
Le Siècle des égarés
2022
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Julia de Funès
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Summary
Qui suis-je vraiment ? À quel point suis-je le résultat d’une culture, d’une descendance, d’une couleur de peau ou d’un genre ? Mes choix de vie sont-ils issus de ma volonté propre ou n’obéissent-ils qu’à des conventions sociales, familiales ? Comment ne pas brimer une partie de moi-même et vivre pleinement ce que je désire ? Tous ces questionnements ont trait à l’identité, devenue la valeur cardinale de notre modernité. À l’échelle politique, c’est ainsi que les communautarismes s’intensifient et que les revendications identitaires se crispent. À l’échelle individuelle, le développement personnel étend son marché et la narcissisation du « moi » s’épanche sur les réseaux. En faisant de l’identité une priorité, notre siècle s’égare. Philosophiquement, l’identité est un concept dont la validité reste incertaine. Politiquement, les dogmatismes identitaires s’exacerbent au point de déstabiliser l’universalisme républicain. Individuellement, l’identité nous fige dans des postures qui nous éloignent de nous-mêmes. Si l’identité est à questionner, quelque chose de cette notion semble toutefois ne pas pouvoir se laisser abandonner : le désir d’être soi-même. Alors, comment parvenir au sentiment de soi sans tomber dans le piège identitaire ? Tel est l’enjeu de ce livre.
Avis et Commentaires
5 avisCertaines parties très intéressantes qui me parlaient beaucoup. Certaines parties beaucoup trop techniques (ou simplement de grands mots pour pas grands choses ?). Parfois j’avais l’impression que le récit n’était pas très objectif avec un soupçon de jugement pour une catégories de personnes (ou est-ce moi qui est mal interprété ?). Je suis un peu mitigée. La partie de l’identité individuelle était très juste, très vraie et pleine de prise de conscience. En revanche la partie sur l’identité collective ne m’a pas du tout parlée, je suis donc restée sur une fin qui ne me plaisait pas.
L'Autrice nous montre de manière convaincante comment les revendications identitaires à outrance menacent la capacité à vivre ensemble.
« L’ambition d’être un homme juste et utile à tous, n’entraîne pas d’adversaires à anéantir. » Nietzsche En ouvrant la voix à de nouvelles qualifications identitaires on ne fait que créer de nouveaux mots, labels pour définir une catégorie de la population, en fait on élargit pas vraiment l’inclusion « Exiger toujours plus de sensibilité et de nuance s’accorde mal avec la radicalité dont font preuve les missionnaires du bien. » On ne peut pas définir l’identité par la conscience de soi car avoir conscience d’être soi est impossible c’est comme si en dormant on se rendait compte qu’on dort, en réalité on ne dort pas, « irréalisables » Sartres La culture ne peut définir l’identité car la culture représente tout ce qui n’est pas soi et on ne peut pas définir son identité par ce qui n’est pas soi. « Tu apprendras à tes dépends que le long de ton chemin, tu rencontreras chaque jour des millions démasqués et très peu de visages. » Luigi Pirandello On joue à être nous meme, Sartres dans l’Etre et le Néant. « L’élève qui veut être attentif, l’œil rivé sur le maître, les oreilles grandes ouvertes, s’épuise à ce point à jouer l’attentif qu’il finit par ne plus rien écouter. » nous sommes un « être qui est ce qu’il n’est pas et qui n’est pas ce qu’il est. »
Certains passages sont un meu compliqués a comprendre





