
À quoi songent-ils, ceux que le sommeil fuit ?
2024
•
Gaëlle Josse
Claire G S rated 8/10
Tranches de nuits, tranches de vies... une écriture profonde qui raconte les écorchures de la vie qui s'insinuent dans nos nuits...
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Summary
"Quelques éclats demeurent au milieu des heures profondes, en veille. Parfois une silhouette immobile se détache sur le rectangle éclairé. À quoi songent-ils, tous ceux que le sommeil fuit ? À quelle part de leur histoire, de leur mémoire, à quels absents parlent-ils en silence ? C’est l’heure des aveux, des regrets, des impatiences, des souvenirs, de l’attente. Ce sont les heures où le cœur tremble, où les corps se souviennent, peau à peau avec la nuit. On ne triche plus. Ce sont les heures sentinelles de nos histoires, de nos petites victoires, de nos défaites. Que racontent ces silhouettes silencieuses à la grande nuit bleue ?" On rencontrera ici des femmes, des hommes, des couples, des enfants, portraits intenses de vies ordinaires, tous reflets de notre humanité et de nos vacillements. À travers ces microfictions, Gaëlle Josse poursuit cette écoute ultrasensible de nos vies qu'elle nous offre de livre en livre, au plus juste des émotions qui les traversent.
Reviews and Comments
26 reviewsSe lit vite, sympa au début, avec quelques histoires touchantes. Mais on se lasse un peu. De plus, l'autrice semble peu à peu ne plus se focaliser sur les pensées de personnes qui n'arrivent pas à trouver le sommeil, et raconte les histoires de tous types de personnes, tourmentées ou non, sans lien particulier avec le sommeil.
Tranches de nuits, tranches de vies... une écriture profonde qui raconte les écorchures de la vie qui s'insinuent dans nos nuits...
Quelle écriture ! Ce sont des nouvelles. C'est délicat, doux, percutant aussi sur toutes ces choses, ses instants du quotidien. Merci à Voodoo pour cette belle découverte
Il y a des mots qui demandent à être déposés là, des mots qui se bousculent face à la nuit, des mots nés de la nuit. Elle ne sait pas où ils l'emmèneront, mais ils apparaissent, ils l'emportent, alors il faut leur faire de la place, les écouter venir et leur tendre l'espace de la feuille. Elle pense à cette chanson, les enfants qui s'aiment s'embrassent debout devant les portes de la nuit, elle pense aux mots de Prévert, elle se dit qu'ils sont là, les enfants qui s'aiment. Elle ne voit pas leurs visages, mais elle devine qu'ils sont beaux. On est toujours beau quand un visage amoureux se penche sur soi.
Juillet 2024
Nouvelles de nuit