennot complète utilement le récit de ses notes et postface en rétablissant la vérité historique, on en mesurera d’autant plus les manœuvres dumassiennes et les libertés prises pour servir la trame haletante de son récit. Elle ajoute aussi le rôle prépondérant de Dumas pour créer cette intimité entre les Français et ses souverains passés qui n’eut-il commis ces œuvres, auraient été relégués au poussiéreux souvenir scolaire. Là au prix de la véracité, il leur donne vie, vices et même de temps en temps vertus.
Malgre de grandes libertés face a l’histoire de la reine Marguerite et Henri IV, roman qui nous plonge dans le Louvre de la fin du 16eme siecle. A l’image du 19eme, epoque qui magnifiait volontairement certains personnages de l’histoire. Langage du temps, expressions delicieuses. Mais rien d’historique, le lecteur devrait etre prévenu





