
Chien blanc
By Romain Gary
2013
Nono rated ★ 9/10
Une de mes meilleures lectures de cette année, à absolument re(re)lire. Je l'ai trouvé plus que pertinent dans le contexte actuel, nécessaire pour essayer de se placer face au militantisme. Gary n'est pas écrivain par choix, écrire est pour lui la seule façon de se créer sa propre place : le perpétuellement dérangé, critique, à la morale tiraillée par le moindre excès. Tiraillements de Gary : "Moi c vous et vous c moi" mais il critique l'hypocrisie des élites qui clament leur mauvaises conscience pour s'acheter une conscience... "autant de salauds du bon côté que du mauvais" La lutte ne sera jamais morale. Gary le sait et pourtant il ne peut s'empêcher de vouloir un équilibre dans la lutte. Quand il devient nécessaire de dépasser la morale, où doit on s'arrêter ensuite ? La violence est-elle justifiable ? + la critique des élites aux fausses bonnes consciences 🙂↕️ Et tellements d'autres sujets sousjacents j'ai trop aimé Chien blanc société que lon doit battre pour redresser ? Pour le retourner ? Limite de la lutte = personnelle _> utiliser Bakta (le système) pour protéger sa femme nature sensible corrompue
Summary
"C'était un chien gris avec une verrue comme un grain de beauté sur le côté droit du museau et du poil roussi autour de la truffe qui le faisait ressembler au fumeur invétéré sur l'enseigne du Chien-qui-fume, un bar-tabac à Nice, non loin du lycée de mon enfance. Il m'observait, la tête légèrement penchée de côté, d'un regard intense et fixe, ce regard des chiens de fourrière qui vous guettent au passage avec un espoir angoissé et insupportable. Il entra dans mon existence le 17 février 1968 à Beverly Hills, où je venais de rejoindre ma femme Jean Seberg, pendant le tournage d'un film."



